Les artistes veulent bénéficier d'une rente à vie
Guillaume Champeau -
publié le Jeudi 10 Juillet 2008 à 20h03 -
posté dans Musique Numérique
![]() Herbie Flowers, un célèbre bassiste, s'offusque. "La durée de protection des droits des artistes interprètes n'est pas en phase avec leur durée de vie et il est grand temps que cela change", affirme le musicien. "J'ai joué sur certains titres qui ont eu beaucoup de succès, notamment Walk On the Wild Side de Lou Reed et Space Oddity de David Bowie, et il serait injuste que je ne reçoive plus de rémunération pour ces enregistrements après 50 années, au moment où j'en aurai sans doute le plus besoin". L'argument de la retraite, utilisé en Grande-Bretagne, se généralise. Trois organisations internationales d'artistes-interprètes, l'AEPO-ARTIS, la FIA et la FIM, ont envoyé la semaine dernière au Président de la Commission Européenne José Manuel Barroso un courrier lui demandant de donner suite aux propos du commissaire Charles McCreevy, qui a déclaré le 14 février dernier son intention d'allonger la durée de protection des droits de propriété intellectuelle des artistes de 50 ans à 95 ans après l'enregistrement de leurs oeuvres.
Ce serait une très mauvaise idée. L'urgence n'est pas d'allonger encore une fois les droits d'auteurs ou les droits voisins, tels que les droits des artistes-interprètes, mais au contraire de réduire la durée des droits exclusifs. Un chercheur britannique avait calculé l'an dernier que la durée optimale de protection des droits des auteurs et des compositeurs serait de 14 ans après la création de l'oeuvre. Au delà, l'oeuvre devrait tomber dans le domaine public. Il estimait que c'était là la durée la plus équilibrée pour répondre à l'objectif initial du droit d'auteur : accorder aux artistes un monopole temporaire d'exploitation pour qu'ils rentabilisent la création de leur oeuvre, et puissent ensuite en créer une nouvelle, au bénéfice du public. Sans cesse allongée depuis trois siècles, la durée de protection des droits d'auteur est aujourd'hui de 70 années après la mort de l'auteur. Les artistes-interprètes, quant à eux, bénéficient d'un monopole de 50 années après l'enregistrement de leur oeuvre. S'il faut aligner les deux durées de protection, ce serait aux droits d'auteur de s'aligner sur les droits voisins, et non l'inverse. Au fil des années, la justification du monopole accordé aux artistes a été oubliée. Aujourd'hui, les artistes veulent que leurs oeuvres deviennent des rentes à vie, et un capital retraite. Ca n'est plus l'effort créatif au service du public qui est récompensé, mais la chance d'avoir eu des oeuvres à succès. Verrait-un un maçon recevoir une rente pour chacune des maisons qu'il a construite et qui continuent à être louées ou revendues ? Verrait-on un chirurgien recevoir une part du salaire de chacune des personnes qu'il a sauvées dans sa vie ? L'artiste qui a enregistré des chansons il y a cinquante ans et qui se retrouve à la retraite sans le sous est un père de famille négligeant qui n'a pas appris qu'il fallait mettre de l'argent de côté pendant sa carrière. Ce n'est pas au public de payer les frais de cette négligence. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Les artistes veulent bénéficier d'une rente à vie»
'mcguffin', le 01/01/1970 - 01:00 totorhino: je crois que la préoccupation majeure des artistes n'est pas de faire des exercices comptables. De plus toi qui donne des leçons qu'as tu fais dans ta vie pour ton statut? probablement rien: tu ne fais que profiter de ce qui est en place. Et si les artistes ne râlent pas beaucoup c'est parceque ce n'est pas dans leur caractère, (à l'inverse des fonctionnaires, entre autre, qui en ont fait un mode de vie^^). Alors si je donne des leçons, en voici une que tu devrais suivre : Je ne te traite pas, je ne te connais pas et ne me le permet donc pas ; fais l'effort d'en faire autant, c'est un minimum ! Ensuite, si l'on suit ton raisonnement, soit on n'a rien fait pour améliorer sa situation et on est un profiteur, soit on a fait le nécessaire et l'on passe pour un fonctionnaire passé mâitre dans l'art de râler. Et que trouve-t-on au sommet : Les artistes ! Eux qui ne râlent pas beaucoup