Soldes d'hiver : Grâce à son observatoire des prix, Numerama détecte les bonnes affaires !

EMI France soutenu par une quarantaine d'artistes

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 29 Février 2008 à 15h22 - posté dans Musique Numérique

En pleine crise de la maison de disques britannique, qui prévoit un plan de licenciement massif, Cali, Renaud, Camille, Raphaël, Jane Birkin et une quarantaine d'artistes francophones signent un appel pour préserver les emplois au sein du label.

Les Rolling Stones ont fuit. Coldplay et Robbie Williams ont menacé de partir. Mercredi, une quarantaine d'artistes français ont annoncé dans un appel commun qu'ils ne "quitteraient pas le navire en ces temps difficile". Parmi les signataires de l'appel transmis par l'intermédiaire du manager de Cali figurent, à côté du chanteur, Camille, Raphaël, Jane Birkin, Julien Clerc, Françoise Hardy, Jacques Higelin, Sandrine Kiberlain, Keren Ann, Georges Moustaki, Soprano, Alain Souchon ou encore Yann Tiersen.

"Nous, artistes d'EMI France, tenons à présenter notre position en faveur des équipes de notre maison de disques", ont proclamé les signataires alors que Terra Firma, le fonds d'investissement qui a repris la maison de disques, a annoncé en janvier la suppression d'environ 2000 postes dans le monde, soit un tiers de ses 5.500 emplois. "Notre travail est un travail d'équipe avec chacun des acteurs de la maison d'artistes. Chaque employé de la filiale a besoin de notre musique pour avancer, pour progresser; nous avons besoin de chaque personne déléguée au développement de nos projets".

Pour autant, comme nous l'écrivions au moment de l'annonce du plan social, la suppression massive d'emplois chez EMI est inéluctable. Elle est le symbole de la fin d'une ère d'exception, où les grandes maisons de disques multinationales ont pu bénéficier d'une convergence extra-ordinaire (au sens propre) de facteurs facilitant leur croissance et leur caractère indispensable. Chacun, d'ailleurs, semble en avoir pris conscience. L'appel a été lancé mercredi, mais quasiment aucun média ne l'a relayé...

Publié par Guillaume Champeau, le 29 Février 2008 à 15h22
 
 
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Commentaires à propos de «EMI France soutenu par une quarantaine d'artistes»
 

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'djjeffouille', le 01/01/1970 - 01:00
quand tu bois le bouillon c'est Laurent Petigirard en personne qui vient à ta rescousse.......:)

je buvais le bouillon ?
je comprend pas trop la ...
sur quel sujet ?

1-je ne prétend pas donner des leçons sur le fonctionnement de la sacem.
2-je ne prétend pas connaitre lp

meme si j'ai des contacts avec des personnes qui sont a la sacem (ou ailleurs), ce qui me permet de poser des questions directement a des gens de metier, et donc d'obtenir des réponses coherentes avec la (leur) réalité.

voila tout.

et si tu sais lire, tu relevera que je critique ouvertement certain aspect de l'action sacem concernant le probleme de piratage numerique sur les reseaux p2p. mais je suis un gros baltringue avec lequel on ne perd pas son temps a discuter de truc que les consultants surcompétents déja en place maitrisent absolument parfaitement depuis des années.

ça va pas faire diminuer ma parano te concernant.......:D

té parano avec tout et tout le monde, toute maniere.

'Laurent, le 01/01/1970 - 01:00
Je ne défend personne, je ne connais Superadmin ni d'Eve ni d'Adam et la Sacem n'a pas de temps à perdre à soutenir de faux internautes qui seraient à sa solde...!

merci de le préciser, j'ai énormement de mal a le faire admettre.
faut dire aussi qu'ici, lorsqu'on est pas spécialement contre la sacem et les majors, on est très mal vu.

Simplement je trouve intéressant, lorsque je lis des commentaires erronnés ou très aproximatifs, de vous communiquer des documents incontestables.

et c'est très aimable a vous car bénéfique pour les lecteurs de numérama, qui peuvent ainsi consulter des informations validées par une personne compétente.
c'est pas plus mal.

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'bourgpat', le 01/01/1970 - 01:00
Je dit juste que tant que vous vendraient de la merde la vente de musique dématérialisée sera toujours handicapée
alors explique moi, pourquoi c'est cette même merde qui est la plus téléchargée?

si les gens pirataient car ce qui est proposé ne leur convient pas, on aurait pas un nombre de sources nettement supérieur
pour les trucs connus et commerciaux que pour le reste.

c'est logique non?


'bourgpat', le 01/01/1970 - 01:00
Enfin je vois qu'une étude réelle de l'influence du piratage sérieuse vous semble superflue
il me semble qu'il y a quelque temps, je t'avais fourni une telle étude.
il faudrait la retrouver en fouillant dans les posts.

ce que disait cette étude à été largement confirmé depuis.

sans nier que le pouvoir d'achat joue aussi, il faudrait quand même un jour dépasser le stade qui consiste à dire
que le piratage n'influe pas sur les ventes, voire même les augmente.

je pense que l'urgence de la situation fait qu'il faudrait arrêter de pleurer et de se victimiser d'une manière purement infantile
(ouaih, c'est pas ma faute, c'est la société qu'est très méchante) pour se concentrer sur la recherche de solutions

mais si vous n'admettez pas le problème, c'est sûr qu'il parait superflu de se remettre en question.
quant à chercher ou accepter des solutions.....d'ici là, on sera sur mars.
c'est pas tout ça mais je n'ai pas vu de réponse de Laurent Petigirard concernant mon cas très concrèt ici :

http://www.numerama....=54#entry950935


On fait quoi pour cet artiste ?

il y a pas moyen de demander à la Sacem d'arrêter de le harceler ?

Je remet le mail que j'ai reçu au cas où Laurent l'ai zappé.....

