Avec Call of Duty: WWII, Activision et Sledgehammer Games reviennent aux sources. Et ça fait vraiment du bien.

Après des années et des années de guerres modernes, voire futuristes, qui ont été jusqu’à écœurer les joueurs, Activision s’est dit qu’il serait de bon ton de revenir aux sources avec le prochain Call of Duty. Un an après Battlefield 1 et sa Première Guerre mondiale revisitée, Call ot Duty : WWII va donc dépoussiérer la Seconde Guerre mondiale à l’instar des trois premiers opus de la franchise bulldozer. C’est Sledgehammer Games (Call of Duty : Advanced Warfare) qui s’en occupe et, après quelques minutes passées sur le multijoueur, nous pouvons affirmer une chose : ça fait du bien de retrouver ce feeling d’antan.

Madeleine de Proust

On avait effectivement pris des habitudes ces dernières années : les exosquelettes permettaient de repousser les limites du raisonnable (faire des double-sauts, marcher sur les murs, voir à travers certaines surfaces, bénéficier d’une force surhumaine…). Cela donnait naissance à des moments impressionnants, mais le toujours plus a fini par achever des joueurs lassés des super-soldats. Ils voulaient leur madeleine de Proust et Call ot Duty : WWII, à l’instar de Battlefield 1, leur en fournit une.

Sledgehammer Games a bien évidemment opté pour l’authenticité, un leitmotiv qui nourrit tous les compartiments de son FPS. Meilleur exemple pour illustrer ce point ? Le rechargement des armes que l’on sent bien passer, aussi bien à l’écran (les mouvements) que dans nos oreilles (un sound design d’orfèvre). À cette attention aux détails s’ajoutent des graphismes de haute volée et une solidité technique devenue une marque de fabrique de la franchise (un framerate à 60 fps minimum). Au passage, si l’esprit de la Seconde Guerre mondiale est bien évidemment respecté, Call of Duty : WWII reste un Call of Duty, comprenez par-là qu’il conserve l’ADN de la licence (ça explose de partout).

En multijoueur, le blockbuster va s’appuyer sur les ingrédients bien connus en termes de modes de jeu (deathmatch et consorts). On appréciera quand même l’introduction d’un type de matches scénarisé, avec objectifs évolutifs et asymétriques entre les deux équipes. Pour le dire vite, on reprend le principe de l’attaque-défense avec une tension palpable et un momentum qui peut très vite passer d’une team à l’autre.

Au milieu de tout ça, on retrouve ce sentiment de jouer à un FPS du début des années 2000, un peu lourd, du coup, mais diablement efficace de maîtrise. La carte dans laquelle prenait place notre session laisse par ailleurs augurer d’environnements très travaillés, avec des bâtiments ravagés accouchant de fenêtre de tirs et d’endroits escarpés pour des joutes musclées.

Machine à faire des billets verts

On aurait bien voulu essayer la campagne solo, mais, pour le moment, Activision préfère la garder secrète. On sait déjà que Sledgehammer Games a fait un choix fort concernant la représentation de la santé du héros (il faudra utiliser des trousses de soin). Là encore, c’est du old school. Autrement, on peut s’attendre à du grand spectacle façon Il faut sauver le soldat Ryan, avec des scripts un poil m’as-tu-vu et aussi dévastateurs qu’un tank allemand lancé sur un champ de bataille.

Après un Call of Duty : Infinite Warfare vécu comme l’épisode d’anticipation de trop par les fans, Call of Duty : WWII est bien parti pour (re)mettre tout le monde d’accord, content de sa formule qui a prouvé sa qualité par le passé, transcendée par un certain sens du savoir-faire de la part de Sledgehammer Games. Activision peut sabrer le champagne et presser des millions de copies : son FPS va se vendre comme des petits pains.

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