C'est Noël ! En ce jour spécial de fête, de cadeaux, de repas familiaux interminables et parfois éprouvants, nous avons choisi de replonger dans nos plus beaux souvenirs de jeux vidéo joués pendant les fêtes. Séquence nostalgie.

Les jeux vidéo, en tant que média culturels et de loisirs, sont indissociables des périodes de fêtes et plus précisément de Noël. Quoi de mieux que d’offrir à son prochain le dernier jeu vidéo à succès sorti ? Si, en plus le proche en question a 15 ans ou moins, alors c’est tout bénèf’ : vous avez, en plus de lui offrir un cadeau classe, la possibilité de marquer cette fête de Noël à vie.

À la rédaction de Numerama, où l’on compte nombre de gamers invétérés depuis leur plus tendre enfance, nous avons voulu replonger dans cette magique sensation des jeux que l’on a terminé sans vergogne durant les froides vacances de Noël. Chaque expérience est unique, chaque jeu a eu le potentiel de marquer durablement une période de notre vie et c’est ce que nous voulions démontrer ici. Si vous souhaitez partager votre souvenir du jeu qui vous a marqué pendant les vacances de Noël, n’hésitez pas : on attend vos commentaires !

Left 4 Dead, le Noël sanglant de Julien Cadot

À l’orée de l’année 2009, la passion pour l’imagerie zombie ressuscite depuis quelques temps dans la culture populaire. The Walking Dead, World War Z…  La filmographie de Romero refait aussi surface chez les ados.

C’était la belle époque où Valve faisait des jeux vidéo, et le faisait bien. Left 4 Dead débarque en novembre 2008 et s’inscrit parmi les meilleurs jeux de zombies, aux côté des emblématiques Resident Evil, Killing Floor et compagnie.

Le jeu reprend une ambiance de film hollywoodien où 4 personnages arpentent les différents niveaux en bousillant des hordes entières de zombies affamés, dont des zombies spéciaux qui donnent du fil à retordre. Si le scénario n’est pas plus approfondie, Left 4 Dead propose un gameplay nerveux, un mode multijoueurs excellent sur lequel beaucoup y passeront des heures.

Julien Cadot revient sur sa première soirée passée sur Left 4 Dead : « Je l’avais commandé à Noël 2008 et je l’avais eu le soir du réveillon… et j’y avais joué toute la journée le lendemain. C’était un vrai coup de cœur. Du coup j’ai passé mon 25 décembre dessus, à dégommer des zombies. Je ne sais pas pourquoi, ça a toujours été pour moi un jeu d’hiver et de fêtes. » OK Julien, tu n’oublieras pas de mentionner ça en consultation jeudi prochain s’il te plaît…

Zelda Ocarina of Time ou la presque nuit blanche de Julien Lausson

« Pour moi, c’était Zelda Ocarina of Time, sur N64. J’avais 13 ans, se remémore Julien Lausson. C’est le jeu que j’associe complètement à Noël. J’avais eu la console grâce à la partie paternelle de ma famille, ainsi que certains jeux (Mario 64, Mario Kart 64, Wave Race).

Ma mère, elle, m’avait acheté Zelda OoT. C’était d’ailleurs le premier Zelda auquel je jouais. J’avais fêté Noël quelques jours avant la date officielle chez mes grands parents paternels et j’ai fêté ensuite Noël le jour J avec ma mère, ma sœur et ma grand-mère maternelle.

J’avais évidemment ramené la console avec moi et j’avais ajouté ce jeu à ma liste de souhaits. Je crois me souvenir qu’au terme d’un intense lobbying de ma sœur et moi, on avait obtenu certains cadeaux la veille, le 24 au soir. Dont Zelda. J’avais passé toute la soirée dessus, voire le début de la nuit. À tel point que ma mère a dû hausser un peu le ton pour me dire que je continuerais ma partie le lendemain.

Ce que j’ai évidemment fait et les jours suivants. J’en avais presque zappé les autres cadeaux sous le sapin. Le jeu m’avait complètement marqué et c’est l’un de ceux que je cite en général parmi la liste des titres vidéoludiques qui ont laissé la plus grande empreinte dans mon imaginaire.