"J'ai une question à vous poser : Je suis artiste inscrit à la Sacem. J'ai fait un concert (presque) privé. J'ai eu le tort d'envoyer un mail à un journaliste qui a diffusé l'info de mon concert dans la presse locale. Depuis la Sacem n'a de cesse de me réclamer de l'argent, ils vont jusqu'à chiffrer la chose et envoyer des penalités pour le retard de paiement. Si j'ai bien compris votre site, vous êtes peut-être en mesure de répondre à ma question : Qu'est-ce que je risque si je continue à vouloir ne pas payer? Car au final, je vais recevoir en fin d'année 2% de ce qu'il me réclame?
Merci par avance
Michel"

Je ne suis pas un homme politique ou un juriste, j'aime bien traiter les cas concrèts et je ne baisse pas les bras avant de les régler :)
Contactez moi directement, laurent.petitgirard@wanadoo.fr

J'examinerai ce problème avec les services, mais je ne viens pas ici pour régler des cas partculiers et je ne vous promets rien avant d'en connaître les diférents paramètres.

LP
'iopy', le 01/01/1970 - 01:00
'bourgpat', le 01/01/1970 - 01:00
Je dit juste que tant que vous vendraient de la merde la vente de musique dématérialisée sera toujours handicapée
alors explique moi, pourquoi c'est cette même merde qui est la plus téléchargée?

si les gens pirataient car ce qui est proposé ne leur convient pas, on aurait pas un nombre de sources nettement supérieur
pour les trucs connus et commerciaux que pour le reste.

c'est logique non?

Iopy je pense que tu es assez vieux pour avoir connus le temps de cassette audio où il s'est vendus largement plus de cassette vierge que de cassettes enregistrées.

Là aussi, les gens copiés des contenus gratuitement ( amis, mediathèque, radio ) pas pars que le contenus était de la merde mais car le contenant était de la merde (durée de vie faible et perte de qualité au fur et à mesure des écoute).

Aujourd'hui la qualité de la vente en dématérialisé est proche de ce qui existait du temps de la cassette audio. Vente d'un produits qui est obsolescent dés le jour de la vente. Qui pensait que cela valait la peine de faire des effort pour garder pendant 20 ans des fichiers en MP3, AAC 128 kbs en plus garnis de DRM.
Aujourd'hui il y a un pas sur la qualité mais encore insuffisant alors que les premier format lossless existaient déjà lors du vote de DADVSI. Le deuxième point reste l'évolution future des matériels et des formats et de la qualité nécessaire et suffisante pour qu'ils passent des encodages successifs sans réduire le morceaux de musique à une suite d'erreurs.

Tant que l'on vendra la musique dématérialisée comme un format jetable, il n'y a aucune raison que les gens n'appliquent pas les même recettes qu'avec les cassettes ( c'est un format d'usage qui ne nécessite pas l'achat mais simplement d'obtenir des copies de la part des potes et de se les échanger).


On reproduit aujourd'hui les mêmes réflexes qu'il y a 20 ans pour les mêmes raisons.


Pour l'étude je te le rappelle, un matériel et méthode définit clairement, le piratage et les loisir définit en globalité car il ne sert à rien de saucissonner les études avec des études spécifiques sur le musique, les dvd, les jeux vidéo, ....... les loisirs en général et qu'au final le budget loisir doit être étudié dans la globalité et l'ensemble de ses fragmentation car les résultats qui définissent les manque à gagner du piratage d'un seul média à 400 euros en plus de dépense chaque mois pour chaque français (ici suédois) sont idiots. Et cette donnée de l'augmentation du budget loisir nécessaire sans piratage est une donnée essentielle pour ne pas aller au final dans un mur.
'Laurent, le 01/01/1970 - 01:00
Contactez moi directement, laurent.petitgirard@wanadoo.fr

J'examinerai ce problème avec les services, mais je ne viens pas ici pour régler des cas partculiers et je ne vous promets rien avant d'en connaître les diférents paramètres.

LP

Je n'en attendais pas moins de toi , je te remercie d'avance d'accepter de tenter de règler ce problème qui ne devrait pas avoir lieu, le rôle de la sacem étant de défendre les artistes et pas de les harceler....

Je suis obligé de te reconnaitre une certaine ouverture d'esprit en tout cas

J'ai prévenu l'artiste en question qui va te contacter directement car ce sont des histoires internes Sacem et en tant que créateur de l'AIMSA je n'ai pas trop à m'en mêler :)

Tout au plus à faire remarquer qu'il y a un problème il me semble et comme je n'aime pas voir les artistes et plus généralement les gens dans des situations injustes , j'interpelle les personnes qui peuvent changer la donne
'bourgpat', le 01/01/1970 - 01:00
Là aussi, les gens copiés des contenus gratuitement ( amis, mediathèque, radio ) pas pars que le contenus était de la merde mais car le contenant était de la merde (durée de vie faible et perte de qualité au fur et à mesure des écoute).
...
On reproduit aujourd'hui les mêmes réflexes qu'il y a 20 ans pour les mêmes raisons.

Si tu ne fais pas de difference entre une copie de vinyl, K7 ou CD/DVD, dupliquée sur support physique entre 20 ou 30 potes, eventuellement une centaine de pote dans les cas les plus extreme, et une copie dupliquée a l'aide des reseaux p2p a des milliers d'exemplaires chaque jour, pendant des semaines, c'est que t'a pas compris la difference entre un autoradio et une freebox.


juste pour rire :
un artiste comme jl murat, qui est peu courtisé du grand public, donc peu telechargé, c'est tout de meme chaque jour plus de mille (1000) personnes, qui telechargent l'un de ses albums

comment peut tu comparer cela a un echange de K7 audio entre 3 potes d'ecole ?

