Tous les grands services numériques deviennent des plateformes : Uber, Alexa et même les iMessage possèdent leurs API et des extensions développées par des tiers. Et pourtant, les sex-toys connectés restent eux encore très fermés, à l'exception d'une plateforme dévoilée au CES.

À Las Vegas, les constructeurs de sex-toys se font plus discrets que les géants du smartphone, et pourtant, ils sont nombreux à présenter chaque année leurs nouveaux gadgets connectés dans la ville du vice. Cette année, nous avons décidé de nous intéresser à OhMiBod, une petite startup qui produit, comme beaucoup d’autres, des sex-toys connectés.

OhMiBod en possède plusieurs modèles, s’adaptant aux plaisirs et aux orifices, mais ils partagent tous un caractère commun : ils sont connectés. Et grâce à l’application OhMiBod, vous pouvez surveiller votre vie sexuelle numérique comme vous surveillerez votre sommeil. Mais dans la firme, l’originalité et l’audace a toujours été de mise pour se démarquer dans un secteur bien plus concurrentiel qu’on ne le pense.

lovelife-please-app-lo

Car s’il existe des dizaines de vibromasseurs connectés, combien proposent des programmes de vibrations en adéquation avec une playlist concoctée par un DJ pour vous faire, littéralement, frémir ? Aucun à part les OhMiBod. La fonctionnalité vous laissera peut-être de marbre, mais vous l’aurez compris, la startup souhaite changer à sa manière les règles du jeu intime.

Vibrations open source

Et alors que la société possède une application déjà complète (OhMiBod Remote), qui permet entre autre de connecter le possesseur du jouet et son partenaire à distance, afin qu’ils puissent sextoter tout en nuançant les vibrations du gadget. OhMiBod souhaite désormais aller plus loin en invitant des développeurs à faire leurs propres extensions pour le produit.

Afin que les jouets connectés de la marque puissent être utilisées dans de nouvelles configurations, la société va ouvrir les sources de son SDK et créer des « vibrations open source  » selon ses propres mots. Pour Suki Dunham, responsable de OhMiBod, la mise à disposition d’un SDK pour les sex-toys est un vrai accomplissement pour ce qu’elle appelle la « technologie de la santé sexuelle. » Mme Dunham imagine de son côté que les couples et les développeurs trouveront rapidement des nouveaux mécanismes de gamification de la masturbation électrique. En réalité augmentée ?

krush-with-app-screens

On imagine de notre côté que des sites de rencontres pourront également se saisir de cette opportunité pour développer de nouveaux rapprochements entre leurs utilisateurs. Et imaginons, après tout, un monde dans lequel, avant votre premier rencard, votre match a déjà usé de ses charmes sur une application ?

Il reste néanmoins une inconnue dans cette équation : aussi connectés et open source qu’ils soient, que valent ces sex-toys ? Nous n’avons pas la réponse.

Partager sur les réseaux sociaux