L'an passé, la startup SeaBubbles émoustillait nos représentants politiques. Futuriste, la société promettait une hybridation entre voiture et bateau volant, écologique et révolutionnaire. Sous le charme, la Maire de Paris et l'ex-Ministre de l'Économie promettaient aux parisiens des premiers tests sur la Seine au printemps, vers le futur.

Alors que les premiers bateaux volants de SeaBubbles devaient dériver sur les eaux de la Seine dès le début du mois de mars, il aura fallu attendre la fin de celui-ci pour non pas apercevoir la silhouette émaciée d’une bulle volante fendre le fleuve, mais pour découvrir le premier prototype du projet, loin de Paris.

Pédalo-volant-flottant

Alain Thébault a beau mettre beaucoup de bonne volonté pour convaincre que ses SeaBubbles seront prêtes à temps, au fur et à mesure de l’avancée de son projet, beaucoup de ses promesses semblent difficile à tenir.

Déjà en retard sur le calendrier initial de la Mairie de Paris, l’entrepreneur vient seulement de dévoiler son premier modèle flottant de véhicule aquatique. Et ceux qui attendaient une bulle volante et autonome, parée de futurisme et d’élégance, vont être déçus en découvrant un énorme pédalo auquel semble avoir été ajouté un moteur de zodiac.

Du concept, à la réalité…

Tout droit sorti du club nautique de la Grande Motte, et non d’un blockbuster de science-fiction, le SeaBubble semble plutôt mal débuter sa route vers les eaux du futur. Au Figaro, M. Thébault se félicite tout de même d’avoir acquis la stabilité de ses véhicules. Une étape cruciale pour une éventuelle utilisation grand public dans un futur proche. L’équipe du projet a préparé notre déception devant leur pédalo magique, et précise par ailleurs que le prototype dévoilé est à nu, il faudra encore lui ajouter sa carrosserie qui en fera alors une vraie voiture volante — ou flottante, nous ne savons plus.

La particularité de l’appareil est évidemment sa capacité à apparaître comme volant au dessus de l’eau, bien que ce ne soit naturellement pas le cas. Le bateau reprend en fait les techniques que développent déjà de nombreux skippers pour gagner en vitesse en naviguant au-dessus de l’eau.

Pour le moment, comme le montre le premier test, le chemin est encore long pour s’approcher des véhicules futuristes avec lesquels la startup a séduit la Banque Publique d’Investissement et les personnalités politiques françaises.

Notons que les vidéos dévoilées par la société montrent à plusieurs moments des instabilités plutôt sérieuses, et la voiture tangue très fortement sur les flots. Par ailleurs, le prototype se limite jusque là à 14 nœuds (25 km/h) : une nouvelle version, aussi rapide que celle promise à Paris, devrait être essayée dès cet été selon les portes-paroles de la société. On a hâte de voir ce que ces premiers tests grandeur nature vont donner !

 

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