1000*365=365 000 telechargement par an.
imagine que l'artiste fourgue autant de cd à la fnac ...

bien sur, je suis d'accord que si le p2p n'existait pas, ce n'est pas pour autant qu'on verrait la meme quantité de personne acheter l'album. mais tu ne fera croire a personne que sur 360 000 personnes, il n'y en a pas une bonne partie qui aurait achetés l'oeuvre :

si 10% seulement le font (ce qui me parait assez réaliste), c'est 35 000 vente de plus sur une année et 35 000 ventes, c'est plus de 50% du volume des ventes annuel de certains artistes.

et je ne parle pas d'artistes de jazz ou de classique, qui eux, connaissent le succes quant il depassent les 15 000 ventes ...

Alors, au vue de ces arguments, je ne comprend pas trop comment on peut pretendre que le p2p pn'influe pas sur les ventes.
je precise que je suis convaincu que le p2p n'est peut etre pas la seule raison, mais concerne tout de meme une part importante de la baisse des ventes.


'djjeffouille', le 01/01/1970 - 01:00
Je suis obligé de te reconnaitre une certaine ouverture d'esprit en tout cas

et moi, je dois reconnaitre qu'il n'est pas juste et pas normal qu'un artiste soit contraint de libérer tout son catalogue ou rien :
il devrait pouvoir ne libérer que qq titres seulement.

cependant, admettont qu'il y a une large tolerance de la sacem, a ce sujet la : Nombre d'oeuvres sacem sont sur youtube et placées la par les prods ou les editions. et si on suit les regles sacem, c'est interdit de le faire, ou alors il faut que l'artiste accepte de libérer TOUTES ses oeuvres ... alors, Il y a surement quelques petites choses a revoir, dans cette histoire la.

++
Une petite précision, ma comparaison entre MP3 et cassettes audio était plutôt sur le ressentis de qualité et ce qu'il induit la capacité à déclencher l'achat.

Pour les 10% de dépense en plus pour l'acheteur, prenons le cas d'un gros téléchargeur qui télécharge 10 albums par mois (soit Env 100 titres et 100 euro si on simplifie les choses en prenant la base itune et 300 Mo à 450 Mo de données en fonction de la taille des fichier et de la qualité d'encodage qu'il recherche où trouve). Donc si il devait dépenser 10% de ce qu'il télécharge en plus de ce qu'il acheté çà nous fait 10 euro en dépenses supplémentaire par mois.

Cet exemple est à la con et reste à la con, il n'est en rien significatif car on ne parle pas en plus des jeux qu'il peut télécharger chaque mois, des films ou séries télévisée et des programmes informatiques et ce chaque mois alors que pour la plupart ils continuent à acheter en parallèle (musique, jeux, films, séries et programme informatiques).

Que les échanges soient plus nombreux aujourd'hui qu'hier surement mais que les personnes mettent à l'abri en épargne ce qu'il n'ont pas dépensé en musique çà j'en suis pas sûr. Il échangent peut être plus mais peuvent ils réellement acheter beaucoup plus? (encore que la vie d'un cd ou d'un vinyl pouvait être beaucoup plus intéressante que celle d'un MP3 drm qui est sensé rester sur l'ordinateur de son propriétaire la où notre média enregistrés pouvait être acheté, revendu en occasion, prêté à un pote qui l'oubliera sur son étagère puis se retrouver dans un vide grenier ou chez un broc et ce pouvant donner lieux à des copies à l'ensemble de ces intersections qui elles même diffuseront dans ces différents cercles et ce durant toute sa vie.


Il manque réellement de bonnes études qui n'oublie pas de donner la population à laquelle elles font référence quand elles sortent un chiffre de manque à gagner. Qui parlent avec les même références quand elles parlent de la musique, des films, des séries, des jeux et de programmes informatiques car 20 euros par mois pour la musique, 40 pour les films, 20 pour les jeux 20 pour les programmes informatiques, les 100 euros par mois de dépenses supplémentaires que pourraient donner les éventuels manques à gagner sont loin d'être des sommes anodines pour la plupart des français et ce quelque soit l'évolution du niveau de vie que l'on a eut ces dernières années.

edit : la journée à été longue pour que me doigts trainent sur les touches.
'iopy', le 01/01/1970 - 01:00
alors explique moi, pourquoi c'est cette même merde qui est la plus téléchargée?

Parce que nos "gamins" ont envie d'écouter ces titres matraqués sur les radios ou qui composent ces clips passent pratiquement en boucle sur TF1.

Ils éprouvent le besoins de les télécharger avant de se faire idée et de savoir si ils ont ou non l'envie, ou le besoin d'acheter le CD en question à 20 Euros la pièce ou plus encore.

C'est le coté "double tranchant" du matraquage ...

La crise économique, que nous subissons tous actuellement, ne permet plus à nos jeunes (et à nous aussi) d'acheter des cd sur un simple "coup de tête" comme nous le faisions dans le passé !

Ces jeunes téléchargent les titres en question car ils sont "matraqués" mais ils ne désirent rien d'autre que de se faire leur propre opinion, avant de savoir s'il s'agit du "titre d'un artiste kleenex", ou non avant d'investir leur surplus d'argent disponible avant de l'acheter.


S'agit de pragmatisme ou de rationalisme ?

