Facebook teste une fonctionnalité permettant de suivre les mouvements du curseur à l'écran. Selon le réseau social, cette technologie offre un intérêt dans l'ergonomie et la publicité ; cependant, il n'est pas encore certain que celle-ci soit finalement intégrée au site.

Premier réseau social du web, Facebook est assis sur une gigantesque montagne de données personnelles qui s'élève chaque jour un peu plus à mesure que ses membres partagent leurs photos, publient leurs pensées et révèlent leurs centres d'intérêt. Le site communautaire n'ignore pas la valeur de ces informations et, en tant que site gratuit, s'efforce d'en tirer avantage.

Alors que la publicité figure d'ores et déjà sur le site web, la prochaine étape pourrait bien être le suivi des mouvements de la souris afin de mieux prendre en compte le comportement du curseur à l'écran. Au Wall Street Journal, le directeur en charge de l'analyse et de l'exploitation des données, Ken Rudin, a reconnu qu'une expérimentation est actuellement menée pour évaluer la faisabilité de ce pistage.

D'après lui, le suivi du curseur offre deux grands avantages : il permet de mieux comprendre la manière dont l'internaute interagit avec l'ergonomie et quelles sont les zones à l'écran qui retiennent le plus son attention. En fonction du temps passé, des mouvements de la souris, de son cheminement et de divers autres paramètres, le site communautaire pourrait affiner son habillage graphique et ajuster sa structure.

Il offre aussi une occasion d'améliorer l'efficacité de la publicité auprès des usagers, en adaptant la position de la publicité en fonction de la souris. Ce suivi en temps réel s'additionnerait avec d'autres outils de collecte (pages vues, aimées, commentées…) pour coller au plus près du comportement de l'internaute et adapter le ciblage publicitaire. À cela s'ajoute les données géographiques (langue, géolocalisation…).

Le dispositif testé par Facebook, qui existe sous diverses formes chez d'autres entreprises ayant une présence sur le web, n'est pas certain d'entrer en service. Il doit encore faire l'objet de plusieurs mois d'expérimentation avant qu'une décision soit prise. Reste à savoir comment cette technique sera appréciée par l'Europe, qui planche sur une meilleure protection des données personnelles.

Nul doute en tout cas qu'un outil de pistage des mouvements de la souris sera fraichement accueilli s'il devient réalité. Par le passé, Facebook a fait l'objet de nombreuses controverses sur ce terrain, qu'il s'agisse de cookies traçant les membres déconnectés, le stockage de données sur des non-membres ou de ses capacités à deviner des informations ne figurant pas sur le site.

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