La ville de Paris et les principaux opérateurs de téléphonie mobile ont trouvé un terrain d'entente en septembre dernier sur une charte précisant de nouveaux seuils d'exposition aux ondes. Cet accord doit être entériné mercredi par le Conseil de Paris.

La téléphonie mobile en 4G devient une réalité dans l'Hexagone. Cet été, les opérateurs ont présenté leur calendrier de déploiement de la 4G en France. Orange par exemple compte couvrir dix grandes villes d'ici l'été prochain et 50 % de la population l'année suivante. Bouygues Télécom et SFR partagent des ambitions identiques, avec l'objectif de sortir les premières offres grand public dès que possible.

Afin de couvrir rapidement un grand nombre d'utilisateurs, les trois opérateurs concentrent leurs efforts au niveau des grandes villes. Orange déploie ainsi un réseau 4G à Marseille, Bouygues Télécom s'active à Lyon tandis que SFR développe ses infrastructures à Montpellier. Ce ne sont évidemment pas les seules villes concernées, d'autres projets ayant lieu ailleurs.

Cependant, une ville de première importance n'a guère été évoquée dans la communication des trois opérateurs : il s'agit de Paris. Et pour cause, les appétits d'Orange, Bouygues Télécom et SFR envers la capitale française étaient suspendus à l'entrée en vigueur d'un nouveau projet de charte concernant la téléphonie mobile. Projet qui est aujourd'hui finalisé et qui doit être entériné mercredi par le Conseil de Paris.

Selon Les Échos, l'accord a été signé en septembre entre les quatre opérateurs (incluant Free Mobile, dont le principal objectif reste le développement de son réseau 3G) et la ville. Grâce à cette nouvelle charte, qui fixe deux nouveaux seuils d'exposition aux ondes, l'installation de nouvelles antennes-relais va pouvoir reprendre après un blocage remontant à octobre 2011.

Cette nouvelle charte impose des seuils plus bas (environ 20 % plus bas que ceux définis en 2003). 1200 sites feront l'objet de contrôles tous les trois ans pour vérifier le niveau d'exposition dans certains points sensibles, notamment au niveau des hôpitaux, des crèches ou des écoles. Cet accord concerne les nouvelles antennes-relais, mais aussi les installations déjà déployées dans la capitale, et qui devront être reconfigurées.

Plus de 2200 antennes déployées aussi bien sur des toits privés ou publics sont concernées.

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