En 2005, Sandisk s’était levé avec l’idée du siècle. Proposer aux consommateurs d’acheter de la musique sous forme de cartes mémoire protégées contre la copie au niveau matériel. Ces cartes, baptisées TrustedFlash, ont fait long feu. L’idée est réapparue en début d’année avec l’intention de vendre des films ou de faire enregistrer de la vidéo sur des cartes protégées. Mais finalement Sandisk réalise que pour le commerce, rien ne vaut la liberté laissée au consommateur.

Le fabricant vient ainsi d’annoncer la commercialisation prochaine de cartes SlotMusic, qui contiendront des albums au format MP3 320 kbps, sans DRM, grâce à des accords signés avec les quatre majors de l’industrie du disque : Warner Music Group, Universal Music, EMI et Sony BMG. Les cartes devraient débarquer d’abord aux Etats-Unis, avant d’arriver en Europe à un prix encore inconnu.

Avec ce concept révolutionnaire, Sandisk et ses partenaires de l’industrie musicale tentent de marketer une idée simplissime qui aurait évité des années de perdues en recherche et développement si le dogme des DRM n’avait pas perduré si longtemps. Mais aujourd’hui, alors que le téléchargement est on ne peut plus répandu et que les services de musique gratuite légaux se sont multipliés, le fabricant veut imposer le SlotMusic comme le nouveau format matériel de référence après le vynil et le compact disc… c’est un peu comme l’armée française qui a toujours livré bataille avec une guerre de retard.

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