Tinder n'a plus fonctionné pendant quelques heures ce 4 avril 2018, après que Facebook a restreint les conditions d'accès des applis tierces aux informations sur ses membres. Certains utilisateurs ont même perdu leurs matches et leurs conversations.

Si vous espériez conclure hier soir sur Tinder, vous avez dû déchanter. Les utilisateurs de l’appli de rencontre ont remarqué qu’ils ne pouvaient plus s’y connecter pendant quelques heures ce 4 avril 2018, ont rapporté plusieurs médias américains. Ils étaient en fait pris dans une boucle sans fin de connexion via Facebook qui les empêchait de relancer l’appli.

Et la panique n’a pas tardé à s’installer.

Capture d’écran Twitter du 5 avril 2018

Au retour de l’appli, certains rapportent avoir perdu tous leurs matches ainsi que l’étendue de leurs conversations.

Facebook coupe l’accès à de nombreuses données sur vous

Ce bug de Tinder est en fait la conséquence d’une mise à jour drastique que Facebook a commencé à mettre en place ce mercredi 4 avril, qui touche les paramètres d’accès des applis tierces aux informations des comptes des utilisateurs de Facebook, après le scandale autour de la collecte de données par l’entreprise Cambridge Analytica. Dans un tweet, Tinder a confirmé que le problème se situait au niveau de la connexion aux comptes.

Toutes les interfaces de programmation qui font le lien entre Facebook et des tiers (API) vont être modifiées. Tinder utilise l’une d’entre elles : Facebook Login, qui permet de se connecter à un service via Facebook. Depuis la mise à jour de ce mercredi, Facebook Login interdit désormais que l’appli de rencontre recueille des données telles que l’orientation politique, les goûts musicaux, la religion ou encore le statut de relation (en couple, célibataire, etc.).

Or certaines de ces infos étaient jusqu’ici récoltées par Tinder pour améliorer les matches potentiels, comme l’a montré BuzzFeed avec une capture d’écran :

Buzzfeed

Mark Zuckerberg a précisé jeudi 4 avril auprès de plusieurs médias, dont Numerama que Cambridge Analytica avait en fait eu accès aux informations de plus de 87 millions de comptes, et non 50 millions comme le New York Times l’avait rapporté en premier.

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