Soupçonné d'avoir été élu par fraude, le nouveau président du Vénézuela, Nicolás Maduro, a vu son compte Twitter hacké par des internautes qui se revendiquent du mouvement Lulzsec. Ses sites internet officiels ont également été piratés.

Dimanche, le dauphin désigné d'Hugo Chavez, Nicolas Maduro, a remporté l'élection présidentielle du Vénézuela d'une très courte avance, avec seulement 50,66 % des voix. Une avance si faible que son adversaire Henrique Capriles a refusé d'admettre sa défaite, et a demandé un recomptage des voix. Dans un scénario qui rappellera des évènements récents en France, le candidat de l'opposition conteste même l'impartialité du Conseil électoral national, chargé de proclamer les résultats, et dénonce de possibles fraudes dans l'organisation du scrutin.

Loin d'avoir l'aura de son aîné, Nicolas Maduro a une autorité déjà contestée. Et il ne sera pas aidé par les hackers du groupe Lulzsec, que l'on croyait pourtant défaits. En effet, Associated Press rapporte que les comptes Twitter de Nicolas Maduro et du Parti Socialiste Uni du Venezuela ont été hackés le jour-même de l'élection. 

Si le second semble normal, le compte Twitter du nouveau président vénézuélien est en revanche effectivement piraté. Depuis hier, le compte suivi par plus de 720 000 abonnés affiche différents messages publiés par une branche péruvienne de Lulz Security (Lulzsecperu), ou par des hackers sud-américains qui ont repris spontanément l'étendard du groupe issu du mouvement Anonymous.

Le premier message des hackers, publié dimanche soir sous la signature @lulzsecperu, dénonçait une "fraude électorale" :

"Couper Internet au Venezuela est la chose la plus stupide qui ait été faite", dit le dernier message publié lundi matin. En 2010, Hugo Chavez avait annoncé une loi permettant de couper tout site internet diffusant des "rumeurs" susceptibles de déstabiliser le régime. "Internet ne peut pas être quelque chose d'ouvert où tout est dit et fait. Non, chaque pays doit appliquer ses propres règles et normes", avait-il expliqué à la télévision. 

Outre le piratage du compte Twitter, LulzSec revendique le piratage de deux sites de Nicolas Maduro. Selon nos constatations, aucun de ces sites n'était accessible ce lundi matin.

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