Comme d'autres chefs d'entreprise, Sundar Pichai, le PDG de Google, s'est rendu en France pour participer au sommet de l’attractivité organisé par le président de la République, Emmanuel Macron. À cette occasion, le patron de la firme de Mountain View a fait un certain nombre d'annonces.

Facebook n’aura pas accaparé l’attention des médias bien longtemps. Alors que le réseau social a annoncé un investissement de 10 millions d’euros dans l’intelligence artificielle sur le sol français, ainsi que des actions en partenariat avec Pôle Emploi en vue de former plusieurs dizaines de milliers de personnes au cours des prochaines années, Google vient de répliquer.

De passage à Paris, le PDG de la firme de Mountain View, Sundar Pichai, a lui aussi fait un certain nombre d’annonces au sujet de ses activités en France. Comme on pouvait s’y attendre, l’intelligence artificielle occupe une place importante dans le discours du groupe américain — après tout, Sundar Pichai considère l’IA comme un enjeu plus fondamental encore que l’électricité ou le feu.

Intelligence artificielle

L’ouverture d’un centre de recherche fondamentale sur l’IA a ainsi été dévoilée. Basée à Paris, cette structure vient renforcer le centre de recherche et développement que la société a déjà mis en place dans la capitale et fort de 120 ingénieurs. Ce nouveau centre travaillera avec la communauté scientifique française sur des domaines allant de la santé à l’art, en passant par l’environnement et les sciences.

La mise en place de ce centre de recherche fondamentale sur l’IA constitue de fait un renforcement des activités de Google dans cette discipline sur le Vieux Continent. Hormis Paris, la firme de Mountain View peut compter sur son équipe d’ingénieurs basée en Suisse et dédiée à l’apprentissage automatique, mais aussi sur DeepMind, sa filiale britannique qui s’est illustrée sur l’utilisation de l’IA dans le jeu de go.

Des ingénieurs travaillant chez DeepMind.

Formation au numérique

Le deuxième volet du programme concocté par Google porte sur la formation. Il est prévu d’installer quatre centres dans quatre régions françaises pour permettre au grand public « d’améliorer ses compétences numériques » par l’enrichissement de leurs connaissances et de leur culture du numérique. Ces espaces, les « ateliers numériques de Google », seront animés avec des structures spécialisées déjà en place.

But de ces centres ? Former 100 000 personnes par an. Selon BFM Business, il s’agit de fournir gratuitement une formation numérique aux individus, qu’il s’agisse d’un salarié d’un chômeur ou d’un chef d’entreprise. Nos confrères indiquent qu’il est même question de faire découvrir aux familles la programmation informatique et de leur enseigner de quelle façon protéger leurs données privées.

Des centres de formation Google.

Évidemment, il est facile de tiquer sur ce dernier objectif : Google est-il le mieux placé pour expliquer au public la meilleure façon de sécuriser ses données personnelles et d’avancer avec prudence sur le net, quand on sait que le modèle d’affaires de la firme de Mountain View repose essentiellement sur la collecte et le traitement de ce genre d’information ?

On peut s’attendre à ce que Google défende une certaine manière de protéger sa vie privée mais on peut aussi arguer qu’au regard de la place que le géant occupe, il est aussi très bien placé pour savoir de quelle façon les Français et les Françaises se comportent en ligne et se protègent. Reste qu’il faudra juger sur pièces pour voir si Google enseigner sa vision de la protection des données ou s’il est plus nuancé.

Nouveaux recrutements

Le dernier axe de la stratégie française de Google est un renforcement significatif de son personnel basé au siège parisien du groupe. Google entend embaucher 360 nouvelles personnes ce qui constitue une progression de 50 % de ses effectifs. En conséquence, il y aura aussi un agrandissement des locaux pour accueillir ces nouvelles recrues. Une surface supplémentaire de 6 000 m² sera acquise.

Il faut toutefois noter que la progression des effectifs n’a pas été provoquée parce que Sundar Pichai a participé au sommet de l’attractivité « Choose France » que le président de la République, Emmanuel Macron, a organisé lundi 22 janvier à Versailles, en compagnie de 140 chefs d’entreprise du monde entier. En effet, ce projet de recrutement était déjà dans les tablettes de Google depuis l’automne dernier.

En résumé.

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