Le navigateur Tor arrive en version finale sur Android, avec la sortie de la mise à jour 8.5.

En développement depuis plusieurs mois, la déclinaison mobile du navigateur Tor (Tor Browser) vient de franchir un jalon important : depuis le 21 mai, une version stable du logiciel est disponible au téléchargement pour le système d’exploitation Android. Vous pouvez dès à présent la récupérer sur Google Play. Aucune mouture pour iOS n’est par contre à l’ordre du jour.

Numéroté 8.5, le programme repose en fait sur Firefox. Pour cette mise à jour, c’est la branche 60.7.0, sortie le 21 mai, qui est utilisée. Il s’agit d’une version ESR (Extended Support Release). Celle-ci bénéficie d’un support prolongé de la part de Mozilla. Par ricochet, cela profitera donc à Tor Browser. De nombreux correctifs accompagnent la sortie du navigateur.

Tor Browser Android
Tor Browser sur Android. // Source : Projet Tor

Sécuriser le surf et cacher l’origine géographique

Plusieurs autres outils intégrés à Tor Browser bénéficient aussi d’une mise à jour : c’est le cas de HTTPS Everywhere (un service qui force l’activation de la connexion sécurisée sur les sites ne la proposant pas par défaut), Torbutton (qui désactive certains contenus peu sûrs) et OpenSSL (la bibliothèque de cryptographie open source qui a un rôle de premier plan dans la sécurisation des connexions aux sites).

Outre la correction des bugs, le colmatage des vulnérabilités et la mise à niveau des composants du navigateur (les notes de mise à jour sont détaillées sur le site officiel du projet), Tor Browser a aussi ajusté son habillage graphique pour aider l’internaute de distinguer d’un coup d’œil les versions stable (en violet), en développement (en cyan/vert) et expérimentale (en bleu foncé).

Tor Browser est un navigateur web spécialisé dans le blocage des pisteurs, notamment publicitaires, et des empreintes numériques. Il chiffre le trafic Internet et le fait passer par différents points géographiques — c’est le principe du réseau Tor, qui est disponible sur Windows, Mac et Linux — pour masquer l’origine de la connexion de l’internaute.

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