:Hein:


[Edit Typo]
'bourgpat', le 01/01/1970 - 01:00
Une petite précision, ma comparaison entre MP3 et cassettes audio était plutôt sur le ressentis de qualité et ce qu'il induit la capacité à déclencher l'achat.

dire le p2p n'a aucune influence sur le nombre de vente, c'est totalement faux.
dire que le p2p est la cause de la chute des ventes, c'est totalement faux aussi.

c'est tout ce que je voulais exprimer.

pour ma part, c'est clair :
sans le p2p, je n'aurais pas decouvert tout un tas d'artistes, pas forcement des nouveaux, d'ailleurs.
il est quasi sur que je n'aurais pas acheté leurs disques sans les connaitre auparavant.

je dois avouer aussi que je n'ai toujours pas acheté leur disque ...
mais pour une question de pouvoir d'achat plus que de mentalité.

car je suis plutot enclin a acheter un album que j'ai déja (car téléchargé) pour faire en sorte que l'artiste conserve l'envie et obtienne les moyens d'en faire un autre ... car je sais d'experience que la musique a un cout de production et que le gratuit ne peut l'etre que pour une partie seulement des protagonistes ; ceux qui consomment.

cela ne m'empeche nullement de revendiquer clairement l'usage des reseaux p2p pour ma conso audiovisuelle.
++
Dire que les échanges P2P sont les seuls responsables de la baisse des ventes est aussi absurde que de prétendre qu'il n'y sont pour rien, une large proportion de la baisse leur reste évidemment imputable, il n'y a qu'à voir sur les forums, le nombre d'intervenants qui revendiquent ne plus jamais acheter la moindre musique, sous quelque forme que ce soit.

Il est évident que le numérique a apporté un nouveau concept, le "unbunding", ou dégroupage, qui donne la possibilité de n'acheter qu'un seul titre là où il y avait souvent vente forcée d'un album.
Les dernières études anglaises montrent qu'il y a de plus en plus de gens qui achètent de la musique légalement, mais ils dépensent beaucoup moins qu'avant.

L'autre évidence c'est que la notion d'achat de musique titre par titre est dépassée au profit d'un concept forfaitaire.
On voit fleurir toutes ces offres d'accès à un catalogue complet, le futur passe par là, sauf qu'aucune ne couvre l'ensemble des catalogues et que la possession des fichiers est souvent liée au maintien de l'abonnement.

Mais à mon sens, (je parle ici à titre personnel et non pas en tant que Pdt du CA Sacem) le résultat de toutes ces évolutions finira, non pas par une légalisation des échanges P2P du type Licence Globale (qui interdit, sous peine de fliquer tout le monde, de savoir avec précision ce qui a été échangé et donc de rémunérer correctement les ayant-droit) mais par un accès à des sites légaux, alimentés par l'ensemble des producteurs avec des fichiers sains et identifiés, qui permettront une répartition à l'unité près des titres téléchargés.

Le futur passe aussi par l'accès permanent à des sites de streaming où l'on pourra écouter en permanence toute la production musicale, que ce soit de son ordinateur, de son baladeur ou de son téléphone.

Restera à voir comment l'accès en sera financé, accès compris dans l'abonnement avec un effort des FAI qui fasse qu'il n'augmente que de très peu, voilà probablement la meilleure solution, améliorée par une publicité sur les pages d'accueil du site (jamais sur les fichiers, bien sûr).

Ce qui pour moi est évident, c'est que la filière musicale doit renouer le contact avec le public par le biais d'un système simple, sain, juste dans lequel chacun contribue raisonnablement, à commencer par les FAI, les seuls grands gagnants de ces dernières années.

Cordialement.

LP
Dire que les échanges P2P sont les seuls responsables de la baisse des ventes est aussi absurde que de prétendre qu'il n'y sont pour rien, une large proportion de la baisse leur reste évidemment imputable, il n'y a qu'à voir sur les forums, le nombre d'intervenants qui revendiquent ne plus jamais acheter la moindre musique, sous quelque forme que ce soit.

+1

Il y a d' autres modèles au dela du" forfaitaire" ( qui est quand même , à mon propre avis et au niveau symbolique le summum de la consommation aveugle... le forfait culture?...un peu à l' encontre de l' idée d'un accès facile et universel de la chose culturelle pour et par tous... mais c' est un autre débat)

A surveiller: le modèle "PAY as you like" ....
je precise que ceci n'a rien d'une attaque perso contre vous.

'Laurent, le 01/01/1970 - 01:00
le résultat de toutes ces évolutions finira, non pas par une légalisation des échanges P2P du type Licence Globale (qui interdit, sous peine de fliquer tout le monde, de savoir avec précision ce qui a été échangé et donc de rémunérer correctement les ayant-droit) mais par un accès à des sites légaux, alimentés par l'ensemble des producteurs avec des fichiers sains et identifiés, qui permettront une répartition à l'unité près des titres téléchargés.

justement.
le succes du p2p, c'est qu'il n'est pa centralisé par un organisme ou sur un site.
c'est les gens, entre eux, qui se partagent et s'echangent de la musique ou des films.
parfois legalement, la plupart du temps d'une maniere totalement illicite.

aussi, un mode de fonctionnement centralisé par un organisme privé ou une societe commerciale ne pourra remporter l'adhesion de cette population, qui exprime clairement ses choix : une liberté totale de consommation et une payement volontaire, ou forfaitaire.

certains tentent, depuis plus de deux années, des experiences sur le sujet.
celles-ci tendent à demontrer l'interet des reseaux p2p pour les artistes et l'industrie. (car il y en a.)

mais les societes de gestion telle que la sacem, ou la sppf, sont completement hermetique a ces propositions ; elles preferent faire les choux gras de quelques amateurs de promesses numeriques, qui n'ont toujours pas tenus leur promesses techniques, faites depuis plus de deux ans aussi. ou alors, detrompez moi : n'y a t il pas qq soucis de resultat, avec certain de vos prestataire ... quel sont les cout engendrés par ces echecs ? ne sont ils pas supportés par la sacem, qui pioche donc dans la caisse, des sommes qui ne seront donc pas consacrée a quelque chose de concret et de positif, pour les artistes ou la sacem, ou le public ?

autrement dit et pour etre clair :
pourquoi continuez vous a travailler avec des guignols ? pourquoi continuer à jeter l'argent par les fenetres ? pourquoi ecouter des gens qui vous promettent l'impossible alors que depuis 2 ans, ils n'obtiennent quasiment aucun resultat ?

pourquoi penser que le 'bidule technique' ,qui surveillera le p2p a propos de la riposte graduée, sera plus efficace que leur technologie inovante dont ils ne se servent pas tellement elle est efficace ? que cela soit pour A*o. ou pour T*g.

