C’est quoi, le jeu de société Koi ?
Dans la peau d’un éleveur de carpes koï, vous affrontez vos adversaires pour concevoir le bassin le plus élégant et y faire prospérer vos plus beaux spécimens. Saurez-vous créer un cadre idéal pour tirer le meilleur de ces « fleurs qui nagent » ?
Signé par les auteurs de Bonsai, Koi en reprend la mécanique principale tout en délaissant la culture d’arbres miniatures au profit de celle de poissons aux couleurs éclatantes. Mais avec une atmosphère toujours imprégnée de l’inspiration japonaise et de sa sérénité.
Koi est un jeu de Rosaria Battiato, Massimo Borzì et Martino Chiacchiera, illustré par Emiliano Castellano et édité par Ravensburger.
🎲 Pour combien de joueurs ? De 1 à 4.
🧑🧑🧒🧒 À partir de quel âge ? Dès 10 ans.
⏳ Durée des parties ? Environ 45 minutes.


Comment joue-t-on à Koi ?
Chaque joueur débute avec le strict minimum : quelques ressources et une tuile de cinq cases d’eau qui constitue son bassin initial. Les règles sont faciles à prendre en main, mais il faut tout de même bien anticiper ses actions pour éviter de finir la partie avec des projets inachevés.
À son tour, le choix est simple : méditer ou travailler.

Méditer permet de récupérer l’une des cinq cartes proposées sur le plateau central, ainsi que les bonus associés (argent, nouvelles tuiles pour agrandir son bassin plus tard, etc.). Ces cartes sont variées. On trouve des artisans offrant des avantages pour la suite de la partie ou encore des parchemins rapportant des points de victoire si les conditions sont respectées. Il y a également les marchés pour acquérir des carpes, plus ou moins grandes selon leur coût, etc.

Travailler, de son côté, consiste à effectuer l’une des quatre actions rappelées sur notre plateau personnel. Elles servent globalement à déplacer des tuiles depuis sa zone de stockage vers son bassin. Car l’un des éléments clés de Koi repose sur ce fonctionnement en deux temps : avant d’aménager ou d’embellir son bassin, il faut d’abord stocker les tuiles nécessaires sur son plateau personnel. Or, cet espace est limité, et, s’il est plein, impossible d’en accumuler davantage. Parmi ces tuiles, on trouve de l’eau pour étendre son bassin, d’autres manières de marquer des points (des nénuphars ou des lanternes), et bien sûr des carpes koï, occupant de une à trois cases d’eau selon leur taille.

Les joueurs enchaînent ainsi les tours jusqu’à épuisement de la pioche. Vient alors le décompte final, basé sur l’agencement du bassin et les parchemins acquis. Le joueur totalisant le plus de points remporte la partie.
Des règles optionnelles viennent enrichir l’expérience avec trois objectifs tirés au hasard. Ils offrent de nouvelles manières de marquer des points, tout en ajoutant du matériel supplémentaire, comme de nouvelles tuiles ou d’autres éléments décoratifs pour sublimer encore davantage son bassin. On pourra ainsi accueillir une tortue centenaire, installer une statue de Bouddha, une cascade, etc.
Pourquoi jouer à Koi ?
Dès l’ouverture de la boîte, le ton est donné. L’illustration est superbe et plonge immédiatement dans l’ambiance. Le matériel n’est pas en reste, avec des tuiles en carton épais et, surtout, de magnifiques carpes koï en résine transparente à poser sur les cases d’eau. Et, quel que soit le score final, on en ressort satisfait d’avoir construit un bassin visuellement réussi.
Si vous connaissez Bonsai, vous ne serez pas dépaysé. Koi reprend son principe des deux choix à chaque tour : récupérer une carte ou effectuer une action. On troque simplement l’arbre miniature et ses feuilles contre un bassin peuplé de poissons. Les deux expériences restent proches, ce qui peut les rendre un peu redondantes. De notre côté, on a une légère préférence pour Koi, notamment grâce à des règles de pose de tuiles plus simples.
Au-delà de son esthétique, le jeu séduit par le rythme qu’il impose. On a envie d’accumuler des éléments pour embellir son bassin, de recruter des artisans pour multiplier les actions. Le problème, c’est que le temps file, et que seules les tuiles réellement posées rapportent des points. À vouloir trop optimiser ou construire une « machine à combos », on risque de manquer de tours pour en profiter.

C’est d’ailleurs là que se situe, selon nous, son principal défaut : la partie se termine trop vite. Au moment où tout commence à bien s’enchaîner et où l’on voudrait pousser encore plus loin l’optimisation de son bassin, la fin de partie est déjà là. Une frustration similaire à celle ressentie sur Bonsai, probablement nécessaire pour conserver une durée de partie raisonnable sur un jeu à vocation familiale.
À quatre joueurs, en revanche, l’expérience perd en fluidité. Les tours s’allongent, surtout en fin de partie, et l’attente devient trop longue. Le jeu s’apprécie bien davantage à deux ou trois.
Même sans interaction directe sur les bassins adverses (ce qui évite bien des frustrations), la tension reste présente à travers le choix des cartes et la course aux objectifs. Il n’est pas rare d’hésiter à prendre une carte utile simplement pour empêcher un autre joueur de profiter davantage de la suivante.

Si vous aimez les jeux de tuiles où l’on construit progressivement quelque chose à partir de rien, Koi a de quoi séduire. Son rendu visuel est particulièrement agréable, ses règles sont accessibles, tout en laissant place à une vraie réflexion, malgré une fin un peu abrupte qui pourra en frustrer certains.
Vous aimerez Koi si vous aimez…
- Bonsai (des mêmes auteurs)
- Les jeux de tuiles où l’on part de rien pour construire quelque chose (Carcassonne, Akropolis, Cascadia, etc.)
En bref
On a aimé
- Des règles très accessibles, mais des choix nombreux
- La variété apportée par les différents objectifs
- Ce dilemme constant : prendre une carte ou faire une action
- Visuellement très réussi
- On est satisfait du résultat final, même si on n’a pas fait le meilleur score
On a moins aimé
- Une de fin de partie qui arrive trop vite
- Le jeu est redondant avec Bonsai, des mêmes auteurs
- Certaines manières de marquer des points semblent déséquilibrées
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