Nicolas Sarkozy, candidat à la présidentielle ? Pas vraiment : le site jyvaisquandmeme.fr est plutôt une campagne bien orchestrée

Mise à jour : quelques heures seulement après sa première apparition, l’URL pointe désormais vers un texte militant publié anonymement sur Medium. Il dénonce tour à tour la Loi Travail et l’hypothétique choix futur lors de l’élection présidentielle. « Nous appelons à la constitution d’un contre-espace public et politique, partout en France, qui rende à son caractère dérisoire tout le spectacle décrépit de la politique. », affirme-t-il.

Le texte, qui a été repéré sur lundi.am n’est peut-être pas en lien direct avec le ou les personnes derrière l’URL jyvaisquandmeme.fr. Si c’est le cas, le ressort communicatif est bien trouvé : commencer par une blague qui implique Nicolas Sarkozy, c’est assurer une couverture médiatique à l’événement. Puis, quand tous les liens vers l’URL ont été faits depuis les médias, changer le site vers lequel elle pointe pour délivrer le message final lui donne un énorme écho. Un tel message n’aurait jamais été autant relayé sans la petite pirouette initiale.

Article original : Aujourd’hui, vous avez pu vous réveiller avec un tract plutôt intrigant derrière l’un des essuie-glace de votre voiture. Celui-ci présente fièrement une photo de Nicolas Sarkozy avec un slogan on ne peut plus clair : « J’y vais quand même ». La blague joue bien évidemment sur la défaite du candidat, ex-président de la République, aux primaires de la droite et du centre, laissant supposer que Sarkozy se présenterait quand même aux élections présidentielles.

Cela dit, la vanne a un deuxième niveau : son site web. Le site relié au slogan, jyvaisquandmeme.fr, pointe sur la page Wikipédia de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Nicolas Sarkozy est aujourd’hui rattrapé par la justice, notamment après les nouvelles révélations de Mediapart au sujet de l’argent libyen. Beaucoup de ses opposants avaient estimé que ces affaires avaient un rapport étroit avec la volonté du candidat de briguer un nouveau mandat présidentiel.

L’URL, achetée chez Gandi le 26 novembre, ne permet pas de connaître l’identité de son propriétaire.

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