Si MindsEye a attiré l’attention, c’est d’abord en raison de son créateur : le projet est en effet porté par Leslie Benzies, ancien président de Rockstar Games et producteur de Grand Theft Auto. Un nom qui n’a rien d’anodin. Le titre, développé par le studio Build A Rocket Boy est ensuite revenu sur le devant de la scène, cette fois-ci pour une tout autre raison : sa sortie s’est révélée être un véritable désastre.
Le GTA-like du pauvre n’a clairement pas su convaincre les joueuses et les joueurs. Problèmes de performances, graphismes datés, gameplay inexistant, scénario bâclé : la liste des défauts est longue, à l’image de l’ennui que le jeu procure. Plus étonnant, six mois après sa sortie, le studio Build A Rocket Boy continue d’y croire et publie toujours des mises à jour régulières pour tenter d’améliorer l’expérience. Mais ce qui surprend le plus, c’est que le studio continue également de sponsoriser et de rémunérer des créateurs de contenu afin qu’ils jouent au titre et le diffusent en ligne.
Le YouTubeur Criken2 a, par exemple, publié le 15 janvier 2026 sur sa chaîne une nouvelle vidéo de 10 minutes consacrée au jeu. Ce créateur, qui compte tout de même plus d’un million d’abonnés, avait déjà streamé en direct une partie en décembre dernier. Visiblement consentant, Criken2 précise dans la description qu’il s’agit d’un partenariat rémunéré. Reste à savoir pourquoi le studio s’entête à sponsoriser des streams pour un retour financier qu’on imagine quasi nul.
N’est pas GTA qui veut
Rémunérer des streameuses et streameurs paraît pour le moins déconcertant, surtout après que le studio a licencié 250 personnes et surtout en raison de sa situation financière semble-t-il loin d’être florissante. Pire, certains employés ont accusé Build A Rocket Boy d’avoir mal géré cette procédure, accusations que le studio conteste — ce qui n’a pas empêché les employés concernés de lancer une action en justice. Bref, un moment particulièrement délicat pour le studio, qui aurait sans doute d’autres priorités que de payer des créateurs pour jouer à son jeu. On peut facilement imaginer que ces rémunérations s’expliquent par des anciens contrats encore en cours avec certains streamers, signés avant la sortie du jeu.

Tout porte à croire que Leslie Benzies a exercé un micromanagement toxique et a largement ignoré les retours de son équipe pendant le développement. Le même Leslie Benzies avait publiquement évoqué des « saboteurs internes » pour expliquer la réception catastrophique du titre, comme le relevait Eurogamer en octobre 2025. Avec un pic d’une dizaine de joueurs simultanés sur Steam, l’ambition marketing de Build A Rocket Boy semble plus que jamais déconnectée de la réalité, tout comme les espoirs qu’ils avaient placés dans le jeu.
Points forts
- Ça se finit vite
- La conduite est ok
- Un petit potentiel dans l’univers
Points faibles
- C’est moche
- Gameplay plat
- D’un vide abyssal
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