Microsoft ajuste son offre musicale. Deux applications mobiles sont lancées sur iOS et Android, tandis que le temps d'écoute gratuit est ajusté : il est illimité pendant les six premiers mois puis restreint à 10 heures par mois. Ceux voulant davantage devront souscrire une formule payante.

Saturé, le marché de l'écoute de musique à la demande ? Une chose est sûre, les services en ligne ne manquent pas. Si une poignée de sociétés parvient à tirer son épingle du jeu, comme Spotify et Deezer, l'équation est plus compliquée pour les autres. Mais cela n'empêche pas Grooveshark, MOG, Rdio ou encore Rhapsody de chercher à se démarquer pour gagner de nouveaux auditeurs.

Microsoft est dans ce cas de figure. Avec Xbox Music, lancé l'automne dernier, le groupe américain cherche à séduire. Aussi celui-ci a-t-il décidé de lancer deux nouvelles versions de son application mobile, la première pour iOS et la seconde pour Android. Si elles sont gratuites sur l'App Store et Google Play, leur utilisation nécessite toutefois un abonnement à Xbox Music Pass.

Microsoft a également étendu les fonctionnalités de sa plateforme. Pendant six mois, tout ceux accédant à Xbox Music avec un appareil sous Windows RT / 8, Windows Phone 8 pourront écouter le catalogue musical (18 millions de titres) en illimité. Idem pour la Xbox 360 et vraisemblablement pour la Xbox One, lorsqu'elle sera lancée dans le commerce.

Cependant, cet accès en illimité et gratuit ne dure qu'un temps. Au-delà de six mois, l'écoute sera limitée à 10 heures par mois sauf si l'auditeur accepte de s'abonner à l'offre Xbox Music Pass. Ainsi, Microsoft s'aligne aux offres gratuites de Deezer et Spotify. Le modèle économique reprend ainsi les bases du "freemium", avec un accès de base gratuit mais limité et des formules payantes de meilleure facture.

L'importance du catalogue, le modèle économique, les fonctionnalités proposées, le prix (environ 10 dollars) pour la formule payante et les changements annoncés sont autant d'éléments qui rapprochent Microsoft de Spotify et Deezer. Et si la clientèle déjà acquise à ces deux-là ne devrait pas changer de crémerie, ceux qui ne sont pas encore convaincus pourraient finir par l'être. Microsoft mobilisera sa force de frappe pour ça.

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