parceque ce n'est pas dans leur caractère Eux qui n'ont pas de retraite, car leur préoccupation majeure n'est pas de faire des exercices comptables (certainement trop au-dessus de tout ça, perchés dans les hautes sphères de la création 'mcguffin', le 01/01/1970 - 01:00 Pour terminer, le problème d'un tel sujet n'est pas que ce que ce qui est réclamé soit juste ou pas, c'est cette facon lamentable de rejeter dos a dos les artistes et le public.Tu te fais le Zorro des artistes en parlant en leur nom, mais tu n'es qu'en train de monter ceux-ci contre les internautes en soutenant des idioties toutes plus grosses les une que les autres. Ils n'ont déjà pas besoin de ça, les majors sont certainement leur pire ennemi actuellement. En fait, ton intervention n'arrive qu'à faire l'effet contraire de ce que tu cherches à obtenir. Non, les artistes n'ont pas (tous) la même opinion que toi A au fait, j'ai "développé" une macro à mon taf, qui fait l'unanimité depuis bien une dizaine d'années. Je vais de ce pas réclammer des droits jusqu'à ma mort Même régime général de base pour l'ensemble des personnes travaillant en France et ensuite à chaque profession de se construire une retraite complémentaire en cotisant(% plus élevée, x2-x3, libre à eux) à une caisse spécifique(des artistes dans ce cas là).
Libre à eux de faire une retraite complémentaire par capitalisation(actionnariat à court, moyen ou long terme dans des produits financiers bancaires adaptés ou dans des PER, ou d'autres placements appropriés et adaptés. Libre à eux de racheter aussi les années de cotisation du régime général pour ne pas avoir à cotiser 40 ans(ou plus) mais moins. Pourquoi cette profession(comme les politiques et bien d'autres) devrait-il avoir un régime spécial ? Pourquoi les artistes devraient toucher à d'autres moments que lors de la composition/création/l'enregistrement de l'oeuvre et lors de l'interprétation lors d'un concert ? Payer pour un travail(création et concert) et non pour la duplication sur un support physique de la création. L'artiste devrait plutôt se tourner sur ceux de la chaîne(maisons de disque, grands disquaires, grandes surfaces) de l'industrie musicale qui s'en mettent plein les poches car dans l'histoire c'est toujours le con-sommateur con-citoyen qui débourse le plus. Le consommateur amoureux de musique donne 15-20 €uros et l'artiste ne reçoit qu'un très faible pourcentage. L'exploiteur n'est pas celui que l'on veut faire croire. Les intermédiaires(ou au moins le nombre d'intermédiaires) tendent à disparaître grâce à Internet dans le commerce de certains produits.L'industrie musicale(branche de l'industrie culturelle) ne veut pas évoluer ou s'adapter et préfére maintenir sa forme actuelle et ses acquis au lieu d'évoluer. 'alain57', le 01/01/1970 - 01:00 déjà que leur métier est physiquement pas difficile...FAUX!!! C'est vrai que Johnny doit se la couler douce assez souvent, mais un petit groupe qui fait ~150 concerts par an, en vivant dans un van dans un confort sommaire, il fait un métier assez physique sur ce coup-là ! Après, je ne sais pas qui ces 3 associations représentent exactement mais c'est toujours le même problème : ce sont des artistes "à la Johnny" qui vont demander une extension de leurs droits qui serait loin d'être nécessaire pour eux. 'Plunk', le 01/01/1970 - 01:00 'alain57', le 01/01/1970 - 01:00 déjà que leur métier est physiquement pas difficile...FAUX!!! C'est vrai que Johnny doit se la couler douce assez souvent, mais un petit groupe qui fait ~150 concerts par an, en vivant dans un van dans un confort sommaire, il fait un métier assez physique sur ce coup-là ! Après, je ne sais pas qui ces 3 associations représentent exactement mais c'est toujours le même problème : ce sont des artistes "à la Johnny" qui vont demander une extension de leurs droits qui serait loin d'être nécessaire pour eux. Personnellement, je ne sais pas vraiment ce qu'est un artiste. Je n'ai moi-même aucun don musical mais je sais faire des choses que d'autres ne savent pas faire. Tous les gens ont un don, une passion, qu'ils exploitent ou pas. Mais j'avoue que j'ai du mal à comprendre cette notion extensive du droit d'auteur et des droits voisins.
