Même si UberPOP est suspendu en France et qu'un procès des dirigeants de la filiale française est programmé pour la rentrée, les particuliers qui voulaient réaliser un complément de revenus avec l'application en concurrençant les taxis n'en ont pas fini avec la justice. A Bordeaux, le parquet a requis des peines d'amende et six mois de suspension de permis contre cinq chauffeurs UberPOP, âgés de 28 à 70 ans. Ils sont chômeur, barman, chef d'équipe dans le bâtiment, prof à la retraite, et vigile.

La justice les poursuit pour avoir exercé illégalement l'activité de taxi entre octobre 2014 et mars 2015, et deux d'entre eux sont par ailleurs accusés de travail dissimulé, c'est-à-dire de ne pas avoir déclaré leur activité et leurs revenus, pour éviter les charges afférentes.

Si les peines d'amende de 1 000 euros à 5 000 euros ont toutes été requises avec sursis partiel ou total, à l'exception d'un récidiviste du travail dissimulé, le procureur de la République a demandé pour tous la suspension ferme de leur permis de conduire pour 6 mois. Une peine aux conséquences professionnelles potentiellement lourdes, si le juge les confirme sans aménagement d'horaires.

L'Union nationale des taxis et le Syndicat autonome des artisans-taxis de Gironde (Saat33) se sont portés partie civile. Le jugement sera prononcé le 2 septembre prochain.

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