L'homme qui avait provoqué involontairement le crash d'un drone dans un stade en plein US Open de tennis a été condamné à cinq jours de travaux d'intérêt général.

C'est un accident qui aurait pu tourner au drame si des personnes s'étaient trouvées sur les lieux du crash. Lors de l'US Open de tennis 2015, qui a eu lieu du 31 août au 13 septembre, un drone a survolé le stade Louis Armstrong alors que devait s'affronter deux joueuses de tennis. Sauf que l'opérateur a manifestement perdu le contrôle de son appareil, qui a fini sa course dans les gradins.

Fort heureusement, la zone où le drone s'est abîmé était inoccupée. En effet, le match qui était alors prévu entre les deux athlètes – Monica Niculescu pour la Roumanie et lavia Pennetta pour l'Italie – n'avait pas suscité un enthousiasme exacerbé du public, qui ne s'était pas déplacé en masse pour le voir. Ce fut une chance, puisque de grands pans du stade furent complètement déserts.

Comme le rapporte Ars Technica, le pilote du drone a rapidement été retrouvé par la police aux abords du stade et s'est montré particulièrement coopératif. L'individu, qui est professeur et qui n'avait jusqu'à présent aucun antécédent judiciaire, a expliqué avoir perdu le contrôle de son aéronef. Autant d'éléments qui ont été pris en compte par le tribunal lorsqu'il a fallu prononcer un jugement.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'intéressé s'en tire bien : le juge a en effet ordonné que le professeur exécute cinq jours de travaux d'intérêt général. Mais il a aussi noté que la société «ne peut s'en remettre au hasard pour protéger le public». Car s'il n'y a pas eu de blessés cette fois-là, le prochain accident pourrait être plus grave.

«J'invite fortement les amateurs d'aéromodélisme et le public à faire preuve de bon sens lorsqu'ils décident de piloter des drones – en obtenant les permissions nécessaires et en choisissant uniquement des zones sûres pour les manœuvrer», a ajouté le magistrat. Par exemple dans la campagne, où le risque de survoler des lieux d'habitation ou des regroupements de population est vraiment faible.

( photo : CC BY-NC-ND  Prab Bhatia )

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