Martin Winterkorn, ex-CEO de Volkswagen, fait désormais l'objet de poursuites judiciaires dans le cadre du dieselgate. Un nouveau chapitre s'ouvre.

Alors que le marché de l’automobile se plaît à s’engager dans les mobilités futures — la motorisation électrique et la conduite autonome –, le spectre du dieselgate continue de hanter le secteur. Aujourd’hui, on apprend en effet que Martin Winterkorn, ex-CEO de Volkswagen, fait l’objet de poursuites judiciaires. Selon les documents judiciaires déposés devant un tribunal de Detroit, il aurait « sciemment et délibérément commis une fraude  » et, ajoutent nos confrères de chez Bloomberg, violé le Clean Air Act.

Faire tomber les anciennes grosses têtes

Sur cette affaire, le procureur Jeff Sessions est ferme. Il explique, «  L’acte d’accusation ainsi dévoilé allègue que le stratagème de Volkswagen consistant à duper les requis légaux est allé jusqu’au sommet de l’entreprise. Ce sont des allégations sérieuses. » Le fait est que Martin Winterkorn est, hiérarchiquement parlant, la personne la plus haut placée étant désormais visée dans cette affaire prenant une tout autre tournure. Mais, toujours selon Bloomberg, il est peu probable que l’intéressé, qui aurait pris connaissance de la supercherie bien avant qu’elle n’éclate au grand jour sans faire quoi que ce soit pour la stopper, soit jugé aux États-Unis, l’Allemagne ne procédant à aucune extradition de ses concitoyens en dehors de l’Union européenne. En cas de jugement, il risquerait gros si les preuves confirment son implication. 

En décembre 2017, Oliver Schmidt, naguère à la tête du bureau d’études environnementales et d’ingénierie chez Volkswagen, a été condamné à sept ans d’emprisonnement et à une amende de 400 000 dollars. En août de la même année, l’ingénieur James Liang a écopé d’une peine de quarante mois d’emprisonnement et d’une amende de 200 000 dollars.

Pour rappel, le dieselgate est une vaste affaire dans laquelle, notamment, Volkswagen a faussé les protocoles de test de pollution en installant des logiciels falsifiant les taux d’émission des moteurs diesel. Dans le cas du géant allemand, onze millions de véhicules sont concernés.

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