Des chercheurs ont demandé à des Américains combien il leur faudrait pour fermer leur compte Facebook. Au moins 875 euros, ont répondu la plupart.

Facebook compte aujourd’hui plus de 2 milliards d’utilisateurs actifs mensuels. Ce chiffre n’a pas diminué en 2018, malgré les nombreux scandales liés à la collecte et l’utilisation des données personnelles sur la plateforme. Quatre chercheurs se sont demandés pour quelle somme d’argent les usagers seraient prêts à quitter Facebook, pendant un an.

875 ou 43 000 euros ?

Leur étude, publiée le mercredi 19 décembre dans la revue spécialisée Plos et repérée par Ars Technica, montre que les 1 300 utilisateurs américains interrogés voudraient au moins 875 euros chacun (1 000 dollars). 41 personnes ont toutefois estimé qu’il leur faudrait plus de 43 000 euros.

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Des billets. martaposemuckel

L’idée, raconte l’un des chercheurs au site Ars Technica, était d’évaluer la valeur de l’entreprise pour ceux qui utilisent ses services. Jay Corrigan remarque qu’on a tendance à beaucoup demander combien on serait prêts à payer pour ce service… mais pas combien d’argent il nous faudrait pour y renoncer.

Facebook reste un réseau social précieux pour ses utilisateurs

Les chercheurs estiment que cette valeur est plutôt élevée, surtout compte tenu des récentes actualités. En 2018, Facebook a dû faire face à l’affaire Cambridge Analytica, puis à plusieurs révélations sur des failles ou des partages de données personnelles douteux existant sur le réseau social.

Ils l’expliquent par le fait que les réseaux sociaux « sont d’autant plus précieux que les utilisateurs sont nombreux ». «  Et [Facebook] est le plus grand réseau social au monde », remarque Jay Corrigan. On connaît ainsi tous une personne qui n’aime pas beaucoup Facebook, mais continue d’y aller parce que tous ses amis y sont, et que cela rend le réseau social bien pratique.

Jay Corrigan note que les résultats de l’étude ne signifient pas que Facebook pourrait faire payer ses utilisateurs 875 euros par an pour ses services. Dans un tel cas, il estime que les internautes lui préféreraient alors d’autres réseaux sociaux moins chers ou gratuits.

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