Les bots remplaceront tout, même votre compte Linkedin.

L’invasion des bots se poursuit et si le phénomène prend de l’ampleur, il est possible que ce ne soit plus Julien Cadot qui écrive un article de ce genre en 2017, mais le bot de Julien Cadot. Promis, vous ne verrez pas la différence. Mais sur la route du journaliste-bot se trouvent encore des centaines de milliers de bots, dont le bot qui remplace votre CV. Et contrairement à la plupart de ces nouveaux outils du web 3.0, EstherBot a été créé par une Américaine qui ne connaît pas grand chose au code.

Bidouilleuse curieuse, Esther Crawford voulait à tout prix proposer un chatbot qui lui permette de répondre aux questions sur son CV à sa place. Elle a donc passé un peu de temps à chercher des outils qui lui permettraient de faire cela sans avoir à tout développer depuis le début. Esther a donc passé quelques heures sur les outils les plus accessibles pour une débutante et a fini par aboutir à un bot, sobrement nommé EstherBot. L’engin est un chatbot fort simple, capable de répondre à quelques questions en anglais.

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Sympa, Esther a partagé sa méthode et les ressources nécessaires pour créer son propre CV-bot encore plus facilement. Il vous faudra un compte sur Smooch qui vous permettra d’intégrer différents services à votre bot, notamment Messenger. Il suffira ensuite de forker son projet GitHub et de créer une web app en suivant ses instructions. Une fois que tout cela sera fait, vous pourrez éditer le fichier script.json qui se trouve dans votre compte GitHub et qui correspond aux questions possibles et aux réponses du bot.

L’opération n’est pas seulement ludique : pour Esther Crawford, les bots s’occuperont à l’avenir de nos recherches d’emploi à notre place, au moins pour répondre aux questions simples des recruteurs. C’est, d’après elle, un moyen plus simple et plus efficace d’accéder aux bonnes informations sur une personne qu’un CV fort plat et sur lequel les informations sont souvent regroupées sans réelle hiérarchie.

Nous avons essayé sa méthode et il faut reconnaître qu’elle est plutôt simple : sans avoir de compte sur aucun des services, nous avons réussi à mettre en place un bot Telegram en une petite demi-heure.

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Il n’y a pas à dire, l’avenir est bot.

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