Les managers britanniques veulent toucher sur les reventes de billets
Guillaume Champeau -
publié le Jeudi 06 Décembre 2007 à 18h39 -
posté dans Musique Numérique
Officiellement, il s'agit de fournir aux consommateurs un environnement sécurisé qui leur garantit que le vendeur des billets est bien autorisé à revendre des "billets d'occasion" sur le marché. Mais l'initiative vise surtout bien sûr à capter une part importante des bénéfices réalisés grâce à l'inflation du prix des billets de concerts les plus recherchés. "Il est inacceptable que pas un seul centime des 200 millions de livres sterlings estimés dans les transactions générées par les revente de billets de concerts en Grande-Bretagne soit reversé à ceux qui investissent dans l'industrie du concert", explique Marc Marot, le manager de Yussuf Islam et Paul Oakfenfold, ancien directeur du label Island Records et président de la Resale Rights Society. Ce droit de revente ressemble fort au droit de suite qui existe pour la revente des tableaux, et qui permet à l'auteur ou à ses héritiers de bénéficier d'un pourcentage sur le prix de la revente. C'est le seul et unique cas dans lequel l'artiste bénéficie d'un droit sur les ventes successives du matériel sur lequel est fixé son oeuvre. Si ce droit de suite existe, c'est par pur pragmatisme économique. Contrairement à une oeuvre littéraire ou musicale, un tableau n'est par nature fixé que sur un seul support, et ne génère donc de l'argent qu'à la vente et aux reventes de ce support. Et sa valeur, généralement, augmente avec le temps et la notoriété du peintre. Or en matière de musique et de concerts, l'artiste qui vend ses places de concerts a déjà établi sa notoriété, et dispose de plusieurs sources de revenus. Rien ne justifie donc qu'il touche sur la revente des places de concerts. Si ces places n'ont pas été vendues assez cher, c'est une erreur de gestion comme en font tous les professionnels dans tous les corps de métier. Au nom de quoi les artistes bénéficieraient-ils d'une garantie supplémentaire contre leurs erreurs de gestion ? Plus largement, la reconnaissance d'un tel droit participerait à l'idée d'une disparition progressive du droit de vendre d'occasion les "objets culturels" achetés par le consommateur. On le voit déjà avec les morceaux de musique et films vendus sous DRM, qu'il est impossible de revendre, mais aussi avec les jeux vidéo "Games for Windows" dont la clé unique empêche concrètement la revente à un tiers. En France, la revente des billets de spectacles n'est pas interdit tant que le prix de revente ne dépasse pas le prix de la valeur faciale. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Les managers britanniques veulent toucher sur les reventes de billets»
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pleindeuss
le 06/12/2007 à 19:12
je ne savais pas que le label games for windows interdisait la revente du jeu, merci de l'indiquer, je n'achèterai donc pas ce genre de jeu...
'pleindeuss', le 01/01/1970 - 01:00 je ne savais pas que le label games for windows interdisait la revente du jeu, merci de l'indiquer, je n'achèterai donc pas ce genre de jeu...Ca n'est pas qu'il l'interdit, c'est que concrètement c'est quasiment impossible. Si tu vas dans un Scoregame (j'ai pas essayé Micromania mais ça doit être pareil), ils disent clairement qu'ils ne reprennent pas les "Games for Windows" à cause du serial. Vouloir toucher des sous sur la revente de billets(c'est bien la revente de billets au marché noir) montre une fois de plus que l'argent est le moteur principal de leur vie avant même la passion de la musique ou le plaisir de partager un instant ou le plaisir de donner du plaisir aux gens.
Pire que des rapaces et des vautours. |
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