C’est samedi, et samedi, si ça vous dit, Numerama et ActuaLitté vous proposent de retrouver une revue de presse croisée. L’essentiel des informations sur la lecture numérique, et les mutations dans le monde du livre, à retrouver pour le pire et le meilleur. Au menu de cette semaine, Maxime Chattam, un peu de sexe (et beaucoup d’effets) et des drones livreurs.

Lundi :

Carrefour a présenté son offre de lecture numérique, le NolimBooks, décliné en deux modèles. Des lecteurs ebook à encre électronique, qui ont rapidement fichu la trouille à Amazon. Son Kindle a subi une baisse de prix de 20 € immédiate. La guerre des prix est déclarée entre revendeurs : c’est grande surface contre cybermarchand.

Mardi :

Maxime Chattam est l’un des auteurs bankables des éditions Albin Michel. Il vend facilement des centaines de milliers d’exemplaires de ses romans – du thriller – et le piratage, pour lui, n’est pas un motif d'inquiétude. « Mon éditeur ne serait pas d'accord, mais je préfère que les gens partagent mes livres […] Si je vends 130.000 exemplaires au lieu de 150.000, ça n'a pas d'importance : le plus important, c'est que mes livres soient lus. »

Maxime Chattam, crédit ActuaLitté CC BY SA 2.0

Mercredi :

Et si demain, les livraisons de vos livres se faisaient non plus par voie postale, mais avec des drones ? C’est ce qu’expérimente actuellement une société australienne, plutôt novatrice.

Jeudi :

En matière de piratage, les étudiants britanniques seraient de très, très mauvais élèves. 76 % des 50 manuels scolaires les plus populaires en Grande-Bretagne sont disponibles sur les réseaux de partage, gratuitement et… illégalement, annonce une étude de NetNames.

Vendredi :

Toute la semaine, le libraire britannique WH Smith a connu une sévère avarie : son partenaire Kobo a diffusé des flux de livres pornographiques avec option viol, inceste et autres joyeusetés de cet acabit. Contraint de mettre sa boutique hors ligne, retour sur un épisode qui a fortement secoué le monde du livre.

Et le supplément du week-end :

Une loi française a décidé de la numérisation de livres du XXe siècle, sous droit, mais que l’on ne trouve plus en librairie. Une situation qui inquiète les éditeurs indépendants, pour qui l’on assiste à un pillage dans les règles. Ils proposent tout simplement de ne plus déposer leurs ouvrages à venir à la BnF, un des acteurs de cette numérisation forcée, dans le cadre du dépôt légal qui permet d'enregistrer les livres.

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