Une agence fédérale américaine a mis en garde les utilisateurs d'Android face à la multiplication des logiciels malveillants les ciblant. Très populaire, le système d'exploitation mobile de Google est une cible de choix pour les auteurs de malwares.

Dévoilé en 2007, Android a rapidement conquis la planète mobile. La majorité des principaux fabricants de téléphones mobiles propose aujourd'hui des appareils équipés du système d'exploitation promu par Google. C'est le cas de Samsung, HTC, Motorola, Sony Ericsson ou encore LG, même si ces derniers proposent aussi des smartphones fonctionnant sous d'autres O.S. (Windows Phone, Bada…).

Cette immense popularité a un revers : elle attire aussi des personnes mal intentionnées qui cherchent à affecter, pour diverses raisons, le bon fonctionnement des terminaux équipés d'Android. Tout comme Windows est majoritairement pris pour cible du fait de son immense part de marché, Android est de plus en plus attaqué à mesure qu'il s'impose sur le marché de la téléphonie mobile.

Confronté à un phénomène qui prend de l'ampleur, l'Internet Crime Complaint Center (IC3) – une agence fédérale rattachée au FBI – a adressé vendredi dernier une première mise en garde aux possesseurs d'un smartphone sous Android. "L'IC3 a été alerté des divers logiciels malveillants s'en prenant aux [versions du système d'exploitation] Android".

L'IC3 cite en exemple deux malwares, Loozfon et FinFisher (et ses déclinaisons, comme FinSpy). Ce dernier ne se limite d'ailleurs pas aux terminaux Android, puisque des cas d'infection ont été signalés sur des téléphones iOS, BlackBerry, Symbian et Windows Phone. De nombreux autres logiciels malveillants existent et sont "utilisés par les criminels pour pousser les utilisateurs à compromettre leurs appareils".

La vulnérabilité d'Android, un système d'exploitation beaucoup plus ouvert que la majorité de ses concurrents, est un sujet régulièrement débattu. Des analystes indépendants répondant à un sondage de Trend Micro ont classé Android comme l'O.S. le plus vulnérable, BlackBerry arrivant en première position et iOS juste derrière. RIM et Apple ont une politique très stricte, verrouillant fortement les usages de leurs utilisateurs.

Au-delà des querelles de chapelles qui agitent les pro-Android, les pro-Apple et les autres, il convient de rappeler qu'aucune plate-forme n'est invulnérable et que sa fragilité dépend pour une grande part de sa popularité auprès des clients. D'autres facteurs entrent évidemment en ligne de compte, mais la part de marché d'un O.S. joue évidemment un rôle indéniable dans le choix des cibles des pirates.

En effet, ceux à l'origine des logiciels malveillants veulent  naturellement affecter un maximum de personnes. Développer un virus pour un O.S. qui n'est utilisé par personne n'est pas rentable en terme de retour sur investissement. L'IC3 rappelle également que la sécurité d'un système d'exploitation dépend aussi des bonnes pratiques de l'utilisateur ; c'est pourquoi il liste certains conseils.

Parmi les conseils avancés par l'IC3, il est recommandé d'installer un antivirus sur son téléphone mobile et de le tenir à jour, d'éviter de se connecter à des réseaux sans-fil inconnus, de verrouiller l'accès du mobile avec un code, de vérifier les permissions accordées aux applications, de lire les précédents avis ou les tests de programmes ou encore de chiffrer son contenu.

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