pourquoi refuser de dialoguer avec des gens qui proposent autre chose que de la repression ou du filtrage ?

je sais que vous n'etes pas decisionaire sur ce type de projet, mais vous avez tout de meme votre mot a dire :

la sacem est la pour les artistes, non ? n'ont ils pas le droit de se demander (et donc de demander des comptes a la sacem) sur ce que vous faite de concret pour eux, au sujet des echanges pirates sur le p2p ?

il me semble que les majors, non seulement comprennent bien mieux le probleme, mais surtout sont beaucoup plus ouverts a des concepts alternatifs a la repression et au blocage. cependant, il y a encore beaucoup de boulot explicatif a a faire, meme pour elles. mais concernant la sacem, elle refuse ne serait ce que d'entendre, ces propositions.

superaigri.
Résumer ma position en disant qu'elle ne dit seulement qu'il n'y a pas d'effets du P2P sur les ventes est aussi une Interprétation fallacieuse.

Il n'y a pas d'études vraiment correctes qui permettent aujourd'hui de définir réellement l'ensemble des effets du P2P semble quand même largement admise car personne n'est capable de définir des chiffres incontestables. Les canadiens qui indiquent que les effets sur les ventes sont peu clairs mais en limitant l'interprétation à la population canadienne. La réponse à cette question ne semble pas être recherchée dans une étude impartiale et limitant certains effets du saucissonnages des études à certains médias.

Pour ce qui est de la vente par accès à des catalogues, on voit encore que cette vente se fait sur des catalogues limité avec des problèmes quand ces accès sont limité à des offres par un opérateur et limité au catalogue d'une major ayant pour effet de favoriser son offre par rapport à celle des concurrents. Elle renforce de plus les concentration et la perte d'influence par des indépendants qui seront alors marginalisés.

Par contre je me pose des questions quand vous semblez imputer la baisse des ventes au boycotts lancés ca et là par "trois péquins et deux andouilles" tels que l'on les a entendus ça et là sur différents forum. Par contre pour ce qui du flicage il existera aussi de toute façon avec vos fameux radar automatiques sur le réseau censées flasher les contrevenants et faire du fichage d'individus.

Sur les offres en streaming reste la question devellopé par Leto 2 au sujet de deezer et resumé dans ce fil.

Je profite du week-end pour résorber une partie de mon retard :-)

Comme promis, une réaction sur les réponses à mes questions de Catherine Kerr-Vignale, membre du directoire de la Sacem.

Citation:
leto_2 : Quelle est la position de la Sacem sur la légalité de faire une copie à usage privé de la musique diffusée par Deezer ?

Catherine Kerr-Vignale : Le contrat passé entre Deezer et la Sacem permet à l'internaute d'écouter en illimité des ½uvres musicales. Si l'on peut enregistrer Deezer, comme on le fait déjà de la radio, cela sera fait sur des supports vierges sur lesquels la rémunération pour copie privée sera perçue pour le compte, non seulement des auteurs, mais des producteurs et des artistes interprètes, comme cela est fixé par l'ensemble des décisions adoptées dans le cadre de la commission d'Albis.


Elle semble donc sous-entendre que c'est en effet possible de faire une copie à usage privé de la musique diffusée par Deezer, parce que l'on enregistre les morceaux diffusés par Deezer sur des supports vierges assujettis à la rémunération pour copie privée, comme on le ferait en enregistrant une radio hertzienne.

Intéressant, donc tentons de lever le sous-entendu en revenant à la charge :

Citation:
martingale : Votre réponse à la question de leto_2 laisse à penser que les actes de reproduction effectués à partir d'un flux sont donc bien couverts par l'exception de l'article L. 122-5 2° CPI (copie privée). Il n'existe donc pas de préjudice injustifié au sens du test en trois étapes si une rémunération est perçue pour la copie privée ?

leto_2: Pour faire suite à votre réponse à ma question et pour être sûr de l'avoir bien comprise, cela signifie donc que faire une copie privée d'un morceau diffusé par Deezer est légal ?

Catherine Kerr-Vignale : Je ne savais pas que l'article L 122-5 2° du CPI était si bien connu du grand public ! Réponse à leto_2 : pour autant que la copie soit faite dans le respect des dispositions prévue dans la loi et que la rémunération pour copie privée ait bien été perçue.


Décryptons. Tout d'abord, un magnifique truisme : c'est légal si l'on respecte la loi... nous ne serons pas plus avancés. La question était justement de savoir si en l'occurrence cette copie là respectait les conditions de la loi selon la Sacem. Ensuite, on retrouve la référence à la rémunération pour copie privée, présentée comme condition sine qua non de la copie privée, alors que la loi ne prévoit rien de tel.

D'où ma troisième question :
Citation:
leto_2: La rémunération pour copie privée est perçue depuis le 1er octobre sur les disques durs externes, et pas internes.
Est-ce à dire alors que la copie d'un morceau diffusé sur Deezer sera légale sur le premier, mais pas sur le second ? N'ajoutez-vous pas une condition à l'article de loi que vous citez, qui ne conditionne pas la copie privée à la perception d'une rémunération systématique ?


Pas de réponse, la question n'ayant pas été sélectionnée par le modérateur du chat.

Que penser de tout cela ?

1- la réponse donnée a en effet une valeur juridique limitée, il ne faut donc pas y miser une foi inébranlable. Manifestement, ce n'est pas le domaine de Catherine Kerr-Vignale, d'où sa réponse affirmant que c'est légal si l'on respecte la loi (mais il vaut bien mieux répondre ça que dire des âneries). En revanche, je devrais avoir bientôt une réponse plus officielle du service juridique de la Sacem sur cette même question.

2- on constate la récurrence d'une idée intéressante : la copie privée est possible si elle fait l'objet d'une perception au titre de la rémunération pour copie privée.

