L'association reproche à l'opérateur d'appliquer des frais abusifs dans le cadre de son offre de location de téléphone.

L’UFC-Que Choisir passe à l’offensive, une fois encore contre Free Mobile. Ce mardi 12 mars, la puissante association de consommateurs annonce l’ouverture d’une action de groupe contre l’opérateur. Déposée devant le tribunal de grande instance de Paris, elle ambitionne de fédérer toutes les « victimes des pratiques de Free mobile ». Un formulaire dédié est disponible pour rassembler les témoignages.

Ce qui agace précisément l’UFC-Que Choisir, c’est le service de location de téléphone et les excès dont il est à l’origine. Selon les retours de clients qu’a déjà pu collecter l’organisation, Free facture parfois des frais abusifs (quelques centaines d’euros) en cas d’arrêt de l’offre. D’après ces abonnés, Free a prétexté que le smartphone n’avait pas été retourné ou qu’il avait été restitué dans un mauvais état.

La page présentant les smartphones accessibles en location.

Responsabilité non démontrée

Le problème ici n’est pas que Free facture ses clients qui rendent un article en mauvais état ou refusent de le rendre. C’est l’absence de preuve avancée par le propriétaire du mobile — donc Free — pour justifier le prélèvement. « Or, dans ces cas précis, Free s’est trop souvent contenté d’assurer au client qu’il était dans son droit, sans plus de précision », commente l’UFC-Que Choisir.

Même lorsque l’opérateur a fait suivre à l’abonné une photo d’un téléphone abîmé, rien ne permet de dire, observe l’association, qu’il s’agit du bon téléphone ou que les dégâts visibles sont bien du fait du client. « Pour couronner le tout, Free a appliqué les mêmes frais pour tous […]. Le montant ne variait qu’en fonction du modèle de téléphone. Pourtant, ce genre de frais doit impérativement tenir compte de la vétusté du téléphone ».

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