Les services municipaux à Washington ont autorisé la société d'Elon Musk consacrée à la lutte contre les embouteillages, The Boring Company, à effectuer des tests dans la ville.

Les coups de pelle de l’entreprise Boring Company, qui ambitionne de creuser des tunnels entre les villes américaines pour faire circuler des voitures à grande vitesse ou des trains Hyperloop, n’auront pas lieu qu’en Californie et dans le Maryland. Si la société fondée par Elon Musk a reçu des autorisations pour transpercer le sol sur des segments de quelques kilomètres dans ces États, un autre feu vert est arrivé.

Le Washington Post indique que les services municipaux de la capitale américaine ont autorisé le groupe à creuser une portion d’une longueur non précisée dans le sol, toujours à des fins expérimentales. L’idée est de pouvoir disposer de démonstrateurs qui pourraient expliciter le but de ces tunnels et inciter la classe politique à soutenir, par exemple via des aménagements législatifs, ce type d’initiative.

Un tunnel Hyperloop, hors de terre.

Washington fait partie des villes qui pourraient faire partie d’un réseau de tunnel. Un porte-parole de la société a évoqué un itinéraire interurbain en ligne droite entre New York et Washington, qui ramènerait le temps de parcours à une trentaine de minutes contre quatre heures pour un trajet en voiture, dans des conditions de circulation normale. 320 km à vol d’oiseau séparent les deux villes. 360 km par la route.

Dans le cas de l’Hyperloop, l’idée est de propulser des capsules pressurisées dans un tube sous vide, à une vitesse de croisière de 900 km/h et des pointes à 1 200 km/h. À l’heure actuelle, les tests ont permis de faire circuler des engins entre 300 et 400 km/h, mais dans des circuits adaptés et sans personne à bord. À titre de comparaison, un TGV va à 320 km/h en exploitation commerciale.

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