Universal Music a mis au travail tous ses labels pour aller chercher dans les vieux cartons poussiéreux des albums que l’on avait oubliés, ou qu’on ne trouvait plus que grâce au partage de passionnés sur les réseaux P2P. En tout, ce sont des centaines d’albums oubliés et pour la plupart mal vendus en leur temps que la maison de disques française a ressuscité de ses archives, après les avoir tous numérisés, pour les vendre sur son nouveau site LostTunes.com, réalisé par 7Digital.

C’est l’avantage d’Internet. Dans l’univers physique, ces albums n’auraient pas trouvé leur place dans les rayonnages des disquaires trop monopolisés par les nouveautés commerciales, et leur réédition aurait de toute façon coûté trop cher en pressage pour un volume de vente forcément limité. Avec Internet, Universal peut les vendre sans prendre de risque.

L’initiative est d’autant plus louable qu’Universal a choisi de vendre ces morceaux sans DRM, au format MP3 avec une qualité d’encodage de 320 Kbps, irréprochable.

Mais le prix, lui, reste fixé à 99 centimes par morceau. Tous ces albums, qui sont passés en pertes et profits depuis bien longtemps, ne bénificient d’aucun traitement tarifaire de faveur pour les rendre plus attractifs auprès du grand public, qui ne découvrira donc probablement jamais ces morceaux « perdus ». Ils n’iront pas en effet spontanément sur LostTunes avec un catalogue aussi réduit (quelques 600 albums environ) et un prix standard, et Universal a tout de même choisi de réserver l’exclusivité de la vente de ces albums ressuscités à lui-même. Aucun des vieux disques vendus sur LostTunes n’est référencé sur iTunes.

LostTunes ressemble donc à une sorte de ghetto numérique, comme si l’on avait sorti tous ces albums des cartons pour les remettre dans une grande boîte hermétique. Dommage.

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