La maison de disques Universal Music Group a signé un accord avec l’opérateur britannique de télécommunications et de télévision Sky, pour lancer en Grande-Bretagne un service de téléchargement de musique par abonnement sans DRM. Les morceaux pourront être téléchargés au format MP3, sans aucune protection contre la copie.

A l’instar d’eMusic qui propose déjà depuis de nombreuses années des formules d’abonnement sans DRM, le nombre de téléchargements inclus dans l’abonnement sera limité, pour éviter le « pillage » du catalogue en un seul mois. Mais en plus du téléchargement limité, l’offre de Sky proposera aussi le streaming illimité, pour écouter à volonté l’ensemble des centaines de milliers de morceaux qui devraient être proposés aux internautes.

Une telle formule, dont on ignore encore le prix et les contours précis, aurait été inconcevable pour la première major du disque il y a encore un an. Le succès d’eMusic, avec lequel elle refuse toujours de signer un accord, prouve qu’il est toutefois possible de créer des formules par abonnement sans DRM qui fonctionnent. Toutes les tentatives de proposer des abonnements illimités contrôlés par DRM ont été un échec, ou se contentent de vivoter.

On se félicitera, donc, de l’évolution du discours d’Universal Music. Ils ont finalement compris que la carotte était beaucoup plus efficace que le bâton, et que le remède à la crise viendrait par l’offre plutôt que par le contrôle de la demande. « Plutôt que de dire aux gens ce qu’ils ne peuvent pas faire, avec beaucoup de coeur et de vigueur, nous pouvons leurs rappeler et les convaincre de ce qu’ils peuvent faire, quelles sont les opportunités, ce qui est légitime et ce qui est séduisant et qui a une bonne valeur« , déclare ainsi Lucian Grainge, le président d’Universal Music Group International.

Ils auront mis le temps, mais ils ont enfin assimilé notre théorie du streak-frites (.pdf) !

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