Plateforme devenue incontournable pour nombre d’artistes, Patreon a un nom qui s’inspire des pratiques culturelles à la Renaissance.

Présente-t-on encore la plateforme Patreon ? Si vous êtes artiste, vous savez peut-être déjà tout ce qu’il y a à connaître dessus. Mais si vous êtes un ou une internaute, peut-être que ce nom vous est vaguement familier, sans que vous ayez une idée très précise de ce que propose le site. Il s’agit en fait d’un outil de mise en contact entre des artistes et le public.

Patreon propose du mécénat en ligne

Patreon est une plateforme semblable à Tippeee ou uTip. Les internautes ont la possibilité de financer la création artistique — de la musique, des peintures, des jeux vidéo, des podcasts, de la littérature, des vidéos, etc. — par le biais d’un abonnement mensuel. Plusieurs paliers d’abonnement peuvent être proposés, qui donnent droit à des avantages plus ou moins fournis.

« En 2013, le musicien de YouTube Jack Conte cherchait une solution à son problème : des millions de personnes aimaient ses vidéos, mais seules des centaines de dollars arrivaient sur son compte en banque. Cela ne collait pas, alors il a ébauché l’idée d’un site web qui permettrait à ses fans de le payer directement pour la valeur qu’il leur apportait », lit-on sur le site officiel.

Restait alors à trouver un nom au projet concocté en partenariat avec Sam Yam, son colocataire à l’université, devenu depuis le cofondateur de Patreon. Et c’est en tirant son inspiration de la Renaissance, période au cours de laquelle des artistes comme Michel-Ange bénéficiaient du soutien de riches mécènes, que le nom de Patreon a été retenu.

Exemple de page Patreon avec des formules d'abonnement. // Source : Patreon
Un exemple de page Patreon avec des formules d’abonnement. // Source : Patreon

Le mécénat désigne une assistance financière et matérielle par un tiers au profit d’un artiste, la plupart du temps. Celui-ci reçoit des commandes dans lesquelles il peut exprimer son art, avec plus ou moins de directives. Pour reprendre l’exemple de Michel-Ange, celui-ci a reçu l’appui de Laurent de Médicis, qui a aussi œuvré en faveur de Botticelli ou Léonard de Vinci.

En anglais, « patron » se traduit par « mécène », ce qui décrit bien l’idée globale avec Patreon. « Dans dix ans, nous voulons que les enfants qui grandissent et obtiennent leur diplôme de collège et de lycée sachent qu’il est possible de devenir un créateur professionnel », affirmait en 2017 Jack Conte, en se plaçant sur un segment qu’il ne jugeait pas assez occupé par d’autres.

Mission accomplie ? Les statistiques qu’affiche Patreon montrent en tout cas que la plateforme est aujourd’hui un carrefour important de la rencontre entre des artistes et des internautes : il y a plus de 250 000 créateurs et créatrices d’après Patreon, et 8 millions de mécènes, qui ont permis de verser aux premiers un total de 3,5 milliards de dollars.

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