Le déploiement du DRM UltraViolet en France est imminent. Ses spécifications techniques sont prêtes, selon le vice-président du consortium à l'origine de ce système centralisé de gestion des droits. Deux acteurs du marché français de la vidéo s'y intéressent déjà.

Il y a trois ans, le consortium Digital Entertainment Content Ecosystem (DECE) annonçait UltraViolet, un outil de gestion des droits présenté comme la réponse idéale aux besoins des usagers d'accéder aux contenus qu'ils achètent légalement, dans un contexte de demande "ATAWAD" (Any Time, Any Where, Any Device, c'est-à-dire n'importe quand, n'importe où, n'importe quel appareil).

L'idée ? Lors de l'achat d'un DVD ou d'un disque Blu-ray, le client peut obtenir une copie numérique de l'œuvre pour ses autres terminaux (smartphone, tablette, ordinateur, téléviseur…) en se connectant à un compte unique, sur lequel sont déclarés l'ensemble des appareils pouvant accéder au contenu en question et où sont rassemblés les différents droits d'accès obtenus.

Le DRM UltraViolet est en cours de déploiement en Amérique du Nord, mais aussi dans les pays anglophones du Vieux Continent (Royaume-Uni et Irlande). Toutefois, l'hebdomadaire Édition Multimédi@ a obtenu confirmation du vice-président du consortium DECE, Michael Johnstone, que les spécifications techniques d'UltraViolet sont prêtes pour la France depuis le 24 septembre.

Le DRM UltraViolet sera notamment pris en compte par Videofutur (Netgem) et FilmoTV (Wild Bunch), selon les informations de notre confrère. D'autres plateformes françaises intégreront à terme ce dispositif. Ce mécanisme est présenté comme un moyen de propulser l'usage de la vidéo à la demande (VOD), au moment où les ventes physiques d'œuvres audiovisuelles sont en baisse constante.

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