C’était en 1998. J’étais jeune. C’était le bon temps.  »

Nintendogs, le Noël patapou de Nelly Lesage

Le tout doux Nintendogs n’est pas un jeu à prendre à la légère. La licence fait en effet partie des premières à voir le jour sur la Nintendo DS, la console portable dotée d’un écran tactile commercialisée par Nintendo entre 2004 et 2005. Le jeu fait en effet appel aux toutes nouvelles mécaniques qu’à incorporé la firme japonaise dans sa console, grâce à la fonction tactile permettant d’avoir une interaction plus poussée avec son animal de compagnie, mais également le micro intégré allouant au joueur la possibilité d’appeler son petit chien et de lui apprendre quelques tours.

La communication sans fil, quant à elle, rend possible des parties et rencontres multijoueurs afin de pouvoir alimenter la dimension sociabilisante que souhaite donner Nintendo à sa console. Bref, Nintendogs, au-delà d’être un jeu facilement pensé « pour enfants », est un véritable concentré de technologies innovantes pour l’époque. Nelly se souvient de ce fabuleux jeu qu’elle a reçu pour Noël.

« Noël 2005, j’avais 12 ans et j’ai eu une Nintendo DS, cadeau numéro 1 de ma liste (fait plutôt rare, car je n’ai pas beaucoup joué aux jeux vidéo à part sur ma Game Boy et la NES de mon père). J’ai joué à Nintendogs toute la journée. Mon premier chien était un husky affectueusement nommé « Patapouf ». Mais la place n’étant pas suffisante pour entrer son nom en entier dans le jeu, ce brave toutou s’est retrouvé affublé à tout jamais du nom de ‘Patapou’. »

Des Noëls familiaux pour Maxime Claudel et Cyrielle Maurice

Les parties de jeux vidéo sont toujours meilleures quand on les partage, et certains ont la chance de pouvoir de vivre ces expériences inoubliables avec leurs frères, sœurs et famille proche.

C’est le cas par exemple de Maxime Claudel et moi-même, où l’expérience de jeu vidéo est indissociable d’un moment de complicités familial. Pour Maxime, ce souvenir de Noël est celui où son cousin a reçu Crash Bandicoot 3 sur Playstation le soir du réveillon. « On l’a terminé la nuit même. C’était fun, cool et on s’en reparle souvent », raconte-t-il.

Pour ma part, c’était le Noël de 2002 ou 2003, j’oscillais donc entre les 12 et 13 ans, quand mon petit frère a reçu la Xbox première du nom. Je ne l’ai appris que bien plus tard, mais à l’origine mon frère avait commandé la Playsation 2, sauf que ma mère s’était faite embobiner par le vendeur de Micromania et avait finalement orienté son choix sur la Xbox. La console était vendue avec le CD de Sega GT 2002 et Jet Set Radio Future.

Immédiatement, déballage, branchage et mise en route de la bête. La première prise en main est spéciale : nos mimines d’enfants ont du mal à faire le tour de l’obèse manette Xbox pour toucher tous les boutons. Comme nous n’avions modestement rien à faire des jeux de bagnoles, notre choix s’est orienté sur Jet Set Radio Future. Je ne sais plus comment ça s’est goupillé, mais nous avions l’habitude d’observer un roulement mon frère et moi pour pouvoir jouer chacun notre tour, depuis que nous avions la garde partagée de la Super Nintendo.

On lance le jeu, et là, c’est la mandale, le taquet, le petit soufflet dans la tronche quand les première notes saturées de Concept of Love grésillent dans les haut-parleurs de la télé cathodique. Les premières images donnent un aperçu de l’univers punk, coloré, et en cell-shading de JSRF. L’amour pour ce jeu sera depuis inconditionnel, les heures infinies, chaque note de la bande originale du jeu connue jusqu’au fin fond du marteau et de l’enclume de nos organes auditifs. Meilleur Noël toujours.

Moralité ? Offrez des jeux vidéo à vos gamins.

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