Même si l'Etat a choisi de les ignorer pour privilégier les seuls CloudWatt et Numergy, qui sont nés du Grand Emprunt, les solutions de cloud souverain ne manquent pas en France. Parmi les acteurs encore méconnus figure la société nantaise Clever Cloud, qui a reçu le soutien du fonds d'investissement de Xavier Niel, et qui propose une solution d'hébergements d'applications tarifée à la consommation.

Conscient que le respect de la protection des données serait un point de différenciation important par rapport à ses concurrents américains, Clever Cloud avait fait le choix de baser ses serveurs à Paris, et de tout faire pour éviter de se trouver sous l'emprise des lois américaines d'accès aux données. Il y a un an, la société expliquait que l'une de ses promesses était de rester éloignée de PRISM, le programme américain d'accès aux informations hébergées  dans le cloud par des prestataires privés.

Mais Clever Cloud a alors perdu une partie de sa clientèle américaine, soucieuse d'avoir les meilleures performances techniques possibles. Son taux de latence entre les USA et ses serveurs européens était trop grand. Il a donc fait le choix d'installer des serveurs aux Etats-Unis. Mais pour respecter ses engagements, Clever Cloud a choisi d'installer ses serveurs au Canada, à Montréal. Pour la protection des données personnelles, "ça ne changera pas grand chose par rapport à la France", nous assure Clement Nivolle, responsable du marketing de la start-up.

Et pour les utilisateurs français ou européens qui seraient soucieux d'éventuels accords entre le Canada et les Etats-Unis, "nos utilisateurs peuvent choisir en un clic la localisation de leur application", ajoute-t-il. "La migration de l'application d'un continent à l'autre est ensuite un processus automatisé".

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