Quels sont donc ces métiers qui donnent une rente à vie ? Stradivarius était un artiste mais il ne touchait qu'une fois le prix de son violon. Il y a une quantité de gens qui font réellement avancer le monde et je ne pense pas que les gratouilleurs de guitare et assimilés fassent partie du lot. Je pense au contraire que ces rentes de situation stérilisent la musique. Pire, je pense que ce système assassine les musiciens. Il est normal d'avoir une juste rémunération de son travail mais c'est sur la définition du mot "juste" qu'il y a désaccord. A priori, un artiste talentueux vivra de son travail quelles qu'en soit les circonstances. Bach, Mozart, Beethoven, Vivaldi, Haydn, et tous les grands noms de la musique ont vécu dans un système dans lequel les droits d'auteurs tels qu'on les connaît actuellement n'existaient pas et pourtant quels génies et quelles oeuvres. Regardez donc ce qui se fait depuis 30 ans, depuis la marchandisation, l'industrialisation, la standardisation de la musique. Désolé, mais c'est pas vraiment brillant. Etre musicien, c'est une passion, une énergie, une façon de vivre, pas un statut. Cet argent dans la musique, ces sommes colossales qui circulent, saignent plus sûrement la musique que le P2P, qui au minimum fait connaître les artistes et donne envie d'aller les voir sur scène, là où justement un artiste gagne sa vie. Comme le dit si fortement un certain contradicteur, ce ne sont pas des fonctionnaires, ces méprisables fonctionnaires honnis qui font quand même en partie tourner la boutique, non c'est vrai, ce sont des artistes. Or justement la précarité, c'est "la vie d'artiste", c'est un choix personnel mais ce n'est pas une raison de nous le faire payer ad vitam eternam. J'ai du mal à juxtaposer le mot artiste et rentier. Quant à la notion de culture, en la matière si on écoute ces braves gens, c'est un choix payant. Le pauvre lui est condamné au silence. Tout compte fait, ils en ont de la chance ces salauds de pauvres d'éviter la pollution sonore actuelle, on devrait les faire payer pour cela. 'TotoRhino', le 01/01/1970 - 01:00 'Plunk', le 01/01/1970 - 01:00 'alain57', le 01/01/1970 - 01:00 déjà que leur métier est physiquement pas difficile...FAUX!!! C'est vrai que Johnny doit se la couler douce assez souvent, mais un petit groupe qui fait ~150 concerts par an, en vivant dans un van dans un confort sommaire, il fait un métier assez physique sur ce coup-là ! Après, je ne sais pas qui ces 3 associations représentent exactement mais c'est toujours le même problème : ce sont des artistes "à la Johnny" qui vont demander une extension de leurs droits qui serait loin d'être nécessaire pour eux. Car il y a un point qui n'a pas été évoqué ici: quelles oeuvres rapportent encore, sont encore éditées au bout de 20 ans? Indiscutablement, celles qui ont cartonné, et marqué une génération. Donc celles qui ont déjà largement rapporté à leur créateur, et à ceux qui l'ont édité. Rallonger le droit d'auteur serait donner encore plus à ces artistes déjà connus et largement bénéficiaires. Du moins, si on garde un droit aussi rémunérateur qu'au début. La réédition Gold Edition de tel artistes bien connu, passé un certain délai, devrait alimenter un fond pour aider les petits artistes à percer. Et non pas un auteur déjà riche ou une maison de disque lambda qui se ferait de l'argent sur son dos. Maintenir un droit protecteur, oui, mais dans la limite du raisonnable. Par exemple, hors de question que les enfants ou conjoints aient un quelconque droit sur ce qui n'est pas le fruit de LEUR travail. 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Maintenir un droit protecteur, oui, mais dans la limite du raisonnable. Par exemple, hors de question que les enfants ou conjoints aient un quelconque droit sur ce qui n'est pas le fruit de LEUR travail.Alors il faudra supprimer mondialement la notion d'héritage. Bonne chance. 