EXCLUSIF : Avant-projet de loi Olivennes, le texte complet

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 22 Février 2008 à 11h40 - posté dans Société 2.0

Nous vous révélions jeudi soir le projet gouvernemental de transcription dans la loi de l'accord Olivennes signé par les industries du disque, du cinéma et les FAI sous l'égide du président de la FNAC Denis Olivennes. Notamment, l'avant-projet de loi prévoit de donner à des agents de l'Etat le pouvoir d'exiger des fournisseurs d'accès à Internet l'identité des internautes, sans avoir à passer par une procédure judiciaire dans laquelle le juge est garant du respect des droits.

En exclusivité, nous vous proposons de télécharger l'intégralité du texte :

Télécharger l'avant-projet de loi Olivennes

 
 
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Commentaires à propos de EXCLUSIF : Avant-projet de loi Olivennes, le texte complet
 

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ben57
Le 22 Février 2008 à 11h59
Je suis en pleine lecture du projet et j'ai tiqué sur un truc

La suspension de l'accès ne donne pas lieu à la suspension du versement de son prix au fournisseur du
service. Les frais de résiliation sont supportés par le titulaire de l'accès.



Fallait s'en douter :shifty:

J'en suis à la moitié du texte. C'est bon à jeter au feu comme prévu :biggrinthumb:
Kansas
Le 22 Février 2008 à 13h58
'ben57', le 01/01/1970 - 01:00
Je suis en pleine lecture du projet et j'ai tiqué sur un truc

La suspension de l'accès ne donne pas lieu à la suspension du versement de son prix au fournisseur du
service. Les frais de résiliation sont supportés par le titulaire de l'accès.



Fallait s'en douter :shifty:

J'en suis à la moitié du texte. C'est bon à jeter au feu comme prévu :biggrinthumb:



Ca veut dire que tu paierais pour rien pendant 1 an :eek: :eek: (ex: FREE pendant 1 an = 30x12= 360€)

Pas grave backtrack 2, bientot 3 ;D
Snaky
Le 22 Février 2008 à 15h42
non.

La 2° peine est une suspension d'un mois
La 3° une résiliation de l'abonnement avec interdiction de se reabonner pendant un an.

"La suspension de l'accès ne donne pas lieu à la suspension du versement de son prix au fournisseur du
service. Les frais de résiliation sont supportés par le titulaire de l'accès."

=> sur la 2° peine tu va quand même payer ton mois
=> sur la 3° peine l'acces n'est pas suspendu mais tout bonnement résilié donc heureusement tu ne paie pas 1 an a free, tu paie "juste" les eventuels frais de résiliation.
roy66
Le 22 Février 2008 à 15h45
Hi hi, c'est comme le SMS de Sarkozy... Ca sort de nul part, c'est pas daté. C'est radio-potin !

C'est un document intéressant, mais il est plus que probable qu'il soit périmé et que beaucoup de choses aient changé entre temps!!!
TotoRhino
Le 22 Février 2008 à 19h12
'Snaky', le 01/01/1970 - 01:00
non.
La 3° une résiliation de l'abonnement avec interdiction de se reabonner pendant un an.

"La suspension de l'accès ne donne pas lieu à la suspension du versement de son prix au fournisseur du
service. Les frais de résiliation sont supportés par le titulaire de l'accès."

=> sur la 3° peine l'acces n'est pas suspendu mais tout bonnement résilié donc heureusement tu ne paie pas 1 an a free, tu paie "juste" les eventuels frais de résiliation.

Je ne lis pas ça comme ça. Que se passera-t-il si l'abo est un engagement d'un an ?
polar_bear
Le 22 Février 2008 à 19h22
'TotoRhino', le 01/01/1970 - 01:00
'Snaky', le 01/01/1970 - 01:00
non.
La 3° une résiliation de l'abonnement avec interdiction de se reabonner pendant un an.

"La suspension de l'accès ne donne pas lieu à la suspension du versement de son prix au fournisseur du
service. Les frais de résiliation sont supportés par le titulaire de l'accès."

=> sur la 3° peine l'acces n'est pas suspendu mais tout bonnement résilié donc heureusement tu ne paie pas 1 an a free, tu paie "juste" les eventuels frais de résiliation.

Je ne lis pas ça comme ça. Que se passera-t-il si l'abo est un engagement d'un an ?


