La police de l'Arizona, chargée d'enquêter sur l'accident mortel causé par un Uber autonome, considère que la collision entre le véhicule et la victime était inévitable, mauvaises conditions obligent. En ce sens, l'entreprise de services de transport n'aurait vraisemblablement pas de souci à se faire.

Que risque Uber à la suite de l’accident mortel causé par l’un de ses véhicules autonomes ? Forcément, la question est sur toutes les lèvres — y compris les nôtres. Eh bien selon  Sylvia Moir, cheffe de police de Tempe, en Arizona, pas grand chose.

Interrogée par les journalistes de San Francisco Chronicle, elle a déclaré, après avoir regardé les vidéos de surveillance du quartier :  « Il est clair qu’il aurait été difficile d’éviter cette collision avec n’importe quel mode de conduite, autonome ou humain, si on se base sur comment la victime est sortie de l’ombre pour directement atterrir sur la chaussée. »

Uber, hors de danger ?

« Il apparaît qu’Uber ne sera probablement pas en tort dans cet accident », a-t-elle ajouté, même si elle n’exclue pas la possibilité de poursuivre le chauffeur de secours. Fait peu probable toutefois, précisément au regard des conditions particulières de l’accident, où la collision semblait inévitable, insiste à l’envi la police, Néanmoins, le Conseil national de la sécurité des transports, agence indépendante du gouvernement américain, est aussi mobilisé. À voir s’il y aura une divergence entre le Conseil et la police.

Si Uber est bel et bien déclaré coupable à la suite des diverses enquêtes et possibles démarches judiciaires, alors la firme de VTC pourrait éventuellement voir ses efforts dans l’autonomie des véhicules freinés par les autorités. Chose sûre après ce premier accident mortel : le développement de la voiture autonome sera scruté, quand bien même il est de plus en plus admis que ce mode de déplacement est plus sûr que la conduite humaine.

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