'AvidaDollars', le 01/01/1970 - 01:00 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Maintenir un droit protecteur, oui, mais dans la limite du raisonnable. Par exemple, hors de question que les enfants ou conjoints aient un quelconque droit sur ce qui n'est pas le fruit de LEUR travail.Alors il faudra supprimer mondialement la notion d'héritage. Bonne chance. Cela ne peut pas être revendiqué dans le cas du droit d'auteur. Du moins, si on prétend que c'est la propriété intellectuelle qu'on défend. Quand un artiste disparait, il n'a plus de droit intellectuel à défendre ses droits...puisqu'il n'est plus là. Et gagner de l'argent sur le travail d'un parent, sans rien apporter soi-même, c'est limite. Au moins, si tu hérites d'une maison et que tu la loues, tu dois l'entretenir, payer des impôts dessus...bref tu agis. Alors que pour un droit intellectuel, tu n'as rien à faire, tu l'as et c'est tout. Donc pour moi, c'est différent. 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Au moins, si tu hérites d'une maison et que tu la loues, tu dois l'entretenir, payer des impôts dessus...bref tu agis. Alors que pour un droit intellectuel, tu n'as rien à faire, tu l'as et c'est tout. Donc pour moi, c'est différent.'AvidaDollars', le 01/01/1970 - 01:00 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Au moins, si tu hérites d'une maison et que tu la loues, tu dois l'entretenir, payer des impôts dessus...bref tu agis. Alors que pour un droit intellectuel, tu n'as rien à faire, tu l'as et c'est tout. Donc pour moi, c'est différent.Avida>> Déjà tu payes des droit de succession sur les héritages, et ensuite tu n'obtiens pas un droit moral et d'exclusivité sur quelquechose qui ne te concerne en rien (tu n'es pas à l'origine du droit moral ou d'exclusivité).
Rien n'empêche les ayants-droits de léguer de l'argent/un patrimoine gagné par leurs droits d'auteurs à leurs héritiers hein. C'est le droit d'exclusivité transmissible qui est inadmissible. 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 'AvidaDollars', le 01/01/1970 - 01:00 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Au moins, si tu hérites d'une maison et que tu la loues, tu dois l'entretenir, payer des impôts dessus...bref tu agis. Alors que pour un droit intellectuel, tu n'as rien à faire, tu l'as et c'est tout. Donc pour moi, c'est différent.La valeur d'une maison n'est pas arbitraire ? Tu crois que le prix d'une maison est fixé d'office par un organisme neutre selon un barème très scientifique ??? ta maison aussi elle vaut selon son "succès". Une belle maison qui plait, fait que tu peux fixer arbitrairement le prix que tu veux, selon ce que tu penses pouvoir en tirer. Pas tellement moins arbitraire qu'une musique. Chapi : «
L'artiste devrait plutôt se tourner sur ceux de la chaîne (maisons de disque, grands disquaires, grandes surfaces) de l'industrie musicale qui s'en mettent plein les poches car dans l'histoire c'est toujours le con-sommateur con-citoyen qui débourse le plus. » Que tu n'arrive pas à comprendre que le Droit Exclusif est exactement ce que tu préconises dépasse l'entendement. Grâce à lui ceux de la chaîne de production sont contractuellement obligés de verser au créateur un pourcentage sur les ventes ou exploitations commerciales de l'oeuvre. Si on l'abolit les maisons de disque pourront se mettre tous les bénéfices dans la poche sans en référer à personne et toi tu paieras quand même. C'est tout. La règle pour un CD est de 8 % du prix de gros hors taxes, soit (au pif) 50 centimes pour un CD à 15 Euros. Si la maison de disque n'en vend que 1000 dans l'année ça fait 500 Euros. Rien à voir avec une rente qui est de l'argent qu'on percevrait, que l'album se vende ou non. Un journaliste digne de ce nom s'attacherait à expliquer le fonctionnement dans la profession et non colporter des mensonges. Qu'on soit pour ou contre l'allongement des droits d'interprétation il convient d'argumenter à partir de la vérité et non de fantasmes. Ceux qui voudront démontrer l'irresponsabilité ou la bêtise crasse des partisans de la licence globale pourront présenter les articles de Numerama à l'appui de leurs thèses. La question de l'allongement des droits voisins est en discussion et les conséquences invoquées - en sa faveur ou en sa défaveur - sont nombreuses et dépassent de loin la propagande mensongère, voire nauséabonde de cet article qui ne vise qu'à abrutir le lecteur au point que certains d'entre eux admettent bien volontiers se considérer eux mêmes pour des abrutis. Je termine par une question. Certains sont partisans de l'extinction pure et simple des droits voisins. C'est qu'ils sont d'accord que par exemple un parti extrémiste puisse utiliser les titres d'un artiste pour recueillir les faveur de son public sans que lui même puisse s'y opposer. Alors d'accord ? 