Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, a réuni la filière automobile le vendredi 4 septembre à Rambouillet, dans une concession Peugeot. Dans une publication sur LinkedIn, on apprend ainsi que Renault, Stellantis et le spécialiste de l’occasion Aramis Auto y ont signé un « pacte de confiance ». Les trois acteurs se sont engagés à afficher le SoH (State of Health), le pourcentage de capacité qu’il reste à la batterie par rapport au neuf, des voitures électriques d’occasion vendues dans leur réseau de concessions.
Au-delà des trois acteurs, le pacte a également été signé par les organisations du secteur, dont Mobilians, la Plateforme automobile (PFA) et la CSIAM, qui représentent constructeurs et distributeurs.
L’électrique d’occasion désormais soutenue par l’État
Le calendrier n’a rien d’un hasard. Une série d’aides à l’achat pour les voitures électriques d’occasion est entrée en vigueur le 1er septembre. La principale, adossée aux certificats d’économies d’énergie (CEE) et financée par les fournisseurs d’énergie, monte jusqu’à 400 € pour un modèle 100 % électrique immatriculé entre 2017 et 2023. Ce montant peut grimper entre 2 000 et 2 360 € jusqu’à la fin de l’année 2026 pour les professionnels de l’aide à domicile et des services à la personne.

Si l’aide n’impose aucune condition de revenus pour y prétendre, elle fait entrer d’autres critères en jeu pour la voiture :
- 80 % de capacité restante (SoH) minimum ou à défaut autonomie résiduelle supérieure à 200 km ou 80 % de l’autonomie WLTP
- Moins de 25 000 €
- Moins de 1 800 kg
- être achetée ou louée chez un professionnel
- être conservée au moins 3 ans (ou louée minimum 3 ans)
Une donnée que le vendeur ne maîtrise pas toujours
Sur le papier, l’engagement paraît modeste, puisqu’une partie des professionnels affichait déjà cette valeur, tandis qu’Aramis certifie l’état de santé de ses batteries depuis 2020. D’autant plus que le pacte reste un engagement volontaire, sans sanction pour les concessions qui l’ignoreraient. Certains pointent aussi du doigt le fait que cette certification du SoH ne vient pas d’un organisme indépendant.

La mesure a malgré tout de quoi rassurer l’acheteur potentiel. L’état de la batterie est « généralement l’élément le plus freinant dans l’acquisition d’un véhicule électrique d’occasion », a souligné la ministre.
La mesure française devance une future obligation européenne. À partir du 18 février 2027, l’Union européenne imposera progressivement un « passeport batterie », consultable via un QR code.
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