La NASA et Katalyst Space sont parvenues à réduire drastiquement la rotation du satellite à moins de 1,5 degré par seconde, en consommant une quantité minuscule de carburant. Une mise à jour logicielle majeure s’apprête désormais à lui redonner le contrôle.

C’est une mission qui, littéralement, était en train de mal tourner. Mais après plusieurs journées éprouvantes, la situation redevient progressivement sous contrôle de l’équipe en charge du remorqueur spatial LINK. Comme on peut le lire dans un point d’étape publié le 6 août, les manœuvres de freinage du véhicule conçu par Katalyst Space ont payé.

C’était indispensable pour la suite. Il faut en effet rappeler que LINK a été déployé dans l’espace au cours de l’été avec une mission bien particulière, et essentielle : opérer un rendez-vous avec le télescope Swift, dans le but de lui sauver la mise. En effet, l’observatoire chute inexorablement vers la Terre : il s’agit donc de rehausser son orbite.

Problème, LINK a très vite eu un problème de stabilité. Katalyst Space s’est rendu compte que le remorqueur tournait sur lui-même sur plusieurs axes à une vitesse d’environ 9 degrés par seconde, ce qui empêchait toute progression vers Swift (impossible de le manipuler avec une telle instabilité) et rendait les communications sporadiques.

Moins de 100 grammes de carburant pour stopper la toupie

Mais en procédant à des allumages successifs et contrôlés de sa propulsion électrique, les ingénieurs sont parvenus à réduire cette rotation, d’abord à 4 degrés, puis 1,47 degré par seconde. De quoi maintenant envisager l’étape suivante sérieusement, nonobstant des micro-poussées additionnelles qui pourraient être enclenchées pour figer enfin LINK.

Dans toute cette péripétie, Katalyst est parvenu à reprendre la main sur son remorqueur avec une sobriété énergétique remarquable. D’après le groupe, le freinage a consommé moins de 100 grammes de carburant, ce qui est une excellente nouvelle : cela laisse l’essentiel du xénon pour approcher Swift, s’y amarrer et ensuite le pousser dans l’espace.

Il reste cependant encore du travail : dans les jours à venir, , une mise à jour majeure du logiciel de vol va être envoyée directement dans les calculateurs de bord du remorqueur. Il s’agit d’actualiser la capacité de LINK à s’orienter en tenant compte de son état technique. Le rendez-vous spatial avec Swift, lui, est toujours attendu pour fin août.

Découvrez les bonus

+ rapide, + pratique, + exclusif

Zéro publicité, fonctions avancées de lecture, articles résumés par l'I.A, contenus exclusifs et plus encore.

Découvrez les nombreux avantages de Numerama+.

S'abonner à Numerama+

Vous avez lu 0 articles sur Numerama ce mois-ci

Il y a une bonne raison de ne pas s'abonner à

Tout le monde n'a pas les moyens de payer pour l'information.
C'est pourquoi nous maintenons notre journalisme ouvert à tous.

Mais si vous le pouvez,
voici trois bonnes raisons de soutenir notre travail :

  • 1 Numerama+ contribue à offrir une expérience gratuite à tous les lecteurs de Numerama.
  • 2 Vous profiterez d'une lecture sans publicité, de nombreuses fonctions avancées de lecture et des contenus exclusifs.
  • 3 Aider Numerama dans sa mission : comprendre le présent pour anticiper l'avenir.

Si vous croyez en un web gratuit et à une information de qualité accessible au plus grand nombre, rejoignez Numerama+.

S'abonner à Numerama+
Toute l'actu tech en un clien d'oeil

Toute l'actu tech en un clin d'œil

Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !


Le futur n’attend pas : anticipez l’avenir des nouvelles technologies et de l’IA en lisant gratuitement ToujoursPlus, chaque jeudi dans votre boîte mail !