'Makhno', le 01/01/1970 - 01:00 Certains sont partisans de l'extinction pure et simple des droits voisins. C'est qu'ils sont d'accord que par exemple un parti extrémiste puisse utiliser les titres d'un artiste pour recueillir les faveur de son public sans que lui même puisse s'y opposer. Alors d'accord ?Et quand on mélange les droit voisins qui sont les droits d'exploitation d'un enregistrement et non d'une oeuvre et le droit moral, c'est pas un joli amalgame que l'on fait. Attention c'est plein de mercure et si tu continue les amalgames tu finira par t'empoisonner au final. Le droits voisin se sont les droits liés à l'enregistrement. Un certains nombre d'intervenant en sont exclus (ingénieurs son, musiciens accompagnateurs, et autres pigistes qui les abandonnent contre la possibilité de gagner de l'argent). La dernière oeuvre qui intègre tous les ayant droits dans la répartition des droits voisins, c'est les rois maudit dans leur version ORTF et c'es un tel bordel dans la gestion des droits de tous les intervenant et des vetos que tu ne verra plus aucun contrat comme cela dans l'audio visuel. Les droits voisins, c'est les droits d'exclusivité commerciale qu'a l'éditeur sur le morceau qu'il a enregistré à ces frais. Il faut arrêter le délir où les majors souhaiteraient la fin de leur monopole sur leur catalogue surtout avec internet où ces morceaux se retrouveront alors sans problème sur la toile comme le montre archive.com et d'autres actions à travers le monde de mise en ligne gratuite des oeuvres du domaine publique. C'est fou comment dans votre modèle les majors arrivent à gagner de l'argent avec la concurrence du gratuit alors que cela semble impossible dans tous les autres domaines. Makhno, ce que tu dis est ridicule, mais en plus injurieux. Plutôt que de cracher sur ceux qui défendent une certaine conception du droit d'auteur, argumente la tienne. Comme le dit bourpat, tu mélanges les droits patrimoniaux et les droits moraux, c'est grotesque pour quelqu'un qui prétend connaître le dossier.
De plus, il n'a jamais été question dans cet article de demander une abolition des droits. Je le dis, je le répète, et je le répèterai encore s'il le faut. moi j'ai une question, qu'est ce que ça peut vous foutre que les droits d'auteurs, voisins etc soient de 50 95 ou 250 ans?
ça va changer votre quotidien =>non vous payerez la musique moins chère => non (tout façon moins cher que gratuit ça existe pas) quel pourcentage d'artistes touche quoi exactement et sur quelles oeuvres, vous vous êtes posés la question? =>non ça représente quoi par rapport à ce que vous refilez chaque mois joyeusement aux FAI et autre orange de mes deux =>que dalle en plus, vous savez surement que les droits touchés par les héritiers sont soumis à des taxes de l'état en tout genre et que ce dernier se fait certainement plus de pognon que le petit privilégié en question, comme sur la vente d'un CD d'ailleurs par contre baver sur tous ce qui vous parait être un privilège inadmissible, ca vous savez faire qui est là pour gueuler parce que le fiston va récupérer l'entreprise familiale => personne vous avez deja touché un héritage sans rien branler? =>oui sans doute, ou vous le toucherez un jour, dans ce cas vous êtes des putains de privilégiés, c'est vraiment pas normal c'est interdit par le code de bonne conduite numéramesque de profiter du moindre avantage que pourrait nous faire bénéficier un parent. occupez vous de votre cul, il est plus important que celui des artistes faut vraiment être taré pour se demander si untel gagne pas par hasard quelque centimes de plus que untel, vous n'avez vraiment pas autre chose à branler?? et kad t'as vraiment de plus en plus le gout des articles bas de gamme, genre j'ai chopé un business sur la haine des majors, paske c'est "tendance" et et je l'entretien quitte à raconter n'importe quoi, pourvu que le pognon rentre hein? 