Free affiche une santé de fer avec le recrutement net de 820 000 nouveaux abonnés mobiles sur les six premiers mois de l'année, et une croissance continue dans le fixe. Le groupe, qui maîtrise par ailleurs son endettement, est en avance sur ses prévisions.

Alors que le secteur des télécoms a toujours la gueule de bois, Free continue de faire la fête. L'opérateur a annoncé encore de très bons résultats ce lundi matin, aussi bien en terme de rentabilité que d'acquisition de nouveaux clients.

Selon un communiqué d'Iliad, le groupe a enregistré un chiffre d'affaires de 2,2 milliards d'euros sur le premier semestre, ce qui représente une croissance de près de 7 % par rapport au semestre précédent. Son Ebitda, c'est-à-dire en quelque sorte son résultat opérationnel, s'établie à 725 millions d'euros et croît ainsi de 16 % par rapport au premier semestre 2014. Son résultat net, c'est-à-dire ses bénéfices après impôts, s'établit à 163 millions d'euros.

Sur le mobile, Free a recruté 820 000 nouveaux abonnés sur les 6 premiers mois de l'année, net de résiliation (il ne précise pas combien de clients ont résilié). L'opérateur qui compte désormais près de 11 millions d'abonnés mobiles continue ainsi à être le plus attractif sur le marché, ce qui se vérifie trimestre après trimestre depuis son lancement il y a plus de 3 ans. "Cette excellente performance commerciale permet au Groupe (…) de disposer d'une part de marché de 16 % au 30 juin 2015, au-delà de son objectif initial de part de marché à long terme", se félicite Iliad. Les activités mobiles représentent désormais 880 millions d'euros de chiffre d'affaires sur le semestre, en hausse de 18 %.

Sur le fixe, Free progresse également, mais avec plus de difficulté sur un marché désormais mâture. Il a enregistré 123 000 nouveaux abonnés, déduction faite des résiliations. Free attribue ces performances au lancement de sa nouvelle Freebox mini 4K dans son offre d'entrée de gamme, où il subit la concurrence de la Bbox Miami, et à une "politique commerciale opportuniste permettant d'augmenter les recrutements par des offres promotionnelles". Offre d'entrée de gamme oblige, le revenu moyen par abonné (ARPU) baisse légèrement, ce qui limite la croissance à +0,5 % de chiffre d'affaires, à 1,3 milliard d'euros.

Beaucoup plus discret sur la fibre et le très haut débit (THD), Free se contente de "accélère ses migrations d'abonnés vers les réseaux THD (VDSL2 et FTTH)", mais sans donner de chiffres, si ce n'est pour citer 2,4 millions d'abonnés 4G, qui consomment chacun 2,2 Go de données en moyenne.

Enfin, Free prévient qu'il en a toujours sous le pied dans sa stratégie de développement, puisque malgré 613 millions d'euros investis au premier semestre pour construire ses Freebox mini 4K ou déployer ses antennes 4G, "la structure financière du Groupe reste solide avec un ratio d'endettement toujours inférieur à 1 (0,8x au 30 juin 2015)". Une pierre dans le jardin de Patrick Drahi et de sa filiale Numericable-SFR, qui a fait de l'endettement à outrance son modèle de croissance, en profitant de taux d'intérêts historiquement bas.

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