Alors que les sept premiers romans de Harry Potter ont été adaptés au cinéma, le huitième, qui est en fait une pièce de théâtre, fait l'objet de rumeurs sur un portage à venir sur grand écran. Warner dément, mais le studio a des raisons pour se lancer dans un tel projet.

Harry Potter est un succès planétaire, à la fois littéraire et cinématographique. Les sept romans de la série principale ont donné lieu à huit films qui ont rapporté des centaines de millions de dollars — 7,7 milliards de dollars, selon Forbes. Pour le studio qui a acquis les droits d’adaptation au cinéma, Warner Bros, le portage sur grand écran des livres a été un coup gagnant. Dans ces conditions, pourquoi en rester là ?

Justement, Warner Bros n’en reste pas là. Actuellement, la société de production s’occupe de la sortie des Animaux fantastiques, un spin-off de Harry Potter qui prend place dans les années 20 à New York. On y suit les péripéties de Norbert Dragonneau, qui a répertorié consciencieusement toutes les créatures fantastiques. Mais c’est au cours d’une halte dans la ville américaine que son bestiaire va faire des siennes…

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L’adaptation des Animaux fantastiques, réalisé par David Yates et avec Eddie Redmayne dans le rôle principal, sortira au cinéma en fin d’année, le 16 novembre pour la France et la Belgique.

Ensuite, Warner Bros pourrait bien s’attaquer à la production de Harry Potter et l’Enfant maudit. C’est en tout cas ce que rapporte le New York Daily News, qui dit que des responsables du studio voudraient bien adapter l’œuvre non pas en un film mais en une trilogie. Et contrairement aux sept premiers tomes, la suite n’a pas été écrite sous forme de roman. Elle a été adaptée en pièce de théâtre.

Dans Harry Potter et l’Enfant maudit, un bond temporel de dix-neuf ans est effectué. Les héros ont bien grandi, sont en couple et ont fondé une famille. Les menaces d’antan ont été définitivement vaincues et une nouvelle génération est en train de voir le jour. Une nouvelle génération qui doit apprendre à vivre avec la notoriété de leurs parents et avec le fardeau de leur lignée respective…

Une pièce de théâtre adaptée en trilogie ?

Toujours selon le New York Daily News, le portage de ce huitième « tome » pourrait survenir à partir de 2020, vraisemblablement au rythme d’un film par an. Le fait que l’histoire se passe bien plus tard par rapport aux autres romans tombe plutôt bien : les acteurs qui ont incarné Harry, Hermione et Ron sont désormais adultes et n’ont plus les traits enfantins que l’on peu voir dans le tout premier film, sorti en 2001.

Daniel Radcliffe, Emma Watson et  Rupert Grint pourraient sans difficulté reprendre le costume des personnages qu’ils ont laissés en 2011.

Si le cœur leur en dit : autant pour Rupert Grint, dont la carrière n’est pas aussi dense que celle de ses deux camarades, une nouvelle trilogie sur Harry Potter pourrait constituer une vraie opportunité, autant pour Daniel Radcliffe, ce n’est peut-être pas forcément sa priorité : son image est lourdement associée au jeune magicien et il n’est pas forcément simple de montrer une autre facette de lui-même.

Warner dément, bien sûr

Reste à savoir si les informations du New York Daily News sont fiables. De son côté, Warner Bros a, sans surprise, démenti tout projet en ce sens. « Harry Potter et l’Enfant maudit est une pièce de théâtre, sans aucun plan pour en faire un film » a indiqué un représentant du studio dans un e-mail adressé au Huffington Post. Évidemment : quel studio irait confirmer par un simple communiqué de presse un projet d’une telle ampleur ?

Si Warner a vraiment dans les cartons une adaptation de la pièce de théâtre, il est évident que c’est avec fracas que l’annonce serait faite.

Quoiqu’il en soit, une chose est à peu près sûre.

Un tel projet ne pourra pas se faire sans le casting original. Il est inconcevable de modifier le trio de héros en faisant appel à de nouveaux acteurs. Tout comme Elijah Wood est Frodon Sacquet ou Mark Hamill est Luke Skywalker, Daniel Radcliffe est Harry Potter. Les fans seront intraitables là-dessus. Si jamais Warner Bros s’engage dans cette voie, il ne prendra aucun risque vu l’enjeu que représente la licence.

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