Je crois que c'est clair. :(

Moi aussi je le comprends comme çà.
Kad Redal
Le 22 Février 2008 à 19h27
Dans le 2° l'abonné paye le mois où son accès est suspendu.
Dans le 3° le contrat est rompu, donc le paiement de l'abonnement n'a plus lieu d'être. Par contre, les frais de résiliation sont à la charge de l'abonné.
Willy77
Le 22 Février 2008 à 20h48
donc pour les gens qui telecharge :

telechargement ftp et http avec sa connection et scan d ip, p2p avec la connection wifi des voisins :biggrinthumb:
bourgpat
Le 22 Février 2008 à 22h00
Sinon si on prend un iphone avec 24 mois d'abonnement peut on résilier avant les 24 mois son abonnement en téléchargeant quelques merdes sur le net exprès.
TotoRhino
Le 22 Février 2008 à 22h48
'Kad, le 01/01/1970 - 01:00
Dans le 3° le contrat est rompu, donc le paiement de l'abonnement n'a plus lieu d'être. Par contre, les frais de résiliation sont à la charge de l'abonné.

Je veux bien mais... Lorsque j'avais un abo chez CI, c'était un engagement d'un an.
Si je voulais résilier avant ce délai, il me fallait payer les mois restants et je ne vois pas en quoi cela serait différent dans le cadre de la loi olive ?! :???:
Enfin...
Willy77
Le 22 Février 2008 à 23h18
a mon avis, il faudrais mieu attendre le texte final

la c est vague et confu

si ce texte est appliquer les contrats d abonnement au fai devront changer

si la connection d un abonner est suspendu, le fai est dans l incapacité de fournir le service, donc l abonner peux arreter son contrat

si la connection est suspendu, c est qu il y a eu une infraction et le fai peu suspendre le contrat pour non respect du contrat

:Hein:
jojo944
Le 23 Février 2008 à 01h20
Attendons de voir les modifications et amendements du texte avant d'apporter la conclusion finale. Meme si je me fait aucune illusion: cette loi est avant tout liberticide et tout ce qu'on peut esperer c'est qu'elle passe au conseil constitutionnel: meme si ça n'annulera pas la loi, ça permettra d'annuler certaines dispositions et ça sera déja ça en moins à subir.
Axis
Le 23 Février 2008 à 10h21
'Willy77', le 01/01/1970 - 01:00
si la connection d un abonner est suspendu, le fai est dans l incapacité de fournir le service

Justement, non. Le FAI peut fournir le service, c'est la loi qui l'en empêchera.

'Willy77', le 01/01/1970 - 01:00
si la connection est suspendu, c est qu il y a eu une infraction et le fai peu suspendre le contrat pour non respect du contrat

Là, tout à fait, et qui dit suspension du contrat dit à la fois suspension du service fournit et suspension de la rémunération afférente.

Quoi qu'il en soit, comme tu le dis il vaut mieux attendre le texte final, là je trouve qu'on s'emballe pour rien.
godvicien
Le 23 Février 2008 à 14h00
L'article le plus intéressant est celui ci :
Art. L. 336-3. - {ancien article L. 335-12} Le titulaire d'un accès à des services de communication au public en ligne est responsable de l'utilisation de cet accès à des fins de reproduction, de représentation, de mise à disposition ou de communication au public d'oeuvres ou de prestations protégées sans l'autorisation des titulaires des droits prévus aux livres Ier et II lorsque elle est requise, à moins qu'il n'établisse l'existence d'un événement de force majeure, l'entrave par un tiers au fonctionnement normal du service, ou qu'il a mis en oeuvre, de façon adaptée à la prévention d'une utilisation illicite de son accès, les moyens de sécurisation efficaces qui lui ont été proposés par le fournisseur de cet accès en application de l'article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique.
Un arrêté conjoint des ministres chargés des communications électroniques et de la culture établit une liste des moyens de sécurisation présumés efficaces.


Il suffit donc de prouver que l'on a installé les logiciels du FAI pour être laver de tout soupçon. C'est dit clairement dans le texte.
Numerama pourrait il nous dire quel sont les logiciels que l'on va être obligé d'installer ? Cela dépend-il de notre FAI? Ca peut donc devenir un critère de choix du FAI. Tel FAI peut très bien développer un soft qui interdise l'utilisation de la mule ! Et on sera obliger de l'installer.

Va falloir surveiller ca de près.
Natasha
Le 23 Février 2008 à 14h59
A lire sur 01net l'interview d'Olivennes :

Denis Olivennes : « On ne pourra jamais totalement endiguer le piratage »

Quelques extraits :
Pensez-vous que si les mesures de votre mission pour lutter contre le piratage sont reprises au niveau législatif, cela puisse améliorer la situation de l'industrie musicale ?
J'ai toujours dit que je pensais que la lutte contre le piratage n'était qu'une toute petite partie du problème. Et que, de toute façon, on ne pourrait pas totalement l'endiguer. Il faudra vivre, en partie avec, car c'est une des réalités très importantes d'Internet. L'objectif est donc de dissuader autant qu'on le peut ce piratage mais sans espoir de l'interdire.

