Linux était jusqu’à présent le grand absent des applications de bureau de ChatGPT. OpenAI commence à combler ce manque avec une version preview lancée le 11 août 2026, après avoir privilégié macOS et Windows. Les utilisateurs concernés peuvent désormais installer une application officielle plutôt que de passer uniquement par le navigateur ou par des clients non officiels.
L’application reprend la nouvelle organisation des outils d’OpenAI. ChatGPT couvre les échanges courants, les recherches et les demandes ponctuelles. Work vise les tâches plus longues, comme l’analyse de fichiers ou la production de documents.
Mais Codex est probablement la partie la plus intéressante pour le public Linux. L’agent de programmation peut travailler sur des dossiers locaux et des dépôts de code, utiliser un terminal, lancer des commandes ou modifier des fichiers, dans les limites des accès accordés par l’utilisateur. Il ne s’agit donc pas seulement d’une déclinaison du site web : l’application cherche aussi à s’intégrer à l’environnement de développement installé.
Là aussi, comme sur macOS et Windows, l’idée est de permettre à l’utilisateur de passer d’une conversation classique à une tâche professionnelle ou à un projet de programmation depuis une seule application, même si ChatGPT, Work et Codex conservent des usages distincts.

Un lancement qui ne concerne pas encore tout l’écosystème Linux
La preview reste cependant cantonnée à une liste précise de distributions de bureau. OpenAI prend officiellement en charge :
- Ubuntu 24.04 LTS et 26.04 LTS,
- Debian 13,
- Fedora 43 et Fedora 44.
Des versions sont proposées pour les architectures x64 et ARM64, sous la forme de paquets .deb et .rpm.
Cette liste laisse de côté, au moins officiellement, de nombreuses distributions populaires. OpenAI ne précise pas encore si l’application fonctionne correctement sur leurs dérivés ni si des formats plus universels, comme Flatpak ou AppImage, seront proposés par la suite.
Les versions plus anciennes d’Ubuntu ou de Debian ne bénéficient visiblement pas encore d’une prise en charge officielle, même si une installation hors de ce périmètre reste éventuellement possible.

L’arrivée d’une application officielle reste tout de même une étape notable. Linux occupe une place importante chez les développeurs, alors même que ce public constitue une cible naturelle pour Codex. Jusqu’ici, ces utilisateurs pouvaient déjà employer ChatGPT dans un navigateur et Codex depuis un terminal, mais sans bénéficier d’une interface de bureau réunissant les différents outils.
Le statut de preview invite néanmoins à une certaine prudence. Des bugs, des limites fonctionnelles ou des problèmes d’intégration peuvent encore apparaître. À ce stade, les sources officielles ne mentionnent ni calendrier pour une version stable, ni élargissement de la compatibilité à d’autres distributions.
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