Le tension monte entre la Chine et le Japon au sujet des îles Senkaku. Tandis que les appels au calme se multiplient pour mettre fin à l'escalade verbale qui s'est déroulée ces derniers jours, le moteur de recherche chinois Baidu a jeté de l'huile sur le feu en affichant un logo au ton nationaliste, puisque celui-ci affirme que l'archipel appartient aux Chinois.

Perdu entre Taïwan et le Japon, l'archipel Senkaku est un point de friction permanent entre la Chine et le Japon. Depuis 40 ans, les deux pays s'opposent sur le devenir de ces huit petites îles (appelées Diaoyu par les Chinois). Rien de bien étonnant : ces eaux sont très poissonneuses, son sous-sol regorgerait de gisements d'hydrocarbures importants et c'est un point de passage stratégique pour la marine chinoise.

Pour l'Empire du Milieu, ces îles  sont partie intégrante de son territoire, avançant en outre des arguments historiques. Celles-ci n'ont toutefois jamais été occupées et leur contrôle est passé au Japon en 1895 en vertu d'un traité signé entre les deux pays. C'est sur ces bases que le Pays du Soleil Levant affirme sa souveraineté sur l'archipel, en avançant en outre un accord signé avec les USA dans les années 70.

Tout ceci donne un cocktail détonnant, et le moindre incident donne lieu à une poussée de fièvre aussi bien en Chine qu'au Japon. Dernièrement, c'est la décision du gouvernement japonais de racheter ces îles à un propriétaire privé et d'envoyer des navires de garde-côtes qui a mis le feu aux poudres. Depuis, les manifestations anti-japonaises s'enchaînent en Chine.

Alors que les appels au calme se multiplient à l'étranger, certaines initiatives font tout pour agiter la fibre nationaliste des Chinois et des Japonais. C'est le cas de celle lancée par Baidu, le premier moteur de recherche chinois. Celui-ci a décidé de remplacer son logo par une animation au message politique clair : les îles appartiennent aux Chinois. L'on voit en effet une île sur laquelle un drapeau chinois est planté.

Comme le pointe Business Insider, seule la version chinoise du moteur de recherche affiche ce doodle nationaliste. La version japonaise en revanche présente toujours le logo traditionnel de l'entreprise.

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