Mais au-delà de la lutte contre le piratage, comment assurer un avenir aux industries culturelles ?
C'est toute la seconde partie de ce travail qui n'a pas encore été faite. il va nous falloir réfléchir au financement futur des industries culturelles (par le biais des subventions, de la rémunération copie privée, etc). Je pense que la tâche de Christine Albanel, qui a démontré beaucoup de talent dans cette affaire - et dont je souhaite qu'elle continue et prospère dans sa fonction -, sera, dans les quatre ans qui viennent, de remettre à plat le système de financement des industries culturelles en France pour trouver des mécanismes ayant une certaine pérennité. Car, de toute façon, on vivra avec un certain niveau de piratage qui affectera les niveaux de revenus de ces industries.


Bref, la DADVSI 2, ne sera pas beaucoup plus efficace pour lutter contre le piratage sur internet que sa version première ne l'avait été, et Olivennes le sait lui-même.

Donc, pas de licence globale en perspective, mais par contre de la répression et des nouvelles taxes au programme !

Le tout pour essayer de sauver les sociétés de l'industrie musicale.


:eek:


[EDIT correction balise]
bourgpat
Le 25 Février 2008 à 12h31
La suite sur PcInpact

Conservation des logs au service des majors

Enfin, signalons que le texte en préparation prévoit bien de forcer les FAI à conserver pendant un an les données techniques permettant l’identification des abonnés afin de lutter contre l’échange illicite. La conservation de ces données perd aujourd’hui sa justification initiale antiterroriste pour pénétrer à plein régime le terrain de la lutte contre le téléchargement illicite. Un décret en Conseil d’État définira la liste des données à conserver et leur durée respective de conservation (Ip, pseudo, matériel utilisé, mot de passe ?). Ces données pourront être nominatives au profit de la Haute Autorité, alors qu’auparavant seule l’autorité judiciaire pouvait en bénéficier.

On ne sait pas à ce jour ce qu’en dira le Conseil Constitutionnel d’un tel dispositif, les réserves éventuelles pouvant de toute façon être gommées à coup d’avis de la Cour de cassation...


On vient de passer terroriste et encore une loi d'exception qui va se trouver finalement détourné de ces objectifs de départ mais bon on connait L'UMP dans ce rôle d'étendre à bas bruits des textes en faisant croire que ce sont que des changements cosmétiques.

De simples courriels, plutôt que les lettres recommandées

Une fois les données glanées, pourra être organisée la célèbre riposte graduée, pierre angulaire du système Olivennes.

Là, un problème qui n’a pas été encore mis en avant jusqu’à présent, est celui de la méthode de communication. L’abonné sera averti par simple courriel si sa ligne est utilisée par des contrefacteurs présumés. En cas de récidive, un second message d’avertissement suivra toujours par email et si rien ne change, suivront suspension et résiliation. Ce mécanisme de sanction, car c’en est un, fait peu cas des rigueurs formelles habituelles (lettre recommandée avec accusée de réception). Quelle sera la situation de l’abonné Neuf qui n’a pas souhaité utiliser le mail @Neuf.fr attaché à son abonnement, préférant un compte Yahoo ou Gmail ?


c'est vrais que l'adresse fournis par le fournisseur de service sert dans bien des cas comme poubelle à spam de mannière à eviter de perdre sont temps à trier les mails importants.

Contourner la riposte, en changeant le nom de l'abonné

La riposte est imparfaite : en cas de résiliation, c’est le nom de l’abonné qui entrera dans une liste noire dont la CNIL hérite de la gestion. Les FAI auront l’obligation de vérifier « avant de conclure tout nouveau contrat portant sur la fourniture d’un tel service, si le nom du cocontractant figure sur le fichier » explique la loi en gestation. Un foyer de plusieurs personnes devrait en théorie pouvoir se réabonner en changeant simplement le nom de l’abonné principal.

Les mesures de la riposte graduée seront indiquées dans les contrats d’abonnement et exigeront ainsi un avenant de tous les contrats en cours.


Plus compliqué si ils lient le nom de l'abonné au numéros de téléphone. Mais alors qu'en est il en cas de déménagement en conservant le numéros de téléphone. Cela demanderait pour être totalement efficace que les FAI aient accès à pleins d'autres fichiers comme l'état civil ou des données bancaires.
Et puis on a bien bourrés les urnes pendant des années avec les morts où les maisons de retraites. La technique étant déjà éprouvée pour éviter de perdre des points de permis.