L'idée se comprend : la copie privée est possible et acceptable puisque les ayant-droits perçoivent une compensation financière.

Si l'on suit cette logique, il suffit d'acheter un disque dur externe de quelques centaines de Go (assujetti à la rémunération pour copie privée depuis le 1er octobre 2007), et d'aller se servir sur Deezer. Ils vont apprécier la réponse de la Sacem chez Deezer !

3- la copie privée n'est-elle vraiment légale que si la copie est réalisée "sur des supports vierges sur lesquels la rémunération pour copie privée sera perçue" ?

Je ne le pense pas, pour les raisons qui suivent.

Certes, il existe des dispositions dans la loi qui s'en approchent.
Premièrement, l'avant dernier alinéa de l'article L122-5 du Code de la propriété intellectuelle, qui a introduit la notion de test en trois étapes en droit français :
Citation:
Les exceptions énumérées par le présent article ne peuvent porter atteinte à l'exploitation normale de l'½uvre ni causer un préjudice injustifié aux intérêts légitimes de l'auteur.

D'où l'interrogation légitime de martingale :
"Il n'existe donc pas de préjudice injustifié au sens du test en trois étapes si une rémunération est perçue pour la copie privée ?".

Ce texte s'en rapproche donc, puisque l'on peut se demander si la perception de la rémunération pour copie privée permet d'éviter ce "préjudice injustifié".
Mais la comparaison s'arrête là : si la loi (en l'occurrence la loi DADVSI qui a introduit cet alinéa) avait voulu conditionner la copie privée à la perception systématique d'une rémunération, elle l'aurait pu le faire, mais elle n'en a rien fait.
Rien ne permet à ce jour de dire que la copie sur un support non assujetti à cette rémunération causerait nécessairement un préjudice injustifié aux ayant-droits.

Cette analyse est confortée par l'argument qui suit.

Deuxièmement, l'article L311-1 du même code qui institue la rémunération pour copie privée prévoit :
Citation:
Les auteurs et les artistes-interprètes des oeuvres fixées sur phonogrammes ou vidéogrammes, ainsi que les producteurs de ces phonogrammes ou vidéogrammes, ont droit à une rémunération au titre de la reproduction desdites oeuvres, réalisées dans les conditions mentionnées au 2º de l'article L. 122-5 et au 2º de l'article L. 211-3.
Cette rémunération est également due aux auteurs et aux éditeurs des oeuvres fixées sur tout autre support, au titre de leur reproduction réalisée, dans les conditions prévues au 2º de l' article L. 122-5, sur un support d'enregistrement numérique.


La copie privée donne donc droit à la rémunération du même nom.

Pour autant, cela ne signifie pas que cette copie privée soit illégale si elle est réalisée sur un support non assujetti à cette rémunération.

En effet, cette rémunération est forfaitaire (article L311-3). C'est pourquoi elle est prélevée quelle que soit l'utilisation effective du support acheté (pour faire de la copie privée ou non), et pas sur tous les supports, seulement ceux considérés comment donnant principalement lieu à de la copie privée.

L'article L311-5 alinéa 1 prévoit ainsi que les types de support assujettis et les taux de rémunération sont déterminés par une commission (la commission dite d'Albis, du nom de son président actuel Tristan d'Albis). Cette commission recourt à des sondages afin d'estimer le volume, la nature des ½uvres enregistrées et les types de supports utilisés.

Par conséquent, le fait par exemple que les disques durs internes ne soient pas (encore ?) assujettis à cette rémunération ne signifie pas que la copie privée soit illégale sur ces supports, une telle décision ne relèverait de toute manière pas de la compétence d'une commission. Cela signifie tout simplement que ce support là n'est pas (encore ?) considéré comme utilisé principalement pour faire de la copie privée.
Une copie privée réalisée sur un disque dur interne peut donc parfaitement exister, alors même qu'aucune rémunération pour copie privée n'est perçue sur ce support, c'est là le principe même du forfait : parfois payer pour une utilisation que l'on n'a pas, et parfois ne pas payer pour une utilisation que l'on a.

Donc si l'on fait la synthèse :
enregistrer les morceaux diffusés par Deezer serait légal, les ayant-droits étant forfaitairement indemnisés par la perception d'une rémunération pour copie privée. Voilà qui redonne de l'intérêt à la copie privée !

résumé aussi au niveau de ce fil
'superadmin', le 01/01/1970 - 01:00
la sacem est la pour les artistes, non ? n'ont ils pas le droit de se demander (et donc de demander des comptes a la sacem) sur ce que vous faite de concret pour eux, au sujet des echanges pirates sur le p2p ?

il me semble que les majors, non seulement comprennent bien mieux le probleme, mais surtout sont beaucoup plus ouverts a des concepts alternatifs a la repression et au blocage. cependant, il y a encore beaucoup de boulot explicatif a a faire, meme pour elles. mais concernant la sacem, elle refuse ne serait ce que d'entendre, ces propositions.

superaigri.


Les Majors plus ouvertes que la Sacem, alors là vous battez des records...
Je ne vois pas où serait le problème demain de télécharger ce que vous voulez légalement sur des sites dédiés.

L'important est quand même d'obtenir le fichier que l'on souhaite, dans la meilleure qualité possible et le moins cher possible.
Si une solution est trouvée via des sites oficiels, la refuser sous prétexte que vous ne pouvez plus faire joujou directement en P2P serait quand même un peu limite.

La différence est importante :
Dans le cas de téléchargement via un site, on peut quantifier à l'unité près ce qui a été téléchargé, on est, au contraire de ce que vous dites, dans un réalisme technique total.
Pas besoin de flicage, de filtrage, c'est très simple et totalement efficace.

Dans le cas d'échanges P2P, on ne peut faire que des simulations, des sondages et répartir selon des méthodes qui profiteront essentiellement aux gros vendeurs.

