Depuis des semaines, les rumeurs se succèdent sur une éventuelle montre high-tech conçue par Apple. Si celles-ci sont à prendre avec des pincettes, la découverte d'un brevet décrivant une montre dotée d'un écran flexible et capable de se recharger avec les énergies solaire et cinétique relance les spéculations

À quoi ressemblera la future iWatch ? Évoquée depuis plusieurs semaines, la future montre high-tech d'Apple reste très théorique. La firme de Cupertino refuse de confirmer l'existence d'un tel projet et les informations circulant à son sujet sont à considérer avec précaution. Mais si l'iWatch fait l'objet de nombreuses rumeurs, un élément très concret vient de faire son apparition.

En effet, le bureau américain des brevets et des marques de commerce (USPTO) a fait publier sur son site web un brevet (20130044215) décrivant un gadget électronique doté d'un écran flexible. Déposé le 17 août 2011, il n'a été validé que tout récemment. Et ce titre de propriété intellectuelle donne quelques pistes permettant d'imaginer à quoi ressemblera la montre iWatch si elle voit effectivement le jour.

Jusqu'à présent, la montre iWatch paraissait s'inspirer de la forme générale d'une montre classique, à savoir un cadran protégé par un boîtier, le tout attaché à un bracelet. Or, le brevet suggère une autre approche. En lieu et place du cadran et du boîtier, le brevet 20130044215 évoque un bracelet recouvert par un écran suffisamment flexible pour être capable d'accompagner le tour du poignet.

Le brevet évoque ainsi un écran capable non seulement de supporter une grande flexion mais aussi d'adapter l'affichage selon si la montre est dépliée (lorsqu'elle est posée sur le bureau par exemple) ou enroulée autour du poignet.

( photo : Observer graphics )

L'enjeu de l'autonomie

Le brevet déposé par Apple évoque également deux méthodes pour recharger la batterie de l'iWatch même lorsque la montre se trouve au poignet du porteur. La première s'appuie sur l'énergie cinétique, c'est-à-dire sur les mouvements de l'usager. La seconde se base sur l'énergie solaire, ce qui pourrait être très pratique dans les régions très ensoleillées.

Derrière la description de ces deux méthodes se cache un enjeu évident : celui de l'autonomie. Aujourd'hui, l'énergie des téléphones et des tablettes se dépense très vite. Ce n'est pas très étonnant : avec des usages variés et gourmands, une puissance en hausse, un écran toujours plus grand et précis, une connectivité étendue et une finesse remarquable, difficile de faire tenir la batterie au-delà d'une journée.

L'iWatch n'échappera pas au défi de l'autonomie, surtout si l'écran entoure tout le poignet et si le dispositif est très fin (ce qu'on peut supposer, car la montre devra être fine et légère pour être agréable à porter). Dès lors, il n'y aura pas beaucoup de place pour la batterie. D'où l'idée d'exploiter des pistes alternatives comme l'énergie cinétique et solaire, afin d'empêcher la montre d'être hors jeu au bout de quelques heures.

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