Des pigeons équipés de capteurs pour mesurer le taux de pollution ? Une idée qui semble un peu folle et surprenante, mais bien réelle.

Inspirés par le concours #PoweredByTweets organisé l’an dernier par Twitter, la startup parisienne Plume Labs et DigitasLBi viennent de mettre en place une technologie étonnante : utiliser des pigeons pour mesurer le taux de pollution à Londres, en les équipant de capteurs connectés.

Pigeon voyageur

À l’heure de l’usage de plus en plus fréquent des drones, Plume Labs a décidé de miser sur des pigeons pour une raison toute simple. « La législation interdit de faire voler des drones au dessus des villes, il a fallu se rabattre sur une autre solution. On s’est arrêté sur les pigeons », nous confie Romain Lacombe, fondateur de Plume Labs. « Depuis des siècles les pigeons sont utilisés pour des missions particulières, comme transmettre des messages sur les champs de bataille par exemple ».

Les pigeons sont lâchés en groupe et sont munis de capteurs pour mesurer le taux de pollution mais aussi d’un GPS. Ces capteurs ultra légers sont positionnés sur le dos des pigeons, comme s’ils avaient un sac à dos  : « On fait partir les oiseaux de différents endroits de Londres, ils volent en ligne et on collecte les données au fur et à mesure ». 

Mais d’où viennent ces pigeons et comment sont-ils choisis ? « Nous travaillons avec des éleveurs de pigeons de course et des vétérinaires », nous répond Romain Lacombe. Loin d’être choisis au hasard dans la rue, ces pigeons sont élevés dans la pure tradition de la course de pigeon, où « les éleveurs font parfois partir les oiseaux du nord de l’Ecosse jusqu’à Londres pour revenir dans la journée ».

Des pigeons connectés bientôt à paris ?

La technologie ne s’arrête pas aux sacs à dos des pigeons puisque les oiseaux s’associent à un autre oiseau, Twitter, afin de communiquer le taux de pollution de l’endroit où vous vous trouvez. Il suffit de tweeter votre localisation (rappelons que le concept ne fonctionne qu’à Londres pour le moment) et Coco, Julius and Norbert, l’un des trois pigeons lâchés à différents endroits de la ville, informera l’internaute sur la toxicité de l’air.

Plume Labs est une startup basée à Paris qui travaille avec un laboratoire du CNRS mais également une équipe de chercheurs de l’Imperial College London. C’est pour cette raison que la phase de test se déroule au sein de la capitale britannique.

En plus de son Air Patrolune équipe de 100 beta testeurs au sol – humains cette fois-ci – est équipée d’objets connectés portables, avec une opération de crowdfunding visant à doter davantage de monde et de cartographier tout Londres en temps réel. L’entrepreneur souhaite exporter le concept à d’autre villes, dont Paris, par la suite. 

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