Aux États-Unis, l'organisation d'activistes Fight For the Future a décidé de mettre en place un numéro spécial pour les responsables politiques qui voudraient éviter de dire des âneries sur l'actualité technologique et l'encadrement législatif sur Internet.

L’idée pourrait inspirer en France la Quadrature du Net, ou d’autres organisations de protection des droits et libertés sur Internet, qui sont fatiguées d’entendre les parlementaires prendre des positions dogmatiques très éloignées des réalités des technologies. Aux États-Unis, Fight For The Future a annoncé la création d’une hotline téléphonique qui permettra aux députés d’appeler pour se renseigner avant d’être interviewés ou de faire des déclarations sans queue ni tête dans un hémicycle.

L’initiative, qui sans doute était déjà en suspens, a été déclenchée après qu’une congressiste membre de la Sous-commission du Congrès sur les communications et la technologie a été interrogée sur CNN à propos de l’attaque DDOS massive subie par Dyn, qui a neutralisé une partie du web américain en début de semaine.

Alors que l’attaque a consisté pour un groupe de hackers à inonder les serveurs DNS de requêtes, opérées grâce au piratage d’appareils connectés, l’élue s’est ridiculisée sur la grande d’informations en affirmant que l’attaque n’aurait pas pu avoir lieu si la loi SOPA avait été votée. Or cette loi controversée qui n’a finalement jamais vu le jour n’a strictement rien à voir avec ce type de piratages, puisqu’elle visait les pirates… de contenus protégés par le droit d’auteur.

Désormais, les députés pourront appeler le numéro 1 (844) 294-A-CLUE. « Cet appel téléphonique pourrait être la chose la plus importante que vous faites aujourd’hui », s’amuse Fight For Your Right. « Notre directeur technique Jeff Lyon sera plus que ravi de vous expliquer les fondamentaux de comment les attaques DDOS fonctionnent, et comment de mauvaises législations supplémentaires adoptées à la hâte nous mettrons tous encore plus en danger ».

« Vous aurez un résumé rapide de comment les cyberattaques comme celles-ci fonctionnent, et de ce que vous, en tant que membre du Congrès, pouvez faire pour les éviter à l’avenir ».

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