BlogMusik ouvre à nouveau ses portes après une mise en demeure des sociétés de gestion collective de droits. Rebaptisée Deezer pour l'occasion, cette plateforme de partage de playlist s'est rendue "clean" auprès de la Sacem et rémunère les ayants droit grâce aux revenus publicitaires.

Rappelez vous il y a un peu plus de 6 mois, la Sacem, la SDRM, la Sesam et la SPPF obtenaient la mise en demeure de BlogMusik, un site du type Radio.Blog.Club permettant de partager des playlists de titres en streaming.

On annonce aujourd’hui sa réouverture, mais cette fois-ci sous le nom de Deezer. « Grâce à l’accord passé avec la Sacem, Deezer.com est devenu le seul site à offrir aux internautes un service gratuit tout en rémunérant les personnes impliquées dans la création de musique (artistes, labels) grâce aux revenus publicitaires générés. » se félicitent les deux fondateurs Daniel Marhely et Jonathan Benassaya.

Au menu, on y trouve autant les charts que les petits indépendants avec la présence pour le moins appréciable d’une scène française bien représentée, nationalité du site oblige. Deezer peut être utilisé par n’importe qui mais nécessite de créer un compte pour profiter des options de notation ou de playlist.

Les concepteurs ont bien heureusement gardé la possibilité pour les utilisateurs d’uploader leurs morceaux, assurant ainsi un catalogue bien plus fourni que si il avait été constitué au gré des autorisations accordées par les labels concernés. Il semble donc que l’accord passé avec la Sacem se rapprocherait des licences attribuées aux radios FM : celles-ci peuvent en effet diffuser n’importe quel titre sans obtenir l’aval de l’ayant droit, mais à condition de payer un forfait à la Sacem accompagné de la liste des morceaux diffusés (qui doit sûrement prendre pour Deezer la forme d’un compteur interne).

C’est aussi ce qui explique que chaque titre uploadé soit analysé par un « moteur de reconnaissance ». Un titre reconnu est mis à disposition de la communauté entière via le moteur de recherche, pendant que les non validés restent confinés aux playlists de ceux qui les ont uploadés. Ce processus semble vraisemblablement tirer son utilité dans la déclaration des morceaux diffusés à la Sacem, pendant que le site s’autorise les utilisations marginales pour des titres non reconnus dont on pourrait soupçonner qu’ils ne soient tout simplement pas déclarés. Deezer offre même la possibilité, grâce à un formulaire, de requérir un morceau qui ne serait pas présent sur le site.

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