'iopy', le 01/01/1970 - 01:00 occupez vous de votre cul, il est plus important que celui des artistesm'ouais ...cela depend quand meme un peu des artistes, aussi, hein ... genre celui de jaunie, je m'en tape pas mal, mais celui de carla, par contre ...hein ? non ? Qui va trouver anormal qu'une toile de picasso appartienne aux descendants de picasso ? qui en detient donc les droits de reproduction ou de publication, il me semble. pourquoi une oeuvre musicale devrait elle etre traitée autrement ? et dans le cas contraire, comment fait on pour 'diffuser' au public, et donc rendre 'libre', une toile de peinture ? A part la mettre dans un musée ouvert librement a tous, ce qui ne rend pas la toile 'gratuite' ou 'libre de droit', je vois pas trop ... pour la musique, les gens ne reagissent pas de la meme maniere. A force de voir les 3 ou 4 abrutis d'artistes mediocres habituels, qui trustent l'actualité avec leur comedie musicale de merde, leur surcils artificiellement razorés pour faire '+trash-keu-trash' (mais en restant sur passy, hein) et leur etalage de fric bien trop facilement gagné a l'aide du porte monnaie (des parent des) des teens et de la collaboration active des services marketing des differentes 'agences de musicalité' ... les gens comprennent pas vraiment que 90% des artistes musicaux ne sonbt pas des nantis, mais juste des travailleurs, tout comme eux. les gens comprennent pas que dans le prix d'un CD, il n'y a pas que l'artiste et pascal negre, qui se sucre ... il y a aussi la paye du stagiaire du 3ieme, celle du coursier, celle de la secretaire et aussi les sandwouich du midi. pascal negre, mon oncle, gagne sans doute beaucoup trop comparé a sa secretaire. mais quant est il de la paye du pdg d'EADS ou de EDF ? cela gene beaucoup moins les gens que le chef EADS prennent plein de pognon, meme si son travail est mediocre et que l'entreprise perde de l'argent ... et a l'arrivé sur le dos des employés de l'entreprise. mais comme c'est pas de la musique, les gens s'en tape un peu, tandis que le salaire de pascal negre, c'est pas pareil. dans la musique, ya meme des inconnu qui bosse la nuit, parfois ! et pour le meme prix que le jour ... ce qui ne me semble pas tres normal. car meme a l'usine, la paye est majorée, quant t'est de nuit. mais pour les 'ouvriers' de la musique, on a pas reellement les memes exigences sociales que pour un O.S. de chez renault. Croyez pas qu'un disque se fasse tout seul, non plus .... (je veux dire quant il s'agit d'autre chose que les oeuvres magistrales de salle de bain d'un djkicherch.) bon, chui peut etre un peu legerement HS, mais c'est les vouacances. superpepere. ++ Puisque l'on est sur les analogies foireuse, si on mettait aussi celle la qui n'est pas piquée des hanneton.
Les droits d'auteurs ou droits voisin laissés aux enfants c'est comme si un fils qui a hérité du commerce de ces parents retire des revenus du travail que font toujours ses parents au magasin alors que lui n'y fout jamais les pieds. Enfin il faut aussi réfléchir à cette discussion avec l'évolution probable de la vente de musique vers la dématérialisation plus où moins générale où il ne faudra plus investir dans la création de morceaux de plastique et dans leur distribution pour générer des revenus mais seulement laisser ces morceaux disponible sur des serveurs de vente. Il y en a qui n'ont retenus qu'une chose de la longue traîne. Et la l'investissement il est ridicule.
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Encore une fois, numerama fait de l'anti propagande de bas étage, et les comparaisons sont effectivement très mauvaises.
Il faudrait plutôt défendre un projet qui par exemple induit un seuil maximal de protection du droit d'auteur sur un morceau (type, au-delà de X euros, le morceau tombe dans le domaine publique).
Cela permet à la fois à des artistes peu connus dont les chansons sont rééditées tardivement à toucher des droits d'auteurs, et aux artistes très reconnus d'avoir un apport limité. on pourrait même imaginer un système double où les revenus issus des droits d'auteurs seraient limités par une durée (plus longue que celle actuelle par exemple) ET par une somme totale des droits.
Bref tout reste à imaginer pour que cela avantage les "petits" artistes, sans forcément créer des situations ridicules où des gens comme johnny touchent pendant 70 ans des millions sur des chansons de leur répertoire.