Pendant deux heures, nous avons essayé The Outer Worlds et parcouru une partie de son univers de science-fiction. Une expérience qui valait le détour sans être particulièrement mémorable.

Après avoir eu droit à un premier aperçu pendant l’E3, nous avons pu essayer The Outer Worlds à Londres. Pendant deux heures nous avons parcouru la planète Monarque, visité sa colonie spatiale et affronté bandits et créatures peu amicales. Ce temps était trop limité pour découvrir toutes les possibilités offertes par le jeu d’Obsidian, studio derrière l’excellent Fallout : New Vegas, mais suffisant pour se faire une idée de ce qu’il proposera aux joueurs. Si cette aventure de science-fiction ne devrait pas révolutionner le genre, elle possède tout de même quelques atouts.

L’écriture et l’humour en tête d’affiche

Il suffit de jouer quelques minutes pour comprendre qu’Obsidian mise beaucoup sur la qualité d’écriture de The Outer Worlds. En témoignent les très nombreuses phases de dialogues qui parcourent l’aventure, dont beaucoup peuvent prendre une direction différente en fonction des réponses choisies. En deux heures seulement, on a pu assister à des dizaines de confrontations verbales, chacune avec son lot de répliques bien senties. Le studio a réussi à trouver un bon équilibre à ce niveau : si l’humour est souvent présent, il n’est jamais lourd.

Les amateurs d’histoires et de lore seront parfaitement dans leur élément avec The Outer Worlds

La surabondance de dialogues risque par contre de dégoûter certains joueurs, d’autant plus qu’ils sont très importants pour avancer dans l’histoire. Passer des discussions trop rapidement, c’est prendre le risque de voir se produire un événement que l’on voudrait éviter. Il nous a par exemple suffi d’une seule phrase mal placée pour perdre un juteux contrat de mercenaire.

Les amateurs d’histoires et de lore seront au contraire parfaitement dans leur élément avec The Outer Worlds. En plus des dialogues, des moniteurs sont disséminés partout sur les cartes et apportent leurs lots d’informations sur le monde et ses habitants. Si elles s’avèrent souvent inutiles pour l’aventure principale, elles donnent de la profondeur à l’univers.

Les dialogues sont au cœur de l’expérience de jeu. // Source : Obsidian Entertainment

Les missions ne sont pas en reste côté écriture : alors qu’on craignait un enchaînement de quêtes Fedex sans saveur, la plupart possédaient un bon scénario, ou au moins un personnage original. Les phases de gameplay ne sont pas particulièrement passionnantes, mais on accepte de mordre à l’hameçon juste pour comprendre où nous mènera l’aventure. Reste à voir si Obsidian sera capable de proposer suffisamment de missions intéressantes tout au long du jeu.

Efficace, mais déjà vu

Son écriture mise à part, The Outer Worlds nous a fait l’effet d’un élève sérieux qui reprend bien les travaux de ses aînés, sans pour autant les sublimer. Les deux heures passées sur le jeu ont été très amusantes : on a pris beaucoup de plaisir à parcourir les régions colorées de Monarque et à se débarrasser de nos ennemis à coup de revolver, d’épée ou de sulfateuse. Malgré ses graphismes un peu datés, on s’est même pris d’affection pour l’architecture des villes et le design des armes héritées de la science-fiction des années 80. Le problème, c’est qu’on a déjà l’impression d’avoir vu tout cela ailleurs.

Parcourir l’univers de The Outer Worlds est très plaisant. // Source : Obsidian Entertainment

Difficile de ne pas voir The Outer Worlds comme un « Fallout dans l’espace » tant son gameplay est similaire. On passe de zone en zone, on tire sur tout ce qui bouge, on récupère une mission et on recommence. Pour le reste, le jeu reprend aussi (avec efficacité) ce qui se fait ailleurs : un système d’armes et d’armures qu’il faut réparer régulièrement, du bullet-time pour ralentir le temps (coucou Max Payne et l’année 2001) et une fiche de personnage déjà vue dans des dizaines de jeux de rôle.

Reste donc son univers, bien loin du post-apocalyptique, qui est encore mystérieux puisque notre zone d’exploration était limitée. Si les environnements sont très prometteurs, on a un peu plus de réserves concernant les ennemis et le bestiaire. On a vite fait le tour des types de bandits et de monstres pendant notre test, mais les zones suivantes auront peut-être droit à plus de diversité. Si ce n’est pas le cas, les combats de The Outer Worlds risquent vite de devenir rébarbatifs.

Cette fiche de personnage est, comme beaucoup d’autres éléments, similaire à celle d’autres jeux. // Source : Obsidian Entertainment

Le manque d’originalité de The Outer Worlds ne devrait pas l’empêcher d’être un bon divertissement. À défaut d’apporter quelque chose de nouveau, son contenu est efficace et son écriture est un vrai point positif. Il faudra attendre le 25 octobre prochain, jour de sa sortie, pour voir si le bilan est le même après plusieurs dizaines d’heures de jeu.

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