Je ne vois vraiment pas où est le problème de préférer la première solution, à moins que vous vous moquiez totalement du fait que les artistes reçoivent le fruit de leur travail.

LP

LP
Ils éprouvent le besoins de les télécharger avant de se faire idée et de savoir si ils ont ou non l'envie, ou le besoin d'acheter le CD en question à 20 Euros la pièce ou plus encore.

C'est naïf. Ceux qui téléchargent le dernier single rap à la mode, c'est pour le foutre sur son portable pour ensuite l'écouter à fond en prenant la pose pour dire "Oué, moi je suis un rebelle". C'est un peu comme les Nike. Nan, sérieux, croire qu'un gars de 15 ans il télécharge un morçeau de Booba pour se faire une idée introspective de la qualité globale de l'oeuvre de l'artiste pour décider si oui ou non il va investir ses deniers dedans, c'est naïf.
'Laurent, le 01/01/1970 - 01:00
Ce qui pour moi est évident, c'est que la filière musicale doit renouer le contact avec le public par le biais d'un système simple, sain, juste dans lequel chacun contribue raisonnablement, à commencer par les FAI, les seuls grands gagnants de ces dernières années.

Le problème c'est que la filière musicale a pour l'instant déclaré la guerre à ses propres consomateurs depuis plusieurs années et que ceux ci ne lui pardonneront peut être pas car c'est inadmissible

En ce qui me concerne je ne leur pardonnerais pas (n'étant pas croyant ça ne me posera pas de problème) , d'autant plus que leurs différents revirements sont liés uniquement à un échec total de leur politique du tout répressions sans se remettre eux même en question et en aucun cas une prise de conscience de leurs graves manquements pour protéger leurs monopoles

je continuerais de boycotter tous les systèmes tenus par les majors dans les années qui viennent, comme je boycotte depuis plusieurs années la téléphonie mobile (qui ne vaut pas mieux)
'Laurent, le 01/01/1970 - 01:00
Les Majors plus ouvertes que la Sacem, alors là vous battez des records...

il est bien entendu que je ne parle que de mon experience.
Dans ce cadre, seules les majors, ou certains artistes, ont montrés un semblant d'interet pour certaines de nos propositions, alternatives aux visions répressives encore en cours actuellement. pour notre part, (je ne suis pas seul), la repression, la lutte antiP2P est une pure perte de temps.en tout cas si elle ne s'accompagne pas d'une offre licite (ou dépénalisée, ou libérée ...) et adaptée.

mais c'est bien la que se situe le probleme : Lorsqu'on parle d'offre adaptée, pour nous, il s'agit clairement de distribuer les contenus via les reseaux p2p, mais pour vous, il s'agit de mettre des fichiers a disposition, via des sites web ou des softs proprietaires.

comprennez bien que, tout autant que les contenus (contrefaits ou non), ce qui interresse l'internaute avec le p2p, c'est aussi son mode de fonctionnement, ainsi que l'apparente liberté de consommation ou de diffusion.

c'est pourquoi vous ne pourrez substituer au p2p une offre standardisée et controlée.

votre probleme ne se situe en fait qu'a un seul et unique niveau : les droits concernants les oeuvres commerciales en vadrouilles sur le p2p. Sur le sujet, et bien qu'ayant déja soumis certaines propositions a mme kervignale, il y a deux ans, puis a votre dsi, il y a quelques semaine, nous n'avons obtenu qu'un silence mysterieux en retour. Pas même un 'non merci, on est pas interressés' ou autre 'on vous recontactera' ... preuve du sérieux avec lequel la sacem nous considere. peut etre a juste titre ? cependant, il semblerait bien que nous soyons tout aussi credible, techniquement parlant, que certain prestataire en place, pour certaine chose concernant directement le p2p. c'est ce qu'il nous plait de croire lorsque nous analysons le travail de ces memes prestataires. En tout cas, c'est peut etre une vantardise de notre part, mais tant qu'ils n'obtiennent pas les resultats promis, ils n'apportent en aucune maniere la preuve de leur competence sur ce sujet.

depuis plus de deux ans, j'entend dire par des gens de la sacem ou de la sppf qu'advestigo va resoudre tout les soucis ...
et qu'en est il a ce jour ? advestigo a t il resolu vos soucis ?

tous ces echecs successifs vous ont été prédit par differentes personnes.
mais a la sacem comme ailleurs, il est plus simple de ne vouloir entendre que ce qui nous plait d'entendre ...


Je ne vois pas où serait le problème demain de télécharger ce que vous voulez légalement sur des sites dédiés.

parceque cela existe deja.
si vous pensez que les utilisateurs de p2p vont se deporter sur ce type d'offre, c'est que vos consultants ne connaissent pas reellement le p2p, les habitudes des utilisateurs et leur manière d'envisager les choses.

L'important est quand même d'obtenir le fichier que l'on souhaite, dans la meilleure qualité possible et le moins cher possible.

et la meilleure des solutions pour ce faire est bien le p2p et non pas les technologies classiques.

Si une solution est trouvée via des sites oficiels, la refuser sous prétexte que vous ne pouvez plus faire joujou directement en P2P serait quand même un peu limite.

il ne s'agit pas de moi, mais d'environ quinze million de personnes (au moins) dans le monde.
si vous pensez que ces 15 millions de personnes sont toutes de jeunes gens de 14 ans, inconscients des enjeux economiques et juste desireux de ne pas payer le dernier matrix, vous vous trompez enormement.

il s'agit surtout d'un nouveau modele economique pour l'indutrie musicale. un modele dans lequel une offre licite et gracieuse serait envisagée des la production d'une oeuvre, avec des modes de financement alternatif. le seul moyen d'eradiquer les pirates, c'est de prendre leur place. a ce jour, ce sont eux qui controlent les diffusions de contrefaçons. si vous souhaitez un jour inverser la tendance, vous n'avez qu'un seule solution : prendre leur place.

