C'est un éternel débat chez les joueurs. Les graphismes sont-ils le premier élément à prendre en compte pour juger de la qualité d'un titre ? Pour le PDG de Crytek, le studio à l'origine de Far Cry et Crysis, ils représentent l'essentiel de l'intérêt d'un titre, puisqu'ils contribuent fortement à l'immersion. Mais le PDG n'oublie pas les autres critères possibles, même s'il les juge moins importants.

Quelle importance accordez-vous aux graphismes d'un jeu vidéo ? Estimez-vous qu'ils représentent une part essentielle de la qualité d'un titre ou bien pensez-vous que la jouabilité, l'immersion, la durée de vie, la bande son, le scénario ou encore l'originalité sont des points tout aussi importants ?

Ces questions ne sont évidemment pas dénuées d'intérêt, car avec la puissance toujours plus importante des ordinateurs et des consoles de jeu, le marketing s'est surtout concentré sur ce point, parfois au détriment d'autres critères. Les constructeurs eux-mêmes se sont livrés à une course à l'échalote – sauf peut-être Nintendo -, en versant sans la surenchère au cours des dernières années.

Or, le réalisme des jeux actuels est tel que les progrès dans le domaine graphique ne sont plus toujours aussi perceptibles, bien qu'il y a évidemment toujours des axes de développement à explorer comme l'animation du visage, la synchronisation de la bouche avec les paroles ou les effets d'environnement, pour ne citer que quelques pistes possibles.

Pour Crytek, le studio à l'origine des séries Far Cry et Crysis, les graphismes représentent l'élément essentiel d'un jeu vidéo. Interrogé par X360 Magazine, le patron de la société allemande affirme que ces derniers représentent 60 % de la qualité d'un titre. Car, selon lui, des graphismes de bonne facture contribuent à immerger le joueur dans l'univers du jeu, plus sans doute qu'aucun autre élément.

"Certains disent que les graphismes n'importent pas. Mais jouez à Crysis et dites-moi qu'ils n'ont pas d'importance" Évoquant le rendu de la végétation, Cevat Yerli a vanté la manière dont le moteur graphique fait interagir l'herbe avec le vent. "Vous pouvez anticiper lorsqu'une AI ennemie fonce vers vous rien qu'en regardant le mouvement des brins d'herbe".

Prêchant évidemment pour sa paroisse, Cevat Yerli soulève néanmoins un argument qui peut être entendu. Que serait l'immersion d'un jeu d'épouvante-horreur si aucun effort n'est par exemple consenti au niveau des jeux de lumière ? La qualité des textures et les performances du moteur sont, de ce point de vue, essentielles pour installer une atmosphère particulière.

Cependant, les graphismes ne font évidemment pas tout. Si Cevat Yerli considère qu'ils sont très importants, au point de représenter plus de la moitié de l'intérêt d'un titre, il ménage néanmoins une place pour d'autres aspects.

L'histoire du jeu vidéo a en outre démontré que le succès d'un titre n'est pas toujours – heureusement ! – dépendant de graphismes de haute volée. Angry Birds, World of Warcraft et Minecraft ne sont pas réputés pour cela, ce qui ne les a pas empêchés de séduire des millions de joueurs.

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