Un film que Disney avait dans ses cartons vient de fuiter. Les maîtres-chanteurs réclament une rançon en Bitcoin, menaçant de diffuser le film sur le web si les studios ne payent pas. Un chantage auquel Disney refuse pour l'instant d'obtempérer.

Avant d’envisager équiper ses parcs d’attraction de mascottes robotisées, Disney devrait peut-être revoir ses méthodes concernant la sécurité de ses serveurs. Une fois n’est pas coutume dans l’univers Disney, ce sont de véritables pirates qui viennent de sévir à l’encontre de la firme aux grandes oreilles.

En effet, Bob Iger, le CEO de Disney, a annoncé le 15 mai 2017 qu’un film des studios avait fuité. Le ou les hackers à l’origine du vol réclament une rançon pour restituer le film à ses propriétaires ; dans le cas contraire, ils menacent de le dévoiler.

Disney refuse de payer la rançon

Bob Iger n’a pas précisé le nom du film concerné, mais a indiqué que Disney refusait d’obéir à la demande des pirates informatiques. Les studios travaillent en collaboration avec des enquêteurs fédéraux pour retrouver les responsables de ce piratage. D’après les informations de Deadline, le film pourrait être le dernier volet de la franchise Pirates des Caraïbes, sous-titré La Vengeance de Salazar, qui doit sortir en salle le 24 mai 2017.

Le CEO de Disney a également précisé que les hackers demandaient le versement d’une somme — dont le montant n’est pas connu — en Bitcoin. Dans le cas contraire, ils menacent de publier le film au compte-gouttes, en commençant par en diffuser les cinq premières minutes. Si Disney refuse de payer, ils continueront à divulguer le film à coup d’extraits de vingt minutes.

Les pirates menacent de dévoiler le film au compte-gouttes

Début mai 2017, Netflix était visé par une action similaire : la cinquième saison d’Orange Is The New Black avait été piratée et diffusée sur Internet, avant son lancement officiel prévu le 9 juin. Le responsable avait également tenté de monnayer son silence.

Un film retenu en otage par des hackers : ironie du sort pour Disney, qui, s’il n’était pas préoccupé par la situation, pourrait tenir là de quoi inspirer le scénario de l’une de ses futures productions.

Partager sur les réseaux sociaux