Ahhh… la Fête de la Musique. Cette journée du 21 juin inventée par Jack Lang et reprise dans beaucoup de pays européens, où tout est permis même de jouer de la musique dans la rue sans risquer de contrôle de la Sacem (qui jeudi, comme tous les ans, fermera les yeux pour mieux ouvrir les oreilles). Une fête populaire, un rassemblement où les violoncellistes professionnels et les hard-rockeurs improvisés partagent un même trottoir le temps d’un concert souvent cacophonique, parfois magnifique. Guitares, basses, flûtes à bec, trompettes, harmonicas ou youkoulélés se mêlent et s’entre-mêlent pour le plus grand plaisir des passants et pour la plus grande peine des voisins. Un joyeux bordel musical où pour une fois dans l’année, la musique déserte l’argent et l’argent déserte la musique.

Mais non, Chut ! La Fnac et le chanteur des Têtes Raides Christian Olivier ont eu une grande idée pour cette année : imposer le silence plusieurs fois par jours sur les quelques 40 scènes extérieures proposées par le disquaire. Officiellement, il s’agit de faire prendre conscience de la place de la musique dans une vie quotidienne souvent saturée d’octaves (dans les grandes surfaces, dans l’ascenceur, dans la voiture, dans nos baladeurs, à la télévision, à la radio, sur nos téléphones mobiles…). Officieusement, il s’agit surtout d’un prétexte pour animer même en cette journée de fêtes des débats très peu festifs sur l’économie de l’industrie musicale.

Il n’y a qu’à voir pour s’en convaincre les questions posées sur le blog de l’opération, qui seront très certainement relayées sur les scènes Fnac :

  • COMMENT REMUNERER JUSTEMENT LES ARTISTES ?
  • QUEL AVENIR POUR LE DISQUE ?
  • QUELLE PLACE POUR LA MUSIQUE AUJOURD’HUI ?

(via Borey Sok)

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