Reste plus qu'a s'abonner à un service de transmission bidirectionnel par satellite, sous l'identité d'un mort ou d'une personne en maison de retraite en utilisant un compte numéroté comme les aiment les politiques où les stars du shows bizz en délicatesse avec le fisc et ne pas utiliser cette connection pour y faire transiter des données personnelles.


Trois moyens d'échapper à la riposte graduée

Un article de la loi DADVSI va être profondément remanié. C’est l’article L. 335-12 du code de la propriété intellectuelle et selon lequel l’abonné doit veiller à ce que son accès ne soit pas utilisé pour effectuer des contrefaçons sur le réseau. Il a l’obligation de mettre en application les moyens de sécurisation proposés par son FAI. Dans sa version remodelée, l’abonné pourra échapper aux sanctions s’il :

* Rapporte l’existence d’un événement de force majeur (événement « imprévisible, irrésistible et extérieur », aucun exemple donné, mais on peut imaginer que l’ouverture d’une ligne par le FAI au nom d’un mauvais abonné fait parti de ces cas de force majeur)
* Prouve l’entrave par un tiers (aucun exemple donné, cheval de Troie ?)
* Démontre avoir mis en ½uvre de façon « adapté » les moyens de sécurisation « efficaces » proposés par le FAI.

L’abonné sera donc présumé pirate si son IP est tracé sur un réseau P2P, mais il aura donc trois voies pour échapper à la riposte graduée et donc à la résiliation. Ce n’est pas à l’abonné de choisir sa meilleure protection puisqu’un simple arrêté va définir « la liste des moyens de sécurisations présumés efficaces ».

On ne sait pas si la liste sera exhaustive ou non, mais dans ce cas, il sera fortement conseillé de choisir les moyens de filtrage prônés par le gouvernement. D’ores et déjà, les implications sont importantes pour les éventuelles solutions commerciales qui sont choisies par les ministres. La présomption d’efficacité sera sans nul doute simple : l’ayant droit pourra toujours tenter de démontrer que telle solution n’est finalement pas « efficace » pour éviter la tentation P2Piste.
Natasha
Le 25 Février 2008 à 13h41
A lire cet article plein de bon sens sur Agoravox :

L’illusoire et mensongère cyberpolice culturelle (1)


:rolleyes:
juggernault
Le 27 Février 2008 à 11h29
Ce qui est réellement génant dans ce texte :
- Le postula de départ est que tout le monde est coupable. On doit, si la malchance nous touche, prouver que nous ne le somme pas. (infaisable pour la plupart des gens)
- On en connait pas le détails des conditions qui nous rendent coupable ou non. Par exemple, depuis DADVSI, le simple fait d'avoir un P2P installé sur sa machine nous rend coupable et ce meme pour echanger des fichiers légaux.
- On est sensé payer l'abonnement même durant une supension d'un an des FAI.
- On ne sait pas avec précision ce que les "agents d'etat" prennent comme information.
- on ne sait pas avec précision si un blacklisté est effacé suite à sa période de suspension ou non. Ca m'etonnerait c'est si tentant de faire un fichier de pirate. On sait a quel point le gouvernement aime les fichiers.
L'ensemble de ce texte est anticonstitutionnel (arf que ce mot est long). Ca va etre passé au forcing et les petitions n'auront aucun effet. ce qui me désole c'est que je ne vois aucun recours. Seul le conseil constitutionnel pourrrait faire quelque chose. Apres il faudra attendre les premiers cas et pe les premieres contestation en justice pour avoir des juris-prudence. A suivre de près. Perso, j'aimerai mettre les gens au courant mais je ne sais pas comment m'y prendre.
Tchouko
Le 28 Février 2008 à 11h02
ca a l'air d'affoler personne...

C'est toute la seconde partie de ce travail qui n'a pas encore été faite. il va nous falloir réfléchir au financement futur des industries culturelles (par le biais des subventions, de la rémunération copie privée, etc). Je pense que la tâche de Christine Albanel, qui a démontré beaucoup de talent dans cette affaire - et dont je souhaite qu'elle continue et prospère dans sa fonction -, sera, dans les quatre ans qui viennent, de remettre à plat le système de financement des industries culturelles en France pour trouver des mécanismes ayant une certaine pérennité. Car, de toute façon, on vivra avec un certain niveau de piratage qui affectera les niveaux de revenus de ces industries.


Ah tiens....les taxes vont donc au majors?
Ils sont si pauvre que ca?

Des taxes,des taxes.....Merci Sarkotaxes ! :rolleyes:

Albanel,competente...ca aussi,betisier...
Natasha
Le 29 Février 2008 à 11h09
A lire sur PCInpact en ligne, l'Interview de Christophe Espern (EUCD.info, April) sur l'avant-projet de loi Olivennes.

C'est ici :

Interview de Christophe Espern (EUCD.info, April)

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