Dans le cas de téléchargement via un site, on peut quantifier à l'unité près ce qui a été téléchargé, on est, au contraire de ce que vous dites, dans un réalisme technique total.

il est possible d'evaluer les volumes sur le p2p, cependant, il est aussi possible d'envisager un modele ou la quantification ne serait qu'indicative car inutile pour la repartition. Une repartition sur une statistique p2p serait forcement plus ou moins injuste.
cela n'empeche pas d'imaginer qu'une partie de la taxe audiovisuelle sur l'adsl, ou d'une espece de LG, pourrait etre attribuée aux artistes ou aux editions, selon un autre mode de repartition, qui serait plus coherent, voir plus juste, qu'un simple decompte.
en tout cas, ce n'est pas dans l'interdiction et la repression qu'une solution sera trouvée sur ce probleme la, mais dans la discution et en essayant differents modeles de fonctionnement.

Pas besoin de flicage, de filtrage, c'est très simple et totalement efficace.

de toute maniere, le flicage n'est pas realiste a l'echelle de 15 millions de personnes.
Le filtrage non plus, tant que les procedes d'identification sure des contenus contrefait ne sont pas fonctionnels sur des plateformes de production. et si c'etait le cas, soyez sur qu'advestigo aurait déja fourgué son advestigate a google.

Dans le cas d'échanges P2P, on ne peut faire que des simulations, des sondages et répartir selon des méthodes qui profiteront essentiellement aux gros vendeurs.

la repartition de droits via une statistique p2p ne peut qu'etre injuste et il faut changer son mode de pensée pour percevoir le debut d'une solution. dans cette perspective, on ne reçoit plus pour donner, on donne pour recevoir.
(citation un peu biblique, mais néamoins adaptée ...)

Je ne vois vraiment pas où est le problème de préférer la première solution, à moins que vous vous moquiez totalement du fait que les artistes reçoivent le fruit de leur travail.

le probleme ce n'est pas que je prefere ceci ou cela. sinon, il n'y aurait pas de probleme. le probleme, c'est que, (et pour ne citer que le reseau edonkey), il existe quinze millions d'utilisateurs reguliers qui preferent (a priori) le p2p a vos 'offres alternatives'.

quant aux artistes, soyez sure que nous prennons en compte leur besoin justifié de la rentabilité de leur travail.
ce sont d'ailleurs les artistes qui sont les plus convaincus par certaines de nos idées. pour etre bien clair, dans notre esprit, l'artiste doit etre rénuméré pour son travail ; c'est imperatif si l'on souhaite qu'il continue a produire des oeuvres.

pour conclure, et faire un peu de voyance de bazard ; a l'avenir, ne soyez absolument pas surpris du nouvel echec qu'engendrera fatalement votre projet de radars automatiques. et ce, malgré les couts important générés par cette utopie technique.

bien entendu, nous restons disponibles et ouverts a toute discution sur le sujet ...
mais cette fois ci, sans nous faire d'illusion.

Cordialement
++
'Jailbreak', le 01/01/1970 - 01:00
C'est naïf. Ceux qui téléchargent le dernier single rap à la mode, c'est pour le foutre sur son portable pour ensuite l'écouter à fond en prenant la pose pour dire "Oué, moi je suis un rebelle". C'est un peu comme les Nike. Nan, sérieux, croire qu'un gars de 15 ans il télécharge un morçeau de Booba pour se faire une idée introspective de la qualité globale de l'oeuvre de l'artiste pour décider si oui ou non il va investir ses deniers dedans, c'est naïf.

"Etre naïf", c'est plutôt penser ou croire "qu'un gars de 15 ans" aurait les moyens de s'acheter le CD complet des morceaux qu'il télécharge avant de "se faire une idée introspective de la qualité globale de l'oeuvre de l'artiste pour décider si oui ou non il va investir ses deniers dedans" ...

"Deniers" qu'il n'a pas dans sa poche je te le rappelle.

Ce type de raisonnement que tu tiens n'est plus de la naïveté, mais bien de la @&*$£$ !
'Laurent, le 01/01/1970 - 01:00
Mais à mon sens, (je parle ici à titre personnel et non pas en tant que Pdt du CA Sacem) le résultat de toutes ces évolutions finira, non pas par une légalisation des échanges P2P du type Licence Globale (qui interdit, sous peine de fliquer tout le monde, de savoir avec précision ce qui a été échangé et donc de rémunérer correctement les ayant-droit) mais par un accès à des sites légaux, alimentés par l'ensemble des producteurs avec des fichiers sains et identifiés, qui permettront une répartition à l'unité près des titres téléchargés.
Concrètement, les différences entre ces deux solutions, c'est quoi ?
J'en vois deux :
- dans un cas, il s'agit d'un organisme quelconque qui choisi ce qui est mis à disposition du public. Ça ne me plaît pas trop, je le reconnais, parce que j'aime bien écouter des trucs assez peu diffusés (disons, par exemple Yat-Kha, ou The Draggstarr Layon, ou Wolfenmond), ça m'ennuierai de ne pas retrouver mon bonheur ... Dans l'autre, n'importe qui peut ajouter ce qu'il veut
- dans un cas, en étant centralisé, ça nécessite une infrastructure assez importante (des serveurs bien maousse costaud, et une bande passante assez gigantesque), dans l'autre cas, beaucoup beaucoup moins.

Pour ce qui est de la répartition, rien à fliquer, juste un client OpenSource à créer. Personne n'aurai envie de frauder là-dessus ...


Sinon, j'ai une question à vous poser : est-ce que vous garder la même position sur les DRM que pendant DADVSI ? Est-ce que vous pensez qu'il est normal que pour se protéger de la copie illégale, on puisse interdire aux gens d'écouter la musique sur le lecteur de leur choix, sur le système d'exploitation de leur choix ?

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