Sous le feu de la critique aux USA, Apple a donné des précisions sur sa politique en matière de vie privée lorsqu'un usager se sert de Siri. Les  données sont conservées pendant deux ans. Cependant, Apple déclare dissocier les données de l'utilisateur au bout de six mois.

Les usagers sont désormais prévenus. Les requêtes transmises à Siri peuvent être conservées pendant deux ans sur les serveurs d'Apple. Vendredi, la firme de Cupertino a apporté quelques précisions sur sa politique, suite aux critiques l'accusant de ne pas clairement indiquer la durée de conservation des données dans ses documents relatifs aux informations personnelles.

Dans le détail, les données récoltées par le biais de l'assistant personnel vocal subissent une "dissociation" pendant cette période. Au cours des six premiers mois, Apple associe la séquence audio à un numéro, lui-même rattaché à l'utilisateur. Ensuite, Apple "dissocie" l'enregistrement de ce numéro, en supprimant ce dernier de l'échantillon. Les données sont alors conservées dix-huit mois de plus.

Selon les explications fournies par Apple à Wired, le numéro en question n'est ni l'identifiant Apple classique de l'usager (Apple ID) si son adresse de courrier électronique (qui serait alors convertie en une suite de chiffres). Ce numéro est spécifique à Siri et ne sert à rien d'autre. L'entreprise précise que les données sont conservées afin d'améliorer la qualité de ses produits et services.

Au-delà de la période de deux ans, toutes les données – alors devenues anonymes – sont supprimées. Si l'usager choisit de désactiver la fonctionnalité Siri, Apple affirme que toutes les données associées à l'utilisateur sont détruites tout comme son identifiant spécialement créé pour l'identifier au sein de Siri. Mais pour le savoir, encore faut-il qu'Apple le dise : or, la communication à ce sujet fait défaut.

À titre de comparaison, la durée de conservation des données personnelles dans le domaine de la recherche sur le web est de dix-huit mois. C'est la période qui est actuellement prise en compte par Google, Microsoft et Yahoo. C'est  un délai trois fois plus long que la recommandation faite par la CNIL, qui invite les moteurs de recherche à conserver ces informations six mois maximum.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés