Parrot saura bientôt si son prototype de drone de reconnaissance à courte portée répond aux exigences et aux besoins du Pentagone. Alors qu'il se prépare à le produire, une « évaluation opérationnelle » est annoncée pour juillet.

Dernière ligne droite pour Parrot et son projet de drone de reconnaissance pour l’armée américaine. L’entreprise française annonce que la production d’un prototype est sur le point de démarrer aux États-Unis, afin de préparer « l’évaluation opérationnelle » de l’engin cet été. Ce marché n’est toutefois pas acquis : d’autres compétiteurs, tous américains, sont aussi en lice avec leur propre solution.

Six entreprises se trouvaient sur la ligne de départ en avril 2019 : Parrot, ainsi que Altavian, Lumenier, Skydio, Teal Drones et Vantage Robotics. Les drones en question seront des engins de petit gabarit, fonctionnant à courte portée, pour explorer les environs immédiats d’une troupe engagée sur un théâtre d’opérations. Ce ne seront pas des appareils comme les drones de haute altitude, comme le MQ-9 Reaper.

Ce drone compact devra pouvoir être placé dans le sac du fantassin, être capable de voler pendant une demi-heure, de franchir une distance de 3 kilomètres et peser moins de 1,3 kg. Comme base, Parrot a fait savoir qu’il reprenait l’un de ses modèles, appelé Anafi, dont les caractéristiques approchent les exigences du Pentagone. Il reste maintenant à l’adapter à un environnement militaire.

Parrot Anafi
Le Parrot Anafi. // Source : Parrot

Bascule sur les professionnels

Pour le groupe hexagonal, il a d’abord fallu développer un prototype, ce qui l’a occupé jusqu’au mois de novembre. Une phase de tests s’est ensuite ouverte, entre novembre et janvier 2020. Les essais ayant été concluants, la préparation de la production à plus grande échelle des prototypes peut désormais être lancée. L’évaluation opérationnelle de Parrot est prévue pour juillet 2020.

Comme d’autres entreprises, Parrot s’est lancée sur le marché du drone grand public en croyant à un véritable eldorado. Celui-ci n’a pas duré : après l’euphorie des premiers mois, la mode est passée, obligeant nombre d’entre elles à réaliser un pivot vers un marché plus professionnel — si elles n’ont pas disparu entretemps ou quitté le secteur pour faire autre chose.

C’est le cas de Parrot. Dès 2017, le groupe a pris un virage pour s’adresser à des secteurs professionnels bien précis (agriculture, sécurité civile, construction). Fin 2019, Parrot a pris la décision de quitter le marché grand public et s’est ouvert au marché de la défense. Outre les contacts avec l’armée américaine, Parrot a tissé des liens avec l’armée suisse. Avec succès : le groupe va